Henri Louis Marie Bouvelet, né le à Louveciennes, décédé le 7 octobre 1912 à Paris , est un poète français qui a marqué le début du .
Biographie Henri Bouvelet naît le à LouveciennesOù ses parents avaient une résidence, AD78 acte n°33.
Il meurt le dans le AD 08 8D 142, p.14/31- Décédé au 7 rue Lamennais, ., âgé de 24 ans. « II mourut des suites d'un accident d'automobile, assure-t-on. Mais il était déjà d'une santé fragile depuis longtemps. »L'Intransigeant, 10 oct. 1912, p. 2/4. Évoquée, sa disparition par le mimodrame du Jeune Homme et la Mort, elle a été réellement autre, à lire dans l’Anthologie de Louis Payen (librettiste) « Henri Bouvelet est mort à vingt ans et il semble pourtant qu'il ait fait tout le voyage de la vie ! Le rire, l'ardeur, la pensée anxieuse, le recueillement : jamais la résignation ne suivit d'aussi près l'enthousiasme. »
Œuvre
Premiers Poèmes Recueil de douze poèmes paru en ., écrits au plus tard à 16 ans, il s'attire dans la revue d'avant-garde Le PenseurRevue Le Penseur, dont le secrétaire général est Daniel de Venoncourt en date du , cf. . l'approbation suivante d'Émile Blémont « A la fraicheur de la jeunesse, s'allie, dans les vers de M. Henri Bouvelet, un sens très délicat du rythme qui parfois prend un accent très personnel ». L'année suivante, deux de ses nouveaux poèmes : L’Orgueil et Versailles, Parc d’orgueil sont insérés dans ce même mensuel et n°9, septembre 1907..
L’Appel au soleil En janvier 1908., les quarante poèmes qu’Henri signa l’année de ses 19 ans furent aussitôt et longuement exalté à la une du Gil Blas. sous la plume de Jean de Bonnefon. Le Mercure de France. en signale un des poèmes dans la jeune revue Le Beffroi de Léon Bocquet. Les Annales politiques et littéraires. également en insérant le fameux poème encore inédit Les Énergies et cinq des poèmes sont offerts à la lecture au mois de mars dans la rubrique Anthologie de Gil Blas. ainsi introduits par Gustave Kahn :
Le Royaume de la terre La parution en mai 1910 de ce troisième et dernier livre d’Henri connut quatre éditions dans l’année, saluée par Le Figaro. dans la rubrique « Vient de paraitre » par l’entrefilet suivant :
Auguste Dorchain qualifie Bouvelet de « Poète aux dons magnifiques qui a, à un degré rare, le don métaphorique ; il pense tout naturellement en images, presque toujours éclatantes et justes. Et, quand je dis qu’il pense , je n’emploie pas ce mot au hasard : ce sont bien des pensées que ces images illustrent et illuminent.».. Gérard d’Houville, fille de José-Maria de Heredia, voit en lui un grand poète, admire le vers d’un sonnet « La terre à notre enfance accordait le printemps » ; pour elle, il a « le sens spécial de cette composition difficile et serrée. Il sait courber les quatrains comme un bel arc d’où les tercets s’élancent avec la force ailée et précise de la flèche » ; elle remarque une « pénétration et compréhension singulière chez un si jeune homme ».. Quant à Jean Richepin de l'Académie française, il s’enthousiasme le premier et longuement à la une du Figaro.. Et le rédacteur en chef Henri ChervetSous le pseudonyme Claude Francueil. de la revue Gil Blas de constater « Si Henri Bouvelet montra d’abord quelques préciosités, il se dégagea vite des influences. Entre tous les poèmes, les siens se distinguent par l’élégance, l’art subtil qui joint l’imprécis au précis en une harmonie savante. Une personnalité cherche à s’affirmer dans Le Royaume de la terre. Le métier, la technique ne semble emprunter à la convention que le strict nécessaire à la recherche d’une forme audacieuse et originale. Quelques poèmes dans des revues annonçaient d’ailleurs ce grand talent ».. De son côté Lucien Daudet le résume bien à propos « Subtil et ardent poète ». De quoi prendre à la lettre les mots d'Henriette Charasson « Si quelque écrivain arrivé risquait un compte rendu élogieux dans un important organe (comme fit Coppée pour Pierre Louÿs et Mirbeau pour Marguerite Audoux), c’était la gloire mais rare »La Femme de France, 14 oct. 1928, p. 21/35..
L'un de ces hommes de lettre étonnés, Robert d'Humières, décela dans les dernières pages du recueil « Il a entendu la voix de Psyché. Quelque chose – l’adieu prochain peut-être – met dans ces accords une gravité nouvelle. Tandis que La Joie Sacrée vibre de fierté plus mâle dans la fougue de son indignation. Rentrée, l’Irrémissible aumône surtout, poignant et doux poème, exhalent l’éternelle et hautaine douleur que seuls quelques grands poètes ont rendue transmissible et, à force de génie, consolante au reste de l’humanité. »Journal des débats politiques et littéraires, 18 aout 1910, p.8.
« Henri Bouvelet eut eu la gloire, elle lui était promise.
Bibliographie 25 ans de Littérature française, Eugène Montfort, Librairie de France, Tome 1, p. 72.
Faire-part décès d'Henri Bouvelet.
Notes et références
Liens externes
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