Marie Caroline Lassiat, dite Madame Dominique, née le dans le 5e arrondissement de Paris et morte à Montrouge le , est une danseuse de ballet et pédagogue française.
Biographie gauche|sans_cadre|244x244px Née Marie Caroline Lassiat le dans le arrondissement de Paris, elle est la benjamine des trois enfants de Joseph Nicolas Lassiat et de Marie Jeanne Senis. entre à à l'École de danse de l’Académie de musique de Paris, alors installée dans les locaux de l'Opéra de la Rue Le Peletier à Paris. À elle débute par de la figuration puis l'année suivante, elle est admise dans les effectifs rémunérés de l'opéra. Elle devient Caroline Venettozza le à par son mariage à Paris avec le répétiteur des leçons de danse, le violoniste alto qui fait partie du pupitre des second violon de l'orchestre de l'opéra: Dominique Venettozza, , né à NaplesDominique Paul Pierre Venettozza : Né le 5 décembre 1813 à Naples (Italie) et mort le 17 juillet 1894 à Montrouge, à l'âge de . Violoniste à l'orchestre de l'Opéra de Paris. et ils seront les parents d'une fille Jeanne JulietteJeanne Juliette Venettozza : Née le 13 février 1841 à Paris, morte le 29 novembre 1873 à Paris , à l'âge de .. Les amis de son époux la nomment Madame Dominique, nom familier qui lui restera à l'opéra et dans les ouvrages. Elle se produit dans plusieurs ballet, pantomimes, opéras. Madame Dominique devient professeure des classes élémentaires de l'École de danse puis professeure des classes de perfectionnement en prenant la suite de Marie Taglioni tout en enseignant aussi dans sa propre classe particulière un complément de danse au Passage Saulnier à des futures danseuses. Madame Dominique va former des danseuses notables comme Emma Livry, Rosita Mauri, Giuseppina Bozzacchi. Madame Dominique conclue ses années d'artiste en prenant sa retraite en 1879. Lors de sa dernière participation à l'examen semestriel, le directeur de l'opéra Halanzier lui remet une Couronne triomphale d'or tressée avec le nom de ses élèves gravés sur les feuilles et un ruban doré ou est inscrit À Dominique Venettozza, ses élèves reconnaissantes. Opéra. et la date : . Elle est remplacée par Zina Mérante et va vivre de sa pension de membre de la Société de secours mutuels des artistes dramatiques. Le couple s'installe à Montrouge où ils ont une maison au 96 Grand'Rue, et vivent de leurs rentes. Madame Dominique meurt avant son époux le en restant une figure de la danse reconnue par ses pairs et la presse pour son œuvre de pédagogue.
Danseuse gauche|vignette|L’École de danse par Degas C’est en 1713 que Louis XIV promulgue le décret qui crée officiellement le Conservatoire de danse. En 1780, un premier règlement clarifie les points de gratuité des cours, la sélection à l'entrée et l’examen de passage des niveaux de l'École de danse, les frais et appointements, l'orientation professionnelle de la formation en soumettant les élèves à une discipline et à une formation directement adaptées aux besoins du corps de ballet de l'Opéra.1784, un second décret de Louis XVI allonge la durée des cours et ajoute une classe élémentaire dédiée au enfants de moins de douze ans. En 1827, les règlements successifs de l'École, établis à la fin du XVIIIᵉ siècle et maintenus sous l'Empire puis la Restauration, n'ont pas remis ce principe en cause. entre à à l'École de danse de l’Académie de musique de Paris, alors installée dans les locaux de l'Opéra de la Rue Le Peletier. Les élèves sont recrutés très jeunes, sans expérience initiale pour éviter la correction des apprentissages antérieurs. L’enseignement se fait alors en trois étapes, une classe élémentaire jusqu’à puis la classe supérieure jusqu’à avec pour certains un perfectionnement en classe particulière et une limite de avec possibilité d'exclusion si leur carrière n'a pas débutée. Par souci d’impartialité et pour éviter de possibles protections, un jury issu de la troupe à un pouvoir de sélection absolue et n'a pas à se justifier lors des évaluations, l'examen de passage d’une classe à l’autre ainsi que pour l’engagement au sein de l’Opéra. À , Caroline Lassiat figure dans le corps de danse de Benvenuto Cellini, et elle est officiellement reconnu pour ses progrès. Son talent et son travail lui permettent de participer à des représentations et elle se retrouve au tableau des encouragements attribuée aux élèves des ballets en voie de progresser vers les prix supérieursBibliothèque-Musée de l’Opéra, registres microfilmés du personnel, PE-2 (698), 1818-1829.. À , elle est engagée comme artiste des ballets et admise dans les effectifs rémunérés de l'opéra comme danseuse dans les coryphée, sujet, grade supérieur dans la hiérarchie du corps de ballet, juste en dessous des premières danseuses, danseuse de caractère par son interprétation de rôles types et mime distinguée, partie essentielle du ballet romantique, car les intrigues étaient souvent racontées sans paroles. 1936 elle est dans La Fille du Danube comme Page et Nymphe, 1846 Paquita ballet pantomime en 2 actes et 3 tableaux et la princesse Bathilde dans Giselle, 1847 elle se produit dans La Fille de marbre, 1852 Orfa , avant-dernier ballet d'Adolphe Adam, 1856 Les elfes , ballet en 3 actes , 1857 Marco Spada ou La fille du bandit, ballet en trois actes et six tableaux, La Muette de Portici dans le rôle de Fenella, 1867 Joue la comtesse d’Aremberg comme mime dans Don Carlos.
