Claude Jean-Baptiste de Garron de la Bévière ou Garron de la Bévière, né le à Bourg-en-Bresse en Bourgogne et mort le dans le château de Longes, commune de Sulignat, dans le département de l'Ain, est député de la noblesse aux états généraux de 1789.
Il siège jusqu'à sa démission le .
Biographie Famille Claude Jean-Baptiste (de) Garron de la Bévière est né le à Bourg-en-Bresse en Bourgogne.. Il est le fils de Joseph-Ignace Bernard Garron de la Bévière, chevalier, capitaine, et de Marie-Antoinette Turban. C'est cette dernière qui, veuve, achète en 1765 le château de Longes, où la famille réside ensuite..
Garron de la Bévière est syndic de la noblesse et chevalier de Saint-Louis. Au moment de son élection, il est un ancien militaire qui partage son temps entre son château dans la Dombes et sa maison à Bourg-en-Bresse, disposant d'un revenu d'environ à par an.
Député Le , il est élu député de la noblesse du bailliage de Bourg-en-Bresse aux états généraux... Il est le premier élu des deux députés de la noblesse de ce bailliage, le second étant Joseph Folch de Cardon de Sandrans.
Pendant son séjour à Versailles et à Paris, du au , il envoie 97 lettres à sa femme, qui permettent de connaître son état d'esprit. Même s'il est loin d'être pauvre, il est impressionné par le faste des grands seigneurs. Il est profondément catholique, assistant régulièrement à la messe et se scandalise quand on ne la respecte pas. Dès le début des états généraux, il rejette les nobles libéraux, qu'il qualifie d'. Désignant les paysans de son village comme , il fait preuve d'un sens de l'honneur typiquement nobiliaire, s'affirmant prêt, comme d'autres nobles députés face à la pression du tiers état.
Il fait partie des députés nobles qui se réunissent à contre-cœur à l'Assemblée nationale constituante, le , sur ordre du roi. Au début de son ralliement à l'Assemblé nationale, il apprécie les réunions des bureaux, où il est écouté, les leaders du tiers état veillant à l'intégration des ordres privilégiés. Il admet même, le : . Il se plaint néanmoins de l'abolition des privilèges lors de la nuit du : et du manque de respect manifesté en séance par les autres députés envers les nobles : .
À l'Assemblée nationale constituante, il peut ainsi être classé à droite, parmi les aristocrates.. En désaccord avec l'évolution politique, il démissionne le . Son suppléant, Amédée de Faucigny-Lucinge, le remplace.
Après la démission Pendant la Terreur, il est incarcéré comme suspect le .
Il meurt le dans le château de Longes, sur la commune de Sulignat dans le département de l'Ain.
Décoration .
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . .
Articles connexes Assemblée nationale constituante Liste des députés aux États généraux de 1789 Liste des membres de l'Assemblée constituante de 1789
Liens externes
Catégorie:Naissance en février 1742 Catégorie:Naissance à Bourg-en-Bresse Catégorie:Militaire français du XVIIIe siècle Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Député français de la noblesse en 1789-1791 Catégorie:Député de l'Ain Catégorie:Décès en janvier 1811 Catégorie:Décès dans l'Ain Catégorie:Décès à 68 ans