Sandro Giuliani, né le 9 juillet 1885 à Montalto di Castro et mort fusillé le 29 avril 1945 à Milan, est un journaliste et homme politique fasciste italien.

Socialiste puis interventionniste, il joue par la suite un rôle central dans la direction du journal Il Popolo d'Italia. Fasciste de la première heure, il rejoint en 1943 la République sociale italienne (RSI).

Biographie

=== De lAvanti! au Popolo d'Italia === Né en 1885 à Montalto di Castro, Sandro Giuliani s'installe à Mantoue avec sa famille où, à peine âgé de dix-huit ans, il commence à collaborer avec La Provincia di Mantova, se distinguant par ses talents de chroniqueur. Remarqué par Mussolini, ce dernier décide de l'engager à partir du 16 avril 1913 comme « aide-chroniqueur et rédacteur de comptes-rendus » pour Avanti!. Le 18 juillet 1914, Mussolini confie à Giuliani la deuxième page du quotidien, une section fondamentale d'un point de vue politique.

Quelques mois plus tard, Giuliani quitte le Parti Socialiste Italien (PSI) pour soutenir l'intervention de l'Italie dans la Grande guerre. Après sa nomination comme rédacteur en chef d'''Il Popolo d’Italia, dont il est le pilier (il utilise le pseudonyme Fromboliere), il est mobilisé comme caporal-chef du service de santé et est affecté à l'hôpital militaire de campagne n° 22.

Carrière sous le régime fasciste Bien que décrit comme sur place lors de la fondation du fascisme piazza San Sepolcro, la présence de Giuliani est très improbable dans la mesure où il travaillait alors à la rédaction dIl Popolo d’Italia pour préparer l'édition du lendemain. Après la nomination par Mussolini de son frère Arnaldo comme directeur du journal le 1er novembre 1922, Giuliani en devint le numéro deux comme rédacteur en chef, poste qu'il occupe jusqu'à son remplacement en décembre 1936 par Giorgio Pini.

Chevalier de Grand-Croix, il est également nommé mandataire du Groupe national des Sansepolcristes nouvellement constitué, dont le siège se trouve dans un palais au centre de Milan, via Marino 3.

Conseiller national à la Chambre des faisceaux à partir de 1939, il adhère par la suite à la République sociale italienne (RSI).

Exécution Enlevé à son domicile milanais par un groupe de partisans et enfermé avec d'autres fascistes dans le gymnase d'une école, il y est fusillé après un procès sommaire le soir du 29 avril 1945. Son fils Arnaldo Giuliani, journaliste au Corriere, racontera plus tard l'exécution de son père :« Le 23 avril 1945, Mussolini, à peine arrivé à la préfecture en provenance de Salò, appela mon père et eut avec lui un entretien de trois heures. Puis il lui confia une caisse de documents et inscrivit dans son journal de ce jour-là une note qui signifia la condamnation à mort de Sandro Giuliani : cette note est encore conservée et exposée au Musée de la Résistance à Milan […] à 14 heures le 29 avril, la concierge sonna longuement, comme pour vouloir nous alerter ; quatre ou cinq partisans montèrent et lui demandèrent de les suivre, ils l'emmenèrent via Pelizza da Volpedo, puis le transférèrent aux écoles de la piazza Sicilia. Un procès rapide fut célébré, il ne nia rien de son passé, ajoutant même certains épisodes qui avaient été oubliés […] ».

Publications

Interviste, Tip. del "Popolo d'Italia", 1934.

Notes et références

Bibliographie

Mimmo Franzinelli, Fascismo anno zero. 1919 : la nascita dei Fasci italiani di combattimento'', Mondadori, 2019.

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