Cet article présente la chronologie de la guerre civile soudanaise en 2026.

Janvier Le , des sources médicales rapportent la mort, en une semaine, de plus d'une centaine de civils dans le Darfour du Nord : plus d'une cinquantaine tuée dans des frappes de drones de l’armée sur la ville d'El-Zurq, et plus d'une soixantaine tuée par des attaques des FSR à Kernoi près de la frontière tchadienne (à environ 170 kilomètres à l’ouest d’El-Zurq). Le même jour, une frappe de drone sur la centrale électrique d'El-Obeid assiégée par les FSR provoque une coupure de courant dans cette ville.

Le 5, une frappe de drone sur une maison du centre-ville d'El-Obeid provoque la mort de 10 personnes, dont 7 enfants.

Le 11, après de conflit, le gouvernement militaire soudanais annonce son retour à la capitale Khartoum, où plus d'un million d'habitants sont revenus depuis sa reprise aux FSR en . Ce dernier annonce dans un communiqué que la ville a été nettoyée des débris et munitions non explosées, et un plan de reconstruction et de rénovation des bâtiments endommagés. Ce même communiqué annonce la préparation d'une grande offensive au Kordofan, et promet que .

Le 12, une frappe de drone des FSR contre une base de l'armée à Sinja dans l'État de Sannar au sud-est du pays fait et . Le 15, l'ONU alerte sur la situation des civils confrontés à la famines à Diling, dans trois camps de déplacés autour d'El-Facher ainsi que dans certaines zones des monts Nouba, dans le sud du pays. Le 18, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk se rend à Port-Soudan d'où il condamne la multiplication des frappes contre des infrastructures civiles essentielle, et les investissements massifs dans la modernisation des armées alors que la population souffre de graves pénuries.

Le 27, l'armée soudanaise a annoncé avoir brisé le siège de la ville de Dilling, au Kordofan, imposé depuis plus d'un an et demi par les forces paramilitaires.

Le 30 au matin, des frappes de drones ciblent la ville d'El-Obeid plus de deux heures, visé une base militaire, le siège de la police, le parlement régional, les locaux de l'opérateur télécom Sudani et les abords du stade municipal.

Février Le , un avion civil atterri à Khartoum, le premier vol commercial reliant la capitale soudanaise depuis le début du conflit. Le 2, l'armée et les FSR mènent des frappes réciproques de drones visant des positions adverses dans l'ouest (la ville de Zalingei au Darfour-Centre) et le sud (Dilling au Kordofan) du Soudan. Le Secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés Jan Egeland se rend au Kordofan du Sud qu'il décrit comme . Le 3, le général Abdel Fattah al-Burhan annonce que l'armée soudanaise a brisé le siège de Kadougli, la capitale du Kordofan du Sud, encerclée par les FSR depuis plus de 2 ans. Quelques heures plus tard, cette même ville est visée par une attaque de drone des FSR qui fait huit victimes civiles, dont trois enfants. Le 8, l'OMS déclare que plus de 30 personnes ont été tuées en une semaine au Kordofan du -Sud lors de trois attaques contre des centres médicaux. Les habitants de Kadougli témoignent de leur soulagement après l'arrivée de ravitaillements permis par la levée du siège, mais aussi leur inquiétude face aux frappes de drones qui se multiplient.

Le 10, l'Organisation internationale pour les migrations déclare que plus de ont fui le Kordofan depuis que les FSR ont parachevé fin octobre leur emprise sur la région voisine du Darfour. Le 11, des sources médicale et onusienne annoncent que deux frappes distinctes de drone ont tué deux enfants dans une école et endommagé un entrepôt du Programme alimentaire mondiale au Kordofan. Le 12, une vingtaine de réfugiés meurent noyés après le naufrage de leur embarcation sur le Nil dans le nord du Soudan. Le 15, au moins 28 personnes sont tuées par une frappe de drone contre un marché du Kordofan-Nord, dans la zone d’Al-Safiya contrôlée par les FSR, selon l’ONG Emergency Lawyers.

Le 18, au moins sont tuées et des dizaines sont blessées dans de multiples frappes de drones visant pour la plupart la région soudanaise du Kordofan, selon l'organisation Sudan Doctors Network.

Le 21, les FSR annoncent la prise de Tina, ville située au Darfour du Nord à la frontière avec le Tchad, jusque là tenue par les Forces conjointes alliées de l’armée soudanaise. Le 22, les FSR annoncent la prise de contrôle de Mostariha, également située au Darfour du Nord. Cette ville est prise à l'aide d'une grande offensive mobilisant plus de 600 véhicules armés, dont certains blindés, et de nombreuses frappes de drones, provoquant la mort de dont dix femmes, et faisant une quarantaine de blessés. Le 23, le Tchad annonce la fermeture de sa frontière avec le Soudan après des incursions répétées des FSR sur son territoire. Cette frontière reste néanmoins ouverte aux réfugiés soudanais souhaitant entrer au Tchad et aux approvisionnements humanitaires vers le Soudan.

Le 26, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Volker Türk déplore un bilan d'au moins tués dans la guerre civile soudanaise depuis le début de l'année 2026. Le même jour, une coalition composée de cinq pays, l’Allemagne, l’Irlande, la Norvège, les Pays-Bas, et le Royaume-Uni, se forme avec pour objectif de prévenir les atrocités commise au Soudan en empêchant l’approvisionnement en armes, en soutenant les organismes d’aide locaux, et en pesant auprès de l’ONU pour obtenir le déploiement de forces de maintien de la paix.

À partir du , la guerre d'Iran impacte les deux camps de façon différente. D'une part l'Iran, fournisseur de l'armée soudanaise, est très affaiblie militairement par de multiples frappes aériennes visant ses infrastructures stratégiques. D'autre part, les frappes de représailles iraniennes sur les Émirats arabes unis affecte leur capacité logistique, et contraint ces dernier à interrompre leur approvisionnement des FSR.

Mars À partir du , les Émirats arabes unis organisent d'autres lignes aériennes vers le Soudan à partir de l'aéroport d’Al-Aïn, située près de la frontière omanaise, remplaçant celui d’Abou Dhabi contraint de cesser de fonctionner par les bombardements iraniens.

Le 4, une frappe de drone de l’armée soudanaise sur la ville d’Al-Mojhad au Kordofan-Occidental près de la frontière sud-soudanaise, tenue par les FSR, fait . Le 5, l'armée soudanaise affirme avoir repris aux FSR la ville de Bara située au Kordofan du Nord (ce qu'elle avait déjà fait en ), tandis qu'au Kordofan du Sud, la ville de Dilling est toute la journée la cible de tirs d’artillerie et de frappes de drones. Ces affrontements et bombardements font plus d'une cinquantaine de morts en moins de . Le 8, des frappes de drones sur les marchés de deux villes du Kordofan Occidental tenues par les FSR, Abou Zabad et de Wad Banda, font plus d'une trentaine de morts et plus d'une soixantaine de blessés. L'armée, désignée comme responsable, rejette ces accusations. Le même jour, une attaque de drone, également imputée à l’armée sur un marché à Nyala tue et en blesse une vingtaine, selon un communiqué de MSF au Soudan. Les 8 et 9 mars, les FSR mènent également des frppaes intenses sur la ville de Kosti au Kordofan du Nord, causant, selon des sources locales, la mort de plusieurs soldats égyptiens rngagés au côtés de l'armée soudanaise.

