Wang Ningzhi () (334-399), également connu sous le prénom de courtoisie Shuping (), est un haut fonctionnaire et un poète chinois de la dynastie Jin de l'Est. Originaire du comté de Linyi de la commanderie de Langya (aujourd’hui Linyi, Shandong), il est également un calligraphe renommé et il excelle dans l’écriture cursive et l’écriture cléricale. Il est le deuxième fils du « saint de la calligraphie » Wang Xizhi et le mari de la femme de lettres Xie Daoyun. Biographie Wang Ningzhi est issu du clan Wang de Langya à l’époque de la dynastie Jin de l'Est. Il occupe divers postes officiels. En 394, il est nommé gouverneur de Jiangzhou et général de gauche. Puis il est transféré au poste de général protecteur de l’armée centrale, avant d’occuper la fonction d’administrateur de Kuaiji . Mariage : union des clans Wang et Xie Vers 365, Wang Ningzhi épouse Xie Daoyun, une grande érudite et poète du clan Xie. Cette dernière n’est pas satisfaite de ce mariage, estimant que ses propres talents sont largement supérieurs à ceux de Wang Ningzhi, qui n’égale pas les autres membres talentueux de la famille Xie. Wang Ningzhi a un talent littéraire ordinaire et peu remarquable. En raison de cela, Wang Ningzhi est plus ou moins fortement méprisé par son épouse. Défaite de Kuaiji Le famille Wang pratique depuis des générations le taoïste de l’École des cinq boisseaux de riz (五斗米道)Cette école est l'une des premières écoles taoïstes connues. et Wang Ningzhi en est particulièrement un fervent adepte. En 399, le rebelle , également adepte de ce mouvement religieux, prend la tête de nombreux fidèles et déclenche dans l’est du Zhejiang une insurrection de grande ampleur, connue sous le nom de « révolte de Sun En » (399-402). Il mène ses troupes jusqu’aux portes de Kuaiji défendue par Wang Ningzhi. Au lieu d’organiser une défense ou de lancer une contre-attaque, Wang Ningzhi se contente de prier les divinités. Ses subordonnés lui demandent de mettre en place des défenses et d’envoyer des troupes, mais il refuse. Comme aucune fortification défensive n’a été préparée, Sun En perce les défenses de Kuaiji et la ville finit par tomber. Wang Ningzhi n’a pas le temps de s’occuper de son épouse Xie Daoyun et, n’emmenant avec lui que ses enfants biologiques, il s’enfuit, mais il est capturé par les rebelles hors des murailles de la ville et il est tué avec ses enfants. Quand son épouse Xie Daoyun apprend que son mari et ses fils sont morts, elle prend avec les servantes les armes et tue plusieurs soldats. Xie Daoyun et les membres de sa famille qui ne portent pas le nom Wang sont épargnés par Sun En. Par la suite, elle vit en veuve à Kuaiji et y passe le reste de sa vie . L’incompétence et la naïveté de Wang Ningzhi font de lui un objet de moquerie aussi bien de son vivant que pour les générations suivantes . Réunion du pavillon des Orchidées En 353, le père de Wang Ningzhi, le poète et calligraphe Wang Xizhi organise une rencontre à Lanting (pavillon des Orchidées) dans la région montagneuse de Kuaiji. Wang Ningzhi y participe ainsi que quarante autres lettrés et poètes pour accomplir le rituel de purification de printempsRites destinés à éliminer les influences néfastes accumulées pendant l’année et à attirer la santé et la bonne fortune., . Au cours de cette rencontre, les participants sont invités à écrire des poèmes. Wang Ningzhi en compose deux qui sont inclus avec trente-cinq autres dans le Recueil du pavillon des Orchidées. Calligraphie La calligraphie de Wang Ningzhi hérite de la tradition familiale. Il excelle dans l’écriture cursive et l’écriture cléricale, et ses formes de caractères sont compactes. Poésie et prose Wang Ningzhi sait composer des poèmes et des textes en prose. Œuvres Les œuvres conservées de Wang Ningzhi comprennent le manuscrit : Lettre du huitième mois (八月帖) : œuvre calligraphique en style semi-cursif et cursif. Elle comprend sept lignes et soixante caractères, avec une écriture au trait ample, souple et vigoureux. Deux poèmes composés lors de Réunion du pavillon des Orchidées : un poème en vers de quatre caractères et l’autre en vers de cinq caractères (voir plus bas). Fu du vent (风赋) : texte en prose Une lettre : en prose, conservée dans Les modèles calligraphiques du pavillon Chunhua (淳化阁帖). Document de mise en accusation de Fan Ning (劾范宁表). Poème Wang Ningzhi a écrit le poème ci-dessous lors de la Réunion du pavillon des Orchidées. Ce poème est inclus dans le Recueil du pavillon des Orchidées. Poème en vers de cinq vers (五言诗) Chinois 细缊柔风扇, 熙怡和气淳. 驾言兴时游, 逍遥映通津. Traduction libre Une brise légère souffle doucement, Une harmonie paisible et pure emplit l’air. Je pars en excursion en cette saison propice, Et je flâne librement le long du fleuve.

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Naissance en 334 Catégorie:Naissance en Chine Catégorie:Décès en 399 Catégorie:Écrivain chinois du IVe siècle Catégorie:Lettré de la Chine médiévale Catégorie:Poète chinois du IVe siècle Catégorie:Poète de la Chine médiévale Catégorie:Courant taoïste Catégorie:Taoïsme Catégorie:Art et écriture Catégorie:Calligraphe chinois du IVe siècle Catégorie:Calligraphe de la Chine médiévale Catégorie:Calligraphie extrême-orientale Catégorie:Fonctionnaire chinois Catégorie:Personnalité chinoise du IVe siècle