Jane Frances Kuka, née en ou et morte le , est une éducatrice, militante contre les mutilations génitales féminines (MGF) et femme politique ougandaise. Élue députée de Kapchorwa au sein du sixième parlement ougandais (-), elle est par la suite remplacée par Gertrude Kulany. Elle occupe le poste de ministre d'État chargée du genre et du développement de à , puis celui de ministre d'État chargée de la préparation aux catastrophes en . En , elle est nommée commissaire résidente du district de Kapchorwa, succédant à Tezira Jamwa.

Formation et expérience Kuka, née Jane Frances Yasiwa à Sipi, Kapchorwa, dans les années 1950, est la fille de Miriam Chelangat. Elle fait son éducation de base à l'école primaire de Gamutui, avant de s'inscrire en 1966 au Nyondo Teachers College de Mbale. Elle obtient son diplôme d'institutrice en 1969. Elle poursuit ensuite sa formation au Ggaba Teachers College et devient institutrice de troisième année.

Carrière

Enseignement Kuka occupe le poste de professeure de musique à l'école primaire de Gamutui en 1969. En 1988, elle est promue directrice du Kapchorwa Teachers College.

Politique Elle tente sans succès de se présenter aux élections législatives de 1989 ainsi qu'aux élections de l'Assemblée constituante en 1994. Elle est ensuite élue députée et représente Kapchorwa au sein du sixième parlement ougandais.

En plus de son mandat de députée, elle occupe le poste de ministre d'État chargée du genre et du développement communautaire de 1996 à 1998. En 1999, elle est mutée et nommée ministre d'État chargée de la Préparation aux catastrophes et des Réfugiés.

En 2007, elle est nommée commissaire résidente du district de Kapchorwa et reconduite dans ses fonctions en 2014. Entre-temps, elle travaillé comme secrétaire particulière adjointe du président.

Activisme contre les MGF En 1988, alors directrice du Kapchorwa Teachers College, Kuka échappe à un lynchage pour avoir contesté la résolution du conseil de district de Kapchorwa rendant obligatoire la mutilation génitale féminine. Elle parle d'« excision génitale féminine », car elle estime que l'expression « mutilation génitale féminine » est trop brutale et suscite une attitude trop défensive.

Elle est donc surnommée « l’héroïne de la lutte contre les mutilations génitales féminines » et s’exprime sur le sujet sur de nombreuses plateformes internationales.

Vie personnelle et mort En 1972, elle épouse Steven Kuka. Le 22 septembre 2025, elle meurt des suites d'une courte maladie, à l'âge de 72 ans.

Prix et distinctions En 2012, Kuka reçoit une distinction civile, l’Ordre distingué du Nil, 4e classe, en reconnaissance de son activisme contre les mutilations génitales féminines.

Toujours en reconnaissance de son combat contre les mutilations génitales féminines (MGF), elle reçoit également le prix Tumaini pour l'ensemble de son œuvre en 2013.

Voir aussi Gertrude Kulany Mutilations génitales féminines

Notes et références

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