Frederike van Balen-Klaar, née le à La Haye et morte le à Laag-Keppel, est une enseignante et féministe néerlandaise. Elle est une personnalité importante dans la lutte pour le droit de vote des femmes aux Pays-Bas.
Biographie Frederike Swaantje Klaar naît le 30 avril 1861 à La Haye. Elle est l'aînée des quatre enfants de Wilhelmus Julius Klaar, fonctionnaire (1836-1910) et d'Aleida van Oort (1833-1872). En 1870, son père devient maire de Maasdam, mais doit renoncer à son poste en raison d'une quasi-cécité. Sa mère meurt de la tuberculose alors que Frederike a dix ans. Frederike Klaar doit interrompre sa scolarité à la fin de l'école primaire. Elle enseigne dès l'âge de douze ans dans la classe des plus jeunes à l'école de Geertensdijk. En 1876, elle s'installe à Middelbourg, où elle peut intégrer l'école normale locale et suivre ue formation d'enseignante. Elle enseigne à partir de 1880, d'abord à Schiedam, puis à Nieuw-Lekkerland.
Elle épouse Christiaan van Balen, enseignant et journaliste le 28 juillet 1883 à Maasdam. Ils s'installent à De Mijl, où son mari devient directeur de l'école du village et elle-même cesse d'enseigner. Ils ont quatre enfants, dont l'aîné meurt en bas âge.
Le droit de vote des femmes Le couple Van Balen-Klaar s'installa à Zutphen où Christiaan van Balen devient rédacteur en chef du journal local, le Zutphense Courant. Frederike Van Balen-Klaar s'engage alors dans le mouvement local pour le suffrage féminin et préside la section locale de la Vereeniging voor Vrouwenkiesrecht ( Association pour le suffrage des femmes, VVK) de 1898 à 1907.
Elle fonde également une garderie d'enfants, destinée aux femmes travaillant à l'extérieur.
Lorsque Christiaan van Balen devient rédacteur en chef du , la famille s'installe à La Haye. Frederike van Balen-Klaar intègre le conseil national de la VVVK en 1907, puis accepte le poste de vice-présidente de l'Association. Elle est alors amenée à remplacer la présidente, Aletta Jacobs, notamment lors de la tournée mondiale de cette dernière entre 1911 et 1913.
Parallèlement, elle prononce des discours et publie des pamphlets et des articles, notamment Vrouwenkiesrecht, en collaboration avec Aletta Jacobs en 1913. L'ouvrage est réédité en 2023. Elles y expliquent comment le droit de vote des femmes serait bénéfique pour la société entière et réfutent méthodiquement tous les arguments contre le suffrage féminin.
Durant cette période, la VVVK s'oppose à la loi Kolkman, qui aurait entraîné une hausse du coût de la vie par l'augmentation des droits de douane à l'importation.
En 1913, Frederike van Balen-Klaar devient présidente de la salle consacrée au suffrage féminin lors de l'exposition De Vrouw 1813-1913.
En 1915, elle présente, avec Cor van der Meer van Kuffeler, au nom de l'Association pour le droit de vote des femmes, une pétition au Premier ministre pour demander l'égalité constitutionnelle entre les hommes et les femmes. La pétition est signée par . Elles sont accompagnées par un cortège de voitures transportant des représentantes de 128 sections des Pays-Bas et des Indes.
Malgré cela, la révision de la constitution de 1917 instaurant le suffrage universel pour les hommes, n'accorde aux femmes qu'un suffrage passif. C'est à dire qu'elles peuvent être élues mais pas voter.
En 1917, Frederike van Balen-Klaar devient la première femme à siéger au conseil d'administration de l'. Elle est une des rares femmes candidate aux élections législatives de 1918, dans le cadre du suffrage passif. Elle n'obtient cependant pas suffisamment de voix (1609) pour être élue.
Après l'adoption du droit de vote Le droit de vote des femmes est adopté aux Pays-Bas en 1919. Frederike van Balen-Klaar représente le VVK lors des débats à la Chambre des représentants. Elle regrette l'indifférence du gouvernement qui n'intervient pas directement.
La Vereeniging voor Vrouwenkiesrecht prend le nom de Nederlandsche Vereeniging van Staatsburgeressen (Association néerlandaise des citoyennes). Frederike Klaar en devient la présidente en 1920. Cependant, elle démissionne de ce poste en 1922 et devient inspectrice scolaire, principalement dans l'enseignement maternel.
Elle renonce à se présenter aux élections à une place éligible sur la liste de l'Union libérale, comme on le lui propose, car elle préfère se consacrer à l'enseignement. Sa carrière d'enseignante prend cependant fin peu après lorsque le nouveau gouvernement conservateur de Hendrikus Colijn interdit aux femmes mariées d'exercer la profession d'inspectrice scolaire. Frederike Klaar demeure néanmoins membre du conseil d'administration de l'École Huishoud de La Haye, entre autres fonctions, et rédactrice en chef de la revue « In en om de Woning » (À la maison et aux alentours).
Elle voyage beaucoup avec son mari, notamment en Argentine où vit son fils aîné, puis le couple se sépare avant la Seconde Guerre mondiale.
Son plus jeune fils, Wilhelmus van Balen, publie en 1947 un livre sur sa vie intitulé « Frederike », dont elle rédige elle-même la postface.
Durant ses dernières années, elle vit dans une maison de retraite à Laag-Keppel, où elle meurt en 1952, âgée de presque 91 ans.
Publications
Bibliographie
Références
Voir aussi
Articles connexes
Féminisme aux Pays-Bas Vereeninging voor Vrouwenkiesrecht Droit de vote des femmes
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