Ses appointements À elle est engagée comme artiste des ballets avec une rétribution fixe attachée à un emploi régulier de 300 Francs ce qui correspondrait raisonnablement à actuels. Sa rétribution progresse de 100 Francs par ans pendant deux ans puis arrive à 3000 Francs à soit plus en . Cette progression dans sa rémunération indique une reconnaissance pour son travail. Le , Halanzier la nomme Professeure des classes de perfectionnement des danseuses avec appointements de 4000 Francs.
Pédagogie Le métier de professeure des classes élémentaires de l'École de danse par une transmission de danseur à danseur, orale et physique, et non pas théorique, consiste à assurer la formation initiale des jeunes élèves, jusqu’à , destinées à intégrer le corps de ballet de l'Opéra. Madame Dominique y enseigne uniquement aux jeunes fillesHistoire et esthétique de la danse de ballet au - Quelques aspects au prisme du genre, féminisation du ballet et stigmatisation des danseurs. Musique, musicologie et arts de la scène. Université de Nice - Sophia Antipolis, 2014. ⟨tel-01551635) entre 1853 et 1872 les différentes techniques de base, le positionnement des pieds et des bras, les exercices à barre, les pas, sauts et pirouettes, le maintien du corps, l'équilibre et la souplesse et coordination des mouvements. Elle prépare progressivement les élèves aux exercices collectifs, aux quadrille et ensembles, à apprendre toutes les variations du répertoire, l'ensemble des pas, enchaînements et rôles correspondant au niveau des coryphée et participe aux examens semestriels. Certaines élèves pouvaient être appelées à figurer ou à danser, comme elle l'avait fait à , dans des productions avant même leur admission complète dans le corps de ballet. droite|sans_cadre Le , Halanzier la nomme Professeure des classes de perfectionnement des danseuses pour prendre la relève de Marie Taglioni et elle y enseigne accompagnée au violon par son époux. Madame Dominique donnait un complément de cours privés de danse au Passage Saulnier dans sa classe particulière dont l'une de ses élève est Amélie Colombier. Elle va former des danseuses notable comme Emma Livry, Léontine Beaugrand, Giuseppina Bozzacchi, Berthe Bernay, Rosita Mauri, Adèle Grantzow, et bien d'autres. Elle conclue ses années d'enseignement en prenant sa retraite le , Lors de sa dernière participation à l'examen semestriel.
Appellations successives Tout au cours de sa vie, elle a été nommé différemment dans les journaux ou les revues. Pour ses débuts c'est , , , sur une estampe de A. Lacauchie ou écrits, Caroline simplement quand elle danse dans les pas d'ensemble ou Caroline Lassiat. Suite à son mariage elle devient , ou qui permet à la direction d’attirer le public parisien par une mystérieuse danseuse étrangère inconnue. Enfin, les amis de son époux la nomment Madame Dominique, nom familier qui lui restera à l'opéra et dans les ouvrages. Et pour certaines jeunes danseuses, Maman Dominique.
Iconographie Caroline Lassiat est représentée sur de nombreuses estampes signées de A. Lacauchie que l'on peut trouver dans certains musée comme Victoria and Albert Museum, NY Public Library for the Performing Arts, Gallica, Europeana centré|sans_cadre|800x800px
Voir aussi
Sources
Femmes de spectacle (danse, opéra, théâtre),
Opéra national de Paris,
L'Académie des beaux-arts,
Alastair Macaulay,
Universalis,
Histoire et esthétique de la danse de ballet au - Hélène Marquié. Art Lyrique.
Notes et références
Liens externes
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