La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer est un film français réalisé par Antonin Baudry et sorti en 2026.

Il s'agit du premier film du diptyque consacré à Charles de Gaulle, adapté de l'ouvrage De Gaulle : une certaine idée de la France de l'historien Julian T. Jackson, ..

Ces deux films reviennent sur sa vie et, plus largement, sur la France libre ainsi que sur les dessous de la Seconde Guerre mondiale entre (bataille de Montcornet) et (libération de Paris)...

Ce premier volet est consacré à la période 1940-1942.. Il est suivi d'une seconde partie, La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom, sortie le .

Synopsis

En juin 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, les armées de l'Allemagne nazie envahissent la France. Le colonel Charles de Gaulle, alors peu connu, tente de contenir les Allemands lors de la bataille de Montcornet mais ne peut empêcher la débâcle militaire.

Refusant la défaite, il s'envole pour Londres afin d'organiser la Résistance extérieure française et continuer la lutte contre l'Allemagne nazie. Sans disposer de réels appuis ni de troupes sous ses ordres, il va alors tenter de créer une organisation politique et militaire : la France libre...

Fiