La famille de Saint-Chamans est une famille de la noblesse française originaire du Bas-Limousin, également rencontrée sous les formes Saint-Chamant, Saint-Chamand, Saint-Amans ou Saint-Amand.

Elle est associée aux terres de Saint-Chamans, du Peschier et de Méry. Elle compte notamment parmi ses membres des officiers, un général de brigade, un député de la Marne sous la Seconde Restauration et des administrateurs préfectoraux.

Histoire Origines La famille de Saint-Chamans tire son nom d'un lieu situé entre Tulle et Argentat, dans le Bas-Limousin. Les sources héraldiques et nobiliaires emploient plusieurs graphies, notamment Saint-Chamans, Saint-Chamant, Saint-Chamand, Saint-Amans et Saint-Amand.

Des mentions anciennes de porteurs du nom apparaissent dans les nobiliaires sous des formes latinisées, notamment Sancto Amantio ou des formes voisines, aux . Ces mentions doivent toutefois être distinguées des filiations suivies par actes.

Terre de Saint-Chamans La terre de Saint-Chamans donne son nom à la famille. Elle passe en 1549 dans la maison de Hautefort par le mariage de Jeanne de Saint-Chamans, héritière de la branche aînée, avec Alain-Frédéric de Hautefort, chargé de porter le nom et les armes de Saint-Chamans.

Les notices généalogiques distinguent ensuite plusieurs rameaux, notamment autour du Peschier et de Méry.

Branche du Peschier La branche du Peschier est issue d'Edme de Saint-Chamans, seigneur du Peschier, de Branceilhes et de Pazayac. Le Peschier constitue l'une des principales terres associées à cette maison dans les sources généalogiques anciennes.

Branche de Méry Une branche de la famille est associée à la terre de Méry-sur-Oise, dans l'actuel Val-d'Oise. Antoine de Saint-Chamans acquiert cette terre après son retour à l'obéissance d'Henri IV, dans le contexte des troubles de la Ligue.

La terre de Méry est érigée en marquisat en faveur de François de Saint-Chamans en 1695. Cette érection est également mentionnée dans les Inscriptions de la France du siècle au siècle. L'histoire seigneuriale, civile et paroissiale de Méry-sur-Oise a fait l'objet d'une étude publiée en 1892 par Edgar de Ségur-Lamoignon et Joseph Depoin.

Époque contemporaine À la fin de l'Ancien Régime, Antoine-Marie-Hippolyte de Saint-Chamans rédige des mémoires couvrant la période 1730-1793, publiés à Tulle en 1899 avec des annotations d'Eusèbe Bombal.

Sous l'Empire et la Restauration, plusieurs membres de la famille exercent des fonctions militaires, administratives ou politiques. Alfred Armand Robert Saint-Chamans sert dans les armées impériales puis sous la Restauration. Auguste Louis Philippe de Saint-Chamans est député de la Marne de 1824 à 1827, conseiller d'État et auteur d'écrits politiques et économiques.. Louis Marie Joseph de Saint-Chamans est préfet de Vaucluse, puis préfet de la Haute-Garonne sous la Restauration.

La famille est donnée comme éteinte en 1918, à la mort d'Henri de Saint-Chamans, époux d'Edme Cornudet.

Liens de filiation entre les branches et les personnalités

Armes Les armes de la famille de Saint-Chamans se blasonnent : de sinople à trois fasces d'argent ; une engrelure de même en chef.

Alliances Les principales alliances de la famille de Saint-Chamans sont notamment : Noailles, de Bruchard, de Vassal, Hautefort, Scorailles, Chastellux et Rougé.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . . .

Fonds d'archives

Articles connexes Armorial des familles du Limousin Armorial des familles d'Auvergne Château de Saint-Chamant (Cantal) Eudes de Saint-Amand

Catégorie:Famille noble française Catégorie:Famille noble du Limousin