Le est un site archéologique comprenant les vestiges de plusieurs fours de type anagama, dans lesquels furent fabriquées les tuiles destinées à la reconstruction, à l'époque de Kamakura, du temple du Tōdai-ji à Nara.

Le site est situé dans le quartier de Seto, dans l'arrondissement de Higashi-ku de la ville d'Okayama, préfecture d'Okayama, au sein de la région du San'yō au Japon.

Il a été classé Site historique national du Japon en 1927. La zone bénéficiant de cette protection a été étendue en 2004.

Description En 1180, durant la guerre de Genpei à la fin de l'époque de Heian, le grand temple du Tōdai-ji fut incendié par les forces du clan Heike (Taira). Le temple fut reconstruit en 1195 sous l'égide du shogunat de Kamakura. Le moine Shunjōbō Chōgen, avec le soutien de la cour impériale, fut nommé daikan (administrateur délégué) chargé de réunir les fonds nécessaires à cette reconstruction. À cette fin, les revenus de l'ensemble de la province de Bizen lui furent attribués.

Les vestiges des fours à tuiles du Tōdai-ji de Mantomi se trouvent à environ 400 mètres au nord de la gare de Mantomi, sur la ligne principale San'yō de JR West, sur le versant occidental d'une longue colline étroite. La région dispose d'importants gisements d'argile de qualité et bénéficie d'un accès facile à la rivière Yoshii, permettant le transport fluvial depuis la mer Intérieure de Seto.

Le lien entre ce site et le Tōdai-ji est connu depuis longtemps, des tuiles portant l'inscription « Tōdai-ji » ayant été découvertes dans la région. Selon la tradition locale, l'emplacement était à l'origine occupé par un sanctuaire Hachiman, mais les importantes extractions d'argile nécessaires à la production de tuiles auraient transformé le site en étang.

Des fouilles menées à partir de 1979 par le Conseil de l'éducation de la préfecture d'Okayama ont permis de découvrir les vestiges de treize fours alignés du nord au sud sur le versant occidental de la colline d'Ōterayama, laquelle descend d'est en ouest. Ces fours étaient de type horizontal et étaient équipés d'une grille ou sole perforée destinée à améliorer la circulation des flammes.

La production était principalement constituée de tuiles plates, mais également de tuiles de rive portant l'inscription « Tōdaiji Daibutsuden » (Grande Salle du Bouddha du Tōdai-ji) en caractères chinois, centrée autour d'un caractère en écriture siddham. On estime qu'entre 300 000 et 400 000 tuiles destinées au Tōdai-ji furent produites dans ces fours.

Toutefois, les tuiles fabriquées ici ne furent pas utilisées exclusivement pour le Tōdai-ji. Elles furent également employées dans divers temples de la préfecture d'Okayama, lesquels entretenaient probablement des liens étroits avec Chōgen.

Entre 2002 et 2004, le Conseil de l'éducation de l'ancienne ville de Seto (aujourd'hui intégré à celui de la ville d'Okayama) entreprit des recherches dans les collines d'Ueyama, situées au nord de la zone protégée et à l'ouest de la colline d'Ōterayama. Ces investigations mirent au jour des pierres de fondation de bâtiments, des vestiges de fosses, des installations de drainage souterrain ainsi qu'un four de potier destiné à la fabrication d'objets utilitaires courants tels que des marmites et des bols en terre cuite.

Voir aussi Céramique japonaise

Références

Catégorie:Site historique au Japon Catégorie:Site de fours de céramique japonais