La corruption en Tunisie est un phénomène social, politique et économique qui touche la Tunisie. En baisse après la révolution tunisienne, elle connaît une augmentation progressive dans les années 2010 avant de stagner durant les années 2020.

Historique Avant l'indépendance La corruption en Tunisie est un fait historique dont on trouve les traces avant même l'indépendance du pays ou le protectorat français. L'interventionnisme des beys dans les affaires courantes et les scandales de corruption tels que l'affaire Mahmoud Ben Ayed sont courants sous le beylicat de Tunis... Lors de l'établissement du protectorat, la France use de l'accaparement spéculatif des terres, le maintien délibéré d'un système caïdal corrompu et le favoritisme financier pour favoriser les élites coloniales...

Après l'indépendance Présidences Bourguiba et Ben Ali La corruption en Tunisie prend une ampleur généralisée après l'indépendance du pays. La corruption des fonctionnaires d'État est l'une des plus visibles à toutes les échelles de la société civile. La centralisation du pouvoir aux mains, sous le régime de Habib Bourguiba, du PSD et, sous celui de Zine el-Abidine Ben Ali, du Rassemblement constitutionnel démocratique, ne fait qu'accentuer le fléau de la corruption...

Situation post-révolutionnaire Après la révolution de 2011, les réseaux classiques de corruption sont désorganisés et le pays enregistre un taux de corruption historiquement bas.. L'État met alors en place des pare-feux comme l'Instance nationale de lutte contre la corruption et atteint un pic historiquement bas de 44 points sur l'indice de perception de la corruption de Transparency International en 2021...

Le retour au présidentialisme et à la centralisation, l'affaiblissement des organes de lutte contre la corruption et le manque de transparence du régime de Kaïs Saïed rendent les institutions politiques et administratives fragiles et vulnérables à la corruption généralisée...

Analyse et perception

vignette|Évolution de l'indice de perception de la corruption de la Tunisie de 2012 à 2024.

Selon Transparency International, l'indice de perception de la corruption de la Tunisie stagne depuis plusieurs années entre 39 et 40 points dans la moyenne basse à l'échelle mondiale...

S'étant démocratisée à toutes les échelles de la société et du pouvoir, elle a pris une place importante dans la vie quotidienne de certains Tunisiens. En effet, selon un sondage réalisé en 2017 et un autre en 2018, 30 % d'entre eux pensent que des hommes et femmes politiques sont corrompus. et 76 % d'entre eux qu'il y a plus de corruption que sous le régime de Ben Ali.

Les causes de la corruption évoquées par les Tunisiens dans un sondage du sont généralement le pouvoir (Ben Ali, Béji Caïd Essebsi, Parlement, troïka, etc.).

Conséquences et affaires de corruption Les conséquences de la corruption à grande échelle sur la Tunisie se font ressentir sur l'économie du pays. Par exemple, le surendettement, la baisse du pouvoir d'achat., des pertes financières massives pour l'État., la fuite des cerveaux. et la perte en valeur des diplômes sont directement ou indirectement causées par la corruption massive...

Plusieurs affaires de corruption sont aussi révélées comme celles de la compagnie aérienne Tunisair.., des affaires concernant des hommes et femmes politiques., des partis politiques.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . .

Articles connexes Instance de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption

Liens externes . . . .

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