La Vrije Vrouwenvereeniging (Association des femmes libres, VVV) est une association néerlandaise de défense des droits des femmes. Elle est fondée le 5 octobre 1889 par un groupe de six femmes, parmi lesquelles Wilhelmina Drucker. La Vrije Vrouwenvereeniging vise l'égalité juridique, économique et politique des femmes et des hommes, contribuant ainsi à l'émergence du mouvement féministe organisé aux Pays-Bas en 1889. Première organisation féminine d'inspiration socialiste, elle est cependant réservée aux femmes et aux personnes politiquement indépendantes. vignette|Une caricature qui ridiculise l'Association des femmes libres
Historique
Création La Vrije Vrouwenvereeniging est fondée le 5 octobre 1889 au Café Suisse d'Amsterdam par Wilhelmina Drucker, et Henriette Cohen, Theodora van Campen-Doesburg, Feitje Acronius-Duinker et Maria Mater-Vonk.
Wilhelmina Drucker en devient la présidente et, bien qu'elle-même soit proche de la Ligue sociale-démocrate, l'association se veut libre de toute affiliation politique, de tout dogme et de toute appartenance à une classe sociale et n'est accessible qu'aux femmes. Cette association est considérée comme la première du genre aux Pays-Bas et marque le début du mouvement organisé pour les droits des femmes aux Pays-Bas.
Objectifs L'objectif général de l'association est le développement intellectuel et politique des femmes. Elle défend l'idée que les femmes doivent pouvoir gagner leur vie par un travail honnête. Elles ne doivent pas être contraintes de se prostituer ou de se marier pour subvenir à leurs besoins. Toutes les formes d'éducation et toutes les professions doivent leur être accessibles.
Périodique La VVV commence ses activités en 1893 avec des conférences publiques et fonde le magazine qui paraît jusqu'en 1926, même après la dissolution de l'association. À sa création, le magazine est dirigé par Wilhelmina Drucker et Theodore Haver. Après le décès de cette dernière, sa sœur reprend la direction du magazine.
Revendications La Vrije Vrouwenvereeniging s'oppose aux protections juridiques spécifiques accordées au travail des femmes, telles qu'adoptées par la Chambre des représentants en mai 1889. Cette loi laisse les horaires de travail des hommes adultes totalement libres, mais limite ceux des femmes et des jeunes hommes de moins de 16 ans. Cette législation aggrave la situation concurrentielle des femmes sur le marché du travail par rapport aux hommes, rendant encore plus difficile pour elles de gagner leur vie.
Elle demande également un suffrage féminin dans les mêmes conditions que les hommes, s'opposant en ça au programme de la Ligue social-démocrate.
Le suffrage féminin ne figure pas initialement parmi les revendications de la Vrije Vrouwenvereeniging mais Wilhelmina, Drucker soulève la question moins d'un an après la fondation de l'association. La Vrije Vrouwenvereeniging, de concert avec les socialistes, milite alors pour un amendement constitutionnel instaurant le suffrage universel. Cette coopération fut rapidement mise à l'épreuve lorsque des socialistes tels que et estiment que les revendications des féministes vont trop loin.
En 1893, la Vrije Vrouwenvereeniging appelle à la création d'une association entièrement dédiée à l'obtention du droit de vote des femmes. C'est chose faite en 1894 avec la Vereeniging voor Vrouwenkiesrecht (Association pour le suffrage des femmes, VVK)
Dissolution Au fil des ans, le soutien à l'association diminue, mais elle connaît un moment marquant en 1898 lorsqu'elle organise l'exposition sur le travail des femmes à La Haye, à l'occasion du couronnement de la reine Wilhelmine.
L'Association est dissoute en 1913.
Références
Voir aussi
Articles connexes
Féminisme aux Pays-Bas
Liens externes
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