Umberto Lelli, né en 1885 à Livourne et mort en 1962 à Turin, est un syndicaliste et homme politique fasciste italien.
Biographie
Syndicaliste anarchiste Né à Livourne en 1885, Umberto Lelli commence sa vie comme cheminot pour la Società anonime tramvie torinesi et les Trams di Torino. Anarchiste et organisateur actif du Syndicat des cheminots italiens, il bascule dans l'interventionnisme durant Première Guerre mondiale. Après avoir combattu, il travaille, lors du Bienno rosso, à la Gilardini S.A. puis comme mécanicien à la Fiat Grandi Motori dans la seconde moitié des années 1920.
Fasciste de la première heure Parmi les premiers adhérents au mouvement fasciste, squadriste et participant à la marche sur Rome en 1922, il s'inscrit au Fascio turinois, dès sa fondation le . Après la défaite électorale cuisante du , Lelli participe, le , à l'assemblée générale des fascistes turinois, réunion durant laquelle il dénonce, épaulé de Pilo Ruggeri et Mario Gioda, l'involution conservatrice du Fascio, soutenant la nécessité d'un rapport plus étroit avec les travailleurs des usines.
Après avoir été nommé membre de la nouvelle Commission Exécutive en , avec Pilo Ruggeri, Antonio Cantinetto et Pietro Giraudo, il est nommé successivement inspecteur des cercles de quartier fascistes le et membre du Directoire du Syndicat fasciste des métallurgistes. En , il se voit confier la présidence de la Cassa Mutua (caisse mutuelle) des ouvriers de Fiat.
Carrière sous le régime En , il accède au poste de membre de la Commission de révision des cartes, dont le but est d'examiner l'ancienneté d'inscription des membres du Parti National Fasciste (PNF) afin d'éliminer les irrégularités et les abus accumulés au fil du temps. En , il est nommé membre du Directoire fédéral et du Fascio de Turin, fonction qu'il occupe jusqu'en , date à laquelle il est remplacé. Entre-temps, en , Lelli est nommé Chevalier de la Couronne d'Italie sur proposition de Mussolini. En 1939, il est également décoré de l'Écharpe Littorio pour avoir participé à la marche sur Rome et milité au sein du parti pendant plus d'une décennie.
Rôle à Turin durant la République sociale italienne (RSI) Après l'armistice, Lelli s'inscrit au Parti fasciste républicain (PNF) le , tout en restant longtemps dans une position de retrait. Le , le commissaire fédéral Giuseppe Solaro le choisit pour occuper la fonction de secrétaire du Fascio républicain de Turin. Six mois plus tard, le , il est appelé à la charge de vice-podestat (vice-maire) de la ville aux côtés de l'ingénieur d'Ital Lux, Ottavio Borsarelli, dans le cadre de la politique de socialisation visant à opérer le « rapprochement avec la classe ouvrière » voulu par la République sociale italienne (RSI). En , il est également vice-commissaire préfectoral pour l'administration extraordinaire de l'organisme municipal d'assistance. Arrêté après la guerre, il est libéré le .
Il meurt en 1962 à Turin.
Notes et références
Bibliographie
Nicola Adduci, Gli altri : Fascismo repubblicano e comunità nel Torinese (1943-1945), Franco Angeli Edizioni, 2014, p.437. Alessandro Luparini, Anarchici di Mussolini. Dalla sinistra al fascismo tra rivoluzione e revisionismo, Montespertoli, M.I.R., 2001. Liliana Lanzardo, Personalità operaia e coscienza di classe comunisti e cattolici nelle fabbriche torinesi del dopoguerra, FrancoAngeli, 1989.
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