Philippe-François de Gentils, troisième marquis de Langallerie, deuxième baron de Saitonge, né le à Leopoldstadt (alors dans le république des Deux Nations, actuellement probablement en SlovaquieAucune localité actuelle nommée Leopoldstadt ne correspond à cette description issue de l'ouvrage de Louis Polla. Le livre mentionne que Leopoldstadt est un localité alors polonaise, mais tchèque aujourd'hui [N.B. : en 1981], au nord de Bratislava.) et mort le à Lausanne, en Suisse, est un gentilhomme français, naturalisé genevois. Il est officier au service du Saint-Empire, châtelain d'Allaman (alors dans le canton de Berne) et propriétaire de la campagne de Mon-Repos, à Lausanne.
Biographie Enfance Son père, Philippe-Ange de Gentils de Langallerie (1661-1717), est le premier baron de Saintonge ; il descend d'une famille issue de Saint-Yrieix, dans le Limousin qui a été anoblie au début du . Le nom de Langallerie, provenant probablement d'un ancien fief de la région de Versac, a été ajouté au . Il se marie à 48 ans, en secondes noces, avec la baronne Jeanne-Marguerite Frère de Grateux (ou de Grattens) (1686-1736), âgée alors de 23 ans. Leur premier fils, Philippe-François de Gentils, naît à Leopoldstadt, dans la république des Deux Nations, où son père est commandant militaire. Il a un frère, né l'année suivante à Francfort-sur-l'Oder.
Départ et mort de son père Trois ans plus tard, la famille est accueillie à la cour du landgraviat de Hesse-Cassel. L'année suivante, son père abandonne femme et enfants pour un projet déraisonné qui prévoit de renverser le Pape, de mener une expédition contre la France et de rétablir le royaume de Jérusalem. Condamné pour désertion et emprisonné à Vienne, il meurt le .
Arrivée en Suisse et carrière au service de la Pologne et du Saint-Empire En 1723, la mère de Philippe-François de Gentils acquiert le domaine et le château d'Allaman, au bord du Léman, en Suisse. Elle s'y installe définitivement avec ses enfants en 1730. Philippe-François de Gentils étudie en 1727 à l'Université de Hambourg puis est nommé commandant d'une compagnie des gardes du roi Auguste II de Pologne en 1728. Il séjourne malgré tout souvent à Allaman. Dès 1742, il est lieutenant de cavalerie (ou colonel ?) au service de l'empereur du Saint-Empire Charles VII.
Retour en Suisse et mariage Il rentre en Suisse à la mort de l'empereur en 1745. Il épouse en 1747, à Lausanne, Angélique de Constant (1731-1772), la tante de Benjamin Constant. Le couple aura trois enfants : Samuel Alexandre Philippe (1748-1795), capitaine d'infanterie en France, Charles-Louis (1751-1835), capitaine dans un régiment suisse en France, et Angélique Philipine Alexandrine (née en 1757).
En 1755, Philippe-François de Gentils vend le domaine et le château d'Allaman et achète, en 1756, le domaine lausannois « en Mont Ribeau », qu'il renomme « Mon-Repos ». Il aménage dans son domaine un théâtre. En 1757 et 1758, il y joue des pièces pour ses invités, accompagné sur scène, notamment, de son épouse, de membres de la noblesse lausannoise et de son ami Voltaire, qui devient pour l'occasion, en outre, metteur en scène. Lorsque Voltaire part pour Genève, le marquis de Langallerie lui rend souvent visite. Voltaire tente vainement de lui obtenir une situation militaire en France.
Fin de vie Une année après la mort de son épouse, Philippe-François de Gentils meurt des suites d'une morsure de chat enragé.
Hommage À Lausanne, la rue de Langallerie, entre la rue Caroline et l'avenue de Mon-Repos, est nommée en son honneur en 1925.
Notes et références Notes
Références
Liens
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