Le bureau des Barbares (, , ) était un office du gouvernement de l’Empire romain d’Orient. Il est mentionné pour la première fois dans la au , où il était placé sous l’autorité du (« Maître des Offices »). La Notitia rapporte que quatre secrétaires (), issus soit du corps existant des , soit détachés d’autres bureaux, étaient nommés pour chacune des quatre grandes divisions administratives de l’Empire d’Orient : l’Asie, le Pont, l’Orient, et la Thrace et l’Illyrie pris ensemble. Ils étaient chargés des questions de protocole et de la tenue des registres pour tout ce qui concernait les « Barbares ». Ils ont peut-être également joué un rôle dans les services de traduction pour les missions en provenance des États barbares. J.B. Bury croyait que le bureau exerçait une supervision sur tous les étrangers visitant Constantinople, et qu'ils étaient sous la supervision du logothète du DromeJ.B. Bury, , Londres, 1911, ..
Certains, comme Michael Antonucci, ont affirmé que le bureau des Barbares agissait comme une sorte de service d'espionnage pour l'Empire. Cependant, rien ne prouve que tel ait été son rôle, ni même qu'il ait survécu à la réforme de la fonction de « maître des offices » sous Léon III (). On trouve néanmoins un sceau en plomb portant le nom d'un homme, Pierre, qui était (« Protospathaire et chargé des barbares »), daté du . Les au sein du système de la Poste impériale sont par ailleurs connus pour avoir maintenu une fonction de renseignement intérieur dans l'Empire romain jusqu'au et apparaissent, de ce fait, comme des candidats plus plausibles au titre de service de renseignement impérial que le bureau des Barbares. Comme la fonction de ce dernier semble avoir consisté à gérer les relations avec les différentes nations barbares avec lesquelles l'Empire entretenait des relations diplomatiques, notamment la traduction, la communication et la correspondance, le bureau des Barbares aurait eu une fonction de renseignement au sens moderne le plus large, par opposition à l'espionnage.
Le terme grec « barbare », venu de l'Antiquité, en est venu à être utilisé de manière péjorative pour désigner les peuples non hellénophones, c'est-à-dire les « étrangers ». Son usage officiel à l'époque romaine reflétait l'idée que la civilisation romaine était la plus avancée de l'humanité.
Notes et références
Annexes Bibliographie
Académie de droit international de La Haye, Recueil Des Cours, , , , 1939.
Articles connexes Diplomatie de l'Empire byzantin
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