La Voix du Peuple est un ancien journal syndical suisse romand de tendance syndicaliste révolutionnaire, paru entre 1906 et 1914 à Lausanne puis à Genève.

Histoire Le premier numéro de La Voix du Peuple parait le à la suite du congrès de Neuchâtel de la Fédération des unions ouvrières de Suisse romande (FUOSR). Il est l'organe officiel de cette organisation.

Lorsque le premier imprimeur refuse de continuer à l’éditer, le typographe Henri Baud et ses frères, membres de la FUOSR, montent une « imprimerie communiste » à Pully pour le produire. Son tirage est de en 1906, monte à puis redescend à dès 1913. Il parait tout les samedis.

Lors de la grève générale vaudoise de 1907, l'« imprimerie communiste » de la Voix du Peuple est occupée par l'armée.

En 1907, le journal publie La grève générale politique, un important texte de Robert Grimm traduit par James Guillaume.

La Première Guerre mondiale et la mobilisation précipitent la fin du journal. Du 22 aout 1914 jusqu’au 26 décembre, La Voix du peuple parait fusionné avec Le Réveil anarchiste, seul le titre et la numérotation sont gardées par chaque journaux. La dernière édition du journal sort le , ses abonnés sont ensuite transférés au Réveil anarchiste.

Ligne éditoriale Dans les colonnes de La Voix du Peuple sont traités non seulement l'actualité des luttes ouvrières locales, nationale et internationale, mais également le néo-malthusianisme et la contraception, l'égalité entre les hommes et les femmes, l'antimilitarisme, la lutte contre l'alcoolisme, la libre pensée et l'antiparlementarisme. La Voix du Peuple publie des listes d'entreprises mises à l'index et de produits à boycotter. On y trouve aussi régulièrement des chansons et des poèmes.

Différentes tendances du syndicalisme révolutionnaire s'expriment au sein du journal, dont les principaux animateurs insistent plusieurs fois pour ne pas être réduits au seul courant anarchiste.

Sa devise, publiée dans la manchette du journal, est « L'émancipation des travailleurs doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes », une phrase issue des statuts de l'Association internationale des travailleurs, rédigés par Karl Marx.

Rédaction Parmi les principales personnalités à écrire dans le journal, on compte :

Jean Wintsch Luigi Bertoni Clovis-Abel Pignat James Guillaume Georges Herzig Henri Baud Alfred Amiguet Gustave Noverraz

Bibliographie

Archives Le journal est entièrement numérisé sur le site e-newspaperarchives.ch .

Références

Catégorie:Presse écrite en Suisse romande Catégorie:Titre de presse créé en 1906 Catégorie:Titre de presse disparu en 1914 Catégorie:Anarchisme en Suisse Catégorie:Presse hebdomadaire disparue en Suisse Catégorie:Presse anarcho-syndicaliste Catégorie:Syndicalisme révolutionnaire Catégorie:Presse écrite disparue en Suisse romande