Jacques de Larmandie, mort en octobre 1533, membre de la famille de Larmandie, est un prélat catholique français du . Moine bénédictin, abbé de La Sauve-Majeure puis prévôt de l'église de Sarlat, il devient évêque de Sarlat en 1530. Son accession à l'épiscopat s'inscrit dans une rivalité avec Richard Le Rouillé, abbé d'Hérivaux, soutenu par une partie de la cour. L'affaire illustre les résistances locales à l'application du concordat de Bologne de 1516 et les tensions entre l'élection capitulaire traditionnelle et la nomination royale des évêques.

Biographie Origines et charges ecclésiastiques Jacques de Larmandie appartient à une famille de la noblesse périgourdine. La Gallia Christiana le donne comme fils de Jean-Pons de Larmandie et de Louise de Vairines. Il est le frère de Jean de Larmandie, auquel il succède comme abbé de La Sauve-Majeure, monastère où il avait pris l'habit bénédictin.. Avant son élection épiscopale, il exerce aussi la charge de prévôt de l'église de Sarlat. Cette fonction le place au sein des équilibres locaux du chapitre cathédral, dont l'influence reste importante dans les premières décennies du ..

Rivalité avec Richard Le Rouillé Après la mort de Jean de Reillac, ou Jean de Rillac, dont l'épiscopat ne dure que quelques mois, deux candidats s'opposent pour le siège de Sarlat : Jacques de Larmandie, élu par le chapitre cathédral, et Richard Le Rouillé, abbé d'Hérivaux, candidat soutenu par une partie de la cour. Richard Le Rouillé bénéficie d'appuis dans l'entourage d'Anne de Montmorency et de la cour royale. Son dossier est porté par plusieurs relais politiques et administratifs, tandis que Jacques de Larmandie s'appuie sur des soutiens locaux issus du chapitre cathédral, de la noblesse sarladaise et de familles implantées dans le Périgord méridional. L'affaire dure plusieurs mois. Les partisans de Jacques de Larmandie empêchent l'installation effective de Richard Le Rouillé dans le diocèse. Celui-ci meurt avant d'avoir pu obtenir les bulles pontificales nécessaires à sa prise de possession. Thierry Rentet voit dans cette rivalité un exemple de confrontation entre deux stratégies de pouvoir : d'un côté un candidat disposant de relais curiaux et royaux, de l'autre un candidat soutenu par une coalition locale plus cohérente. L'échec de Richard Le Rouillé tient ainsi autant à sa mort qu'à la résistance du réseau sarladais favorable à Jacques de Larmandie.

Épiscopat Jacques de Larmandie est confirmé dans l'épiscopat après son élection par le chapitre. La Gallia Christiana indique qu'il est confirmé à Bordeaux par les vicaires généraux de l'archevêque, puis par des bulles pontificales données à Rome. Son élection intervient dans le contexte des effets encore discutés du concordat de Bologne, conclu en 1516 entre François et le pape Léon X. Cet accord modifie les conditions de nomination aux grands bénéfices ecclésiastiques et renforce le rôle du roi dans la désignation des évêques et des abbés. À Sarlat, le chapitre cathédral parvient encore, en 1530, à imposer son candidat contre la désignation royale. Jacques de Larmandie est présenté comme le dernier évêque de Sarlat élu par le chapitre cathédral. Le 12 juin 1531, un bref pontifical suspend, pour la durée de la vie du roi de France, le privilège d'élection épiscopale dans le royaume. Il meurt en octobre 1533. Son successeur est le cardinal florentin Niccolò Gaddi, dans un contexte où les évêques de Sarlat sont désormais davantage choisis par le pouvoir royal et moins issus des équilibres locaux du Sarladais..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . .

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