Le bombardement du gymnase de Lamerd est une attaque menée par l'armée de terre des États-Unis contre le complexe sportif Shahid Naimi situé à Lamerd, dans la province de Fars, au sud de l'Iran, le , premier jour de la guerre israélo-américaine contre le pays. L'installation sportive est touchée par deux missiles alors qu'une équipe féminine de volley-ball joue dans les locaux, causant la mort d'au moins , dont cinq mineurs, et faisant une centaine de blessés.
Le bombardement a lieu quelques heures après celui de l'école primaire Shajarah Tayyebeh, à Minab. Bien que le Commandement central de l'armée américaine au Moyen-Orient (CENTCOM) nie toute responsabilité et accuse l'Iran, les enquêtes menées par The New York Times, et des analystes indépendants concluent à un tir américain.
Bombardement Le , vers heure locale ( en temps universel), trois missiles frappent la ville iranienne de Lamerd. Le premier missile touche une zone résidentielle voisine du complexe sportif Shahid Naimi, le deuxième explose au-dessus du gymnase et le troisième atteirit à proximité du périphérique en construction de Lamerd, distant de . La cible visée par cette frappe pourrait être une base du corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), séparé du complexe sportif par un mur. Au moment des frappes, le gymnase est utilisé par une jeune équipe féminine de volley-ball, composée de , encadrées par une entraîneuse et son adjointe. Les locaux sont publiquement identifiés comme une installation à usage civil.
Selon des images vidéo, les ondes de choc provoquées par le missile brisent les fenêtres du bâtiment et noircissent de suie tout un côté du gymnase, tout en causant des dommages à la toiture.
Le Commandement central de l'armée américaine au Moyen-Orient (CENTCOM), par la voix de son porte-parole Tim Hawkins, nie toute responsabilité dans l'attaque. Il affirme que dans la zone à ce moment-là et que qu'un Precision Strike Missile (PrSM), .
Selon la BBC, cette affirmation est contestée par de nombreux spécialistes de l'armement, qui soulignent que le possède plusieurs caractéristiques distinctives qui, selon eux, n'apparaissent pas dans la vidéo du bombardement de Lamerd.
Hawkins insiste également sur le fait que .
Israël nie également avoir mené des frappes sur Lamerd le .
Victimes vignette|Victimes transportées à l'hôpital après les frappes aériennes. L'attaque fait , dont , la plus jeune étant une fillette de 2 ans nommée Avina Barzegar. Une centaine de personnes supplémentaires sont blessées, dont 67 doivent être hospitalisées.
Le gouverneur du , Ali Alizadeh, communique le les noms de ayant perdu la vie lors de l'attaque : Zahra Gholami, 16 ans, volleyeuse ; Elham Zaeri, 11 ou 12 ans, volleyeuse ; Robab Dehdashti, technicienne en radiologie à l' ; Siavash Shahbazi, ingénieur pétrolier ; Ilia Hatami, 11 ou 12 ans, footballeur ; Jafar Hatami, 23 ans, soudeur dans la ; Abedin Gharibdoost ; Ebrahim Hosseini, 31 ans ; Mohammad (ou Mahmoud) Najafi, entraîneur de football ; Rahman Mansouri ; Seyed Asghar Mousavi ; Sakineh Shabani ; Zahra Asadinejad ; Alireza Abbasi ; Helma Ahmadizadeh, 10 ans, volleyeuse et cousine de Zahra Ahmadizadeh, joueuse de l'équipe d'Iran féminine de football ; Masoumeh Monfared, sportive ; Abouzar Amiri ; Farhad Najafi.
À ces noms viennent s'ajouter ceux de Hamid Amini et d'Avina (ou Aïssa) Barzegar, décédés le lendemain à l'hôpital, ainsi que celui d'Abdul Mosavar Rahmani, jeune immigré afghan absent du bilan initial.
Une cérémonie funéraire en hommage aux victimes est organisée le à Lamerd, entre la place de la Révolution et la place de l'Imam Khomeini. Tout au long du cortège, les participants scandent des slogans tels que , ou .
Après une rencontre avec , qui représente les et Lamerd au Parlement iranien, , porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, évoque le un nouveau bilan de et de , dont un souffrent désormais d'un . Seyyed Moussa Moussavi parle quant à lui de .
Enquêtes
Des experts, relayés par , identifient la munition avant son explosion comme étant probablement un missile américain, en se fondant sur ses caractéristiques visuelles, l'ampleur de l'explosion et la distance par rapport aux sites de lancement américains répartis au Moyen-Orient. Un expert en armement de McKenzie Intelligence souligne que le missile ne possède ni ailes ni moteur externe, mais présente des « ailettes canard » distinctives, compatibles avec un missile américain de type Precision Strike Missile (PrSM). Les experts relèvent également l'explosion en vol au-dessus de Lamerd, ce qui indique la présence de la fonction de détonation aérienne () caractéristique du Precision Strike Missile.
Selon le New York Times, l'explosion du missile en plein vol est conforme à la conception du PrSM, conçu pour détoner au-dessus de sa cible et disperser des projectiles en tungstène. Un responsable américain, cité anonymement par le journal, confirme que le missile utilisé lors de l'attaque est bien un PrSM. Le journal ajoute qu'il s'agit d'une première utilisation du PrSM dans un contexte de combat réel et donc il qu'il est
Réactions Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, , déclare sur X que l'attaque , mais qu'elle s'inscrit dans un Il la qualifie également de .
Le représentant des et au Parlement iranien, , demande aux autorités iraniennes de saisir les Nations unies pour enquêter sur le bombardement.
Références
Voir aussi Bombardement de l'école de Minab
Crimes de guerre des États-Unis Frappe aérienne sur un mariage à Kuhestak
Bombardement gymnase de Lamerd Lamerd Catégorie:Février 2026 gymnase de Lamerd gymnase de Lamerd Catégorie:2026 en Iran Catégorie:Crime de guerre des Forces armées des États-Unis Catégorie:Meurtre commis contre un mineur en Iran