Le 9, l’administration américaine classe la branche soudanaise des Frères musulmans, soutien de l’armée soudanaise, « organisation terroriste » en raison de sa proximité avec le régime iranien en guerre avec les États-Unis. La 10, une frappe de drone sur un camion circulant sur une route du Kordofan entre Abu Zubayd et Al Foula, transportant des civils pour la plupart des femmes, fait une quarantaine de morts. Le 11, dans l’État du Nil-Blanc à l’est du Kordofan occidental une frappe de drone provoque la mort de et en blesse 9 autres. Le 12, plusieurs blogueurs parlant des guerres au Moyen-Orient partagent une vidéo supposée montrer un dépôt de carburant contrôlé par les FSR en flammes près de la frontière tchadienne après une frappe de drone de l'armée.

Entre janvier et mi-, plus de 500 civils ont été tués par des frappes de drones au Soudan, principalement dans la région du Kordofan, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

Le 16, les FSR reprennent de nouveau à l'armée la ville de Bara au Kordofan du Nord. Le 18, une frappe de drone venant du Soudan fait une quinzaine de victimes dans la ville tchadienne de Tiné. Le 21, l'hôpital universitaire de la capitale du Darfour-Oriental El-Daein contrôlée par les FSR, est ciblée par une attaque avec des armes lourdes faisant au moins , dont , deux infirmières, un médecin et plusieurs patients. En plus des pertes en vies humaines, des fournitures et des stocks sont également ciblés, rendant l'hopital hors service après cette dernière attaque. Une ONG soudanaise basée à Khartoum désigne l'armée soudanaise comme responsable. Le 23, une série de frappes sur la ville de Lagawa sous contrôle des FSR, dans l'État du Kordofan-Occidental, fait au moins une quinzaine de morts et une vingtaine de blessés. vignette|État soudanais du Nil Bleu au sud-est du pays Parallèlement des combats s'intensifient dans l'État du Nil Bleu à la frontière avec l’Éthiopie et avec celle du Soudan du Sud, devenu l'autre épicentre du conflit avec la région du Kordofan. Les FSR, soutenus par le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (MPLS-N) avancent vers la ville stratégique de Kurmuk, dont ils annoncent reprendre le contrôle le . L’armée, submergée par les assaillants, se retire en direction de la capitale du Nil bleu Ad-Damazin, abandonnant une position stratégique située sur l’une des rares routes reliant le Soudan et l'Éthiopie. Le territoire éthiopien aurait servi de base arrière aux FSR pour lancer leur offensive.

Avril Le , une attaque des FSR contre l’hôpital d’Al-Jabalain fait une dizaine de morts, dont sept membres du personnel médical.

Le , une frappe de drone sur la ville de Koutoum contrôlée par les FSR dans l'État du Darfour du Nord fait une douzaines de morts civils, et une quinzaine de blessés.

Le 14, MSF rapporte que cinq attaques de drones de l'armée soudanaise sur le Darfour ont fait deux morts et plus d'une cinquantaine de blessés.

Le 18, l'armée soudanaise annonce le lancement d'une grande offensive dans le Kordofan avec des attaques simultanées par le nord et par le sud.

Le 20, l'armée soudanaise affirme avoir repris la ville de Kurmuk dans l'État du Nil Bleu, un mois après sa prise par le s FSR.

Le 22, l'armée soudanaise mène des frappes aériennes massives sur les positions des FSR autour de Diling ainsi que les villes aux alentours d'Abu Zabad, Al-Fula, Al-Mujlad, et Lagawa au sud du Kordofan. Le 25, les combats s'intensifient dans l'État du Nil Bleu entre l'armée et les FSR appuyés par leurs alliés du MPLS-N, qui s'emparent d'une base militaire. Le même jour, des frappes de drones des FSR sur la ville d'El Obeid font au moins sept morts et une vingtaine de blessés.

Le 26, un camion d'aide humanitaire destiné au camp de réfugié de Tawila au Darfour du Nord est frappé par un drone, sans faire de victime, mais son chargement est entièrement détruit. Selon le HCR, plus de mille familles auraient dû en bénéficier.

Le 27 à l'aube, une frappe de drone de l'armée soudanaise sur un camp de déplacés d'al-Hamidiyah au Darfour fait au moins six morts et des dizaines de blessés.