Franz Weiss (parfois orthographié Franz Weiß ou, en Italie, Francesco Weiss), né le 28 mai 1883 à Neumünster, est un journaliste et intellectuel socialiste italien de nationalité allemande, proche un temps du syndicalisme révolutionnaire.

Biographie

Intellectuel socialiste Né en 1883 à Neumünster, en Allemagne, Franz Weiss est inscrit en 1904 (matricule 9199) à la Hochschule für Musik und Theater (HMT) de Leipzig, pour une courte période.

Journaliste et intellectuel socialiste, il collabore très assidument aux revues Pagine libere et Il Divenire sociale, publications dans lesquelles il publie plusieurs articles de philosophie politique, concernant notamment le marxisme, et l'économie. Plus tard, il rejoint la rédaction du journal prampolinien La Giustizia et de la revue Critica sociale dans laquelle il fait des recensions philosophiques et économiques. En 1907, il approuve une motion antimilitariste proposée par Gustave Hervé.

Sous le fascisme : l'Associazione Problemi del Lavoro Avec l'accentuation de la dictature fasciste en 1927, Weiss rejoint la rédaction de la revue Problemi del Lavoro, organe de l'Associazione Nazionale Studi - Problemi del Lavoro (ANS-PL) fondée par Rinaldo Rigola.

Rédacteur assidu de la revue et défenseur déclaré de la « véritable tradition marxiste et de la grande cause des humbles, des exploités et des opprimés », Weiss accepte, en tant que socialiste, la collaboration avec les institutions sociales du régime vues comme des avancées potentielles pour les travailleurs mais rejette dans le même temps les « idées trop prononcées nationalistes [et] celles trop rigidement hiérarchiques et autoritaires des fidèles de la doctrine fasciste ».

Dans un texte daté du 7 avril 1928, il en appelle à « tous ceux qui se sentent socialistes » au réalisme et à la capacité de juger sans « ressentiments, d’égards humains, d’égoïsmes individuels et de parti » les politiques sociales du régime fasciste : « considérant au contraire que le régime actuellement en vigueur en Italie, sur la base des résultats qui le font juger avec bien plus de faveur et d’acrimonie par les mentalités et catégories rétrogrades ou ploutocratiques que par celles véritablement novatrices et populaires, le Congrès national d’étude du 23 avril de l’ANS « Problemi del Lavoro », plus socialiste que jamais dans ses idées […] estime opportun que ses propres adhérents, conscients et en tant qu’activistes populaires, apportent la contribution la plus sincère d’œuvre et de foi au fonctionnement régulier de toutes ces institutions du régime étatique en vigueur qui, comme le syndicat juridique, les contrats collectifs, la magistrature du travail, le dopolavoro, la coopération de consommation et toutes les autres diverses formes associatives et assistantielles, représentent en partie le rétablissement et en partie aussi le développement prometteur ultérieur des conquêtes ouvrières déjà réalisées et florissantes en d’autres temps ».Dans le même texte, Weiss écrit faire des « vœux pour que le Gouvernement national et le Parti fasciste, se laiss[e] guider plutôt par une vision sereine et large d’ensemble de la reconstruction sociale ».

Il écrit que le régime a eu le mérite d'avoir initié un véritable « renouvellement en profondeur des vieilles formes politiques (déjà rempart de grands privilèges antipopulaires, sous les apparences trompeuses d’un libéralisme et d’un démocratisme plus apparents que réels) » mais met en garde contre les « vrais ennemis du régime », ces derniers étant « à rechercher parmi les rangs des contrariés et des conservateurs déçus, des spéculateurs et des riches, et non parmi ceux des vrais révolutionnaires et des non-possédants ». En conclusion, il loue « l'œuvre audacieusement réformatrice, voire essentiellement et typiquement révolutionnaire » du régime et en appelle les travailleurs à « coopérer et collaborer » avec un « désintéressement fervent ».

Publications

Nuovo revisionismo. Saggi di revisionismo socialista nella dottrina e nella prassi, Edizioni dell'A.N.S. - Problemi del Lavoro, Milano, 1932.

Notes et références

Bibliographie

Antonio Alosco, I socialfascisti. Continuità tra socialismo e fascismo, Luni Editrice, 2021. Willy Gianinazzi, Intellettuali in bilico. Pagine Libere e i sindacalisti rivoluzionari prima del fascismo, Milano, Unicopli, 2006.

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