Sara Jane McBride, née vers et morte le , est une entomologiste et monteuse de mouches de pêche américaine, connue pour avoir été la première personne à mener des recherches entomologiques en lien avec la pêche à la mouche aux États-Unis.

Biographie

Enfance et formation Sara Jane McBride naît vers , à Caledonia, dans l'État de New York, de John et Mary H. McBride.

Son père est un monteur de mouches réputé et propriétaire d'une boutique d'équipement de pêche à la mouche ; elle profite d'une formation de sa part. Elle étudie également durant son enfance les divers insectes des cours d'eau de sa région et pratique des dissections sur les poissons qu'elle attrape afin de comprendre quels insectes ils consomment le plus.

Carrière et publications En , lorsque son père meurt, elle reprend la boutique familiale.

vignette|Une publicité où Sara Jane McBride annonce qu'elle reprend la boutique de son père.

Elle devient la première monteuse de mouches professionnelle des États-Unis et acquiert une grande réputation.

En , elle publie l'un des premiers articles d'entomologie aux États-Unis à s’intéresser aux insectes dans le cadre de la pêche à la mouche : . À partir de cette même année, elle intervient régulièrement dans le magazine . Ses interventions dans le magazine lui permettent de faire la publicité de ses produits et de ses articles scientifiques, tandis que le propriétaire du magazine, Charles Hallock, la met en avant dans une rubrique dédiée spécifiquement aux articles écrits par des femmes, dans le but de développer un lectorat féminin pour les sports de nature.

Elle est parmi les premières aux États-Unis à mettre en avant l'idée que l'hameçon doit « tromper » le poisson plutôt que simplement l'attirer avec des couleurs brillantes et des formes étranges. À travers ses études d'entomologie, elle établit des patterns de mouches qui imitent des espèces d'insectes appréciées de certains poissons. Elle milite également pour l'usage de hameçons non barbelés, dans l'objectif de réduire la souffrance du poisson lors de la pêche.

À l'occasion de l'Exposition universelle de 1876, elle obtient une médaille de bronze pour ses talents de monteuse de mouches. alt=Une photo de 6 mouches de pêche, organisés en 2 colonnes. |vignette|En bas a droite de l'image, une mouche Tomah Jo, la création la plus célèbre de Sara Jane McBride. Elle voyage ensuite dans les îles Britanniques pour découvrir de nouvelles techniques de montage de mouches et retourne aux États-Unis pour fonder un magasin d'équipement de pêche à la mouche en à New York. Puis elle déménage en à Mumford.

Fin de vie La fin de la vie de Sara Jane McBride est mal connue. Son dernier article dans le date de , après quoi elle n'y est plus que brièvement mentionnée dans une note de indiquant qu'elle se trouve en Australie. Le , sans que les raisons de son incarcération ni de son transfert soient connues, elle est transférée de la prison de Townsville à l'asile psychiatrique de Brisbane. Quelques correspondances permettent de savoir qu'elle autorise la mise aux enchères de ses biens entre et , qu'elle se considère saine d'esprit et qu'elle demande à être relâchée. En , elle est transférée dans un autre asile, le Willowburn Mental Asylum, à Toowoomba, où elle meurt le .

Ouvrages

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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