Le Service national de sécurité (SNS ; en , Hayastani Azgayin Anvtangut’yan Tsarrayut’yun ; , NSS) est le principal service de sécurité nationale et de renseignement intérieur de la république d'Arménie. Il est fondé le et succède directement au . L'agence est sous commandement militaire.
Le NSS est chargé pendant longtemps de l'ensemble des missions de renseignement et de contre-espionnage à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, ainsi que de la protection personnelle du Premier ministre d'Arménie. Il est également responsable de la Garde frontalière arménienne. Cependant, en raison de la baisse de confiance des autorités envers le service, le SNS perd progressivement du pouvoir à partir de 2023 au profit notamment du Service de renseignement extérieur (FIS). Sa dissolution totale est prévue par le gouvernement Pachinian.
Le siège du Service national de sécurité est situé rue Nalbandian, dans le district de Kentron, à Erevan.
Historique Le Service national de sécurité fait son apparition lors de l'indépendance de l'Arménie, qui se détache en septembre 1991 de l'URSS. Le , le service est fondé en tant que successeur direct du , branche arménienne sur service de renseignement soviétique. Cette origine alimente les critiques contre le SNS.
À partir des années 2020, le Service national de sécurité perd peu à peu la confiance du gouvernement dirigé par Pachinian. Il est accusé de poursuivre des intérêts entrant en conflit avec ceux de l'État arménien. Fin 2022, le SNS se voit retirer la supervision de l'agence chargée de la protection des personnalités importantes de l'État. Quelques mois plus tard, début 2023, il perd son autorité sur une unité chargée des enquêtes sur les grandes affaires de corruption, qui est transférée sous la responsabilité du Comité d'enquête d'Arménie.
Pour affaiblir encore plus le SNS, le Service de renseignement étranger est créé en 2023, une décision critiquée par l'opposition, selon laquelle son objectif est d'éloigner le pays de la Russie et de le rapprocher des pays occidentaux.
Missions et activités Durant la deuxième guerre du Haut-Karabagh, de la Garde frontalière arménienne, sous l'autorité du SNS, sont tués au combat. sont blessés et 2 restent portés disparus.
En novembre 2020, dans le contexte des manifestations de masse en Arménie après l'acceptation par Nikol Pachinian d'un cessez-le-feu défavorable dans la deuxième guerre du Haut-Karabagh, le SNS annonce avoir empêché une tentative d'assassinat contre le Premier ministre. Plusieurs personnes liées à ce projet d'attentat sont arrêtées, parmi lesquelles Artur Vanetsian, ancien directeur du Service national de sécurité, connu comme proche de la Russie, et une figure du Parti républicain d'Arménie, Vahram Baghdassarian.
En 2025 et lors de la campagne pour les élections législatives de juin 2026, le Service national de sécurité place sous surveillance étroite l'Église apostolique arménienne, dont le patriarche Garéguine II entretient une forte rivalité avec Nikol Pachinian. Plusieurs prêtres sont accusés de contribuer à l'ingérence russe dans le scrutin et des sites religieux tels que le Saint-Siège d'Etchmiadzin sont surveillés.
Direction Le Service national de sécurité a son siège rue Nalbandian, à Erevan, dans le district de Kentron.
Depuis l'indépendance du pays, ses directeurs successifs sont :
Major général Usik Haroutiounian (1991-1992) Major général Valeri Poghossian (1992-1993) Major général Eduard Simoniants (1993-1994) David Chahnazarian (1994-1995) Serge Sarkissian (1996-1999) Lieutenant général Carlos Petrossian (1999-2004) Colonel général Gorik Hakobian (2004-2016) Major général Georgui Koutoïan (2016-2018) Major général Artur Vanetsian (2018-2019) Colonel Eduard Martirossian (2019–2020) Colonel Arguichti Kiaramian (juin 2020-octobre 2020) Colonel Armen Abazian (depuis novembre 2020)
Références
Liens externes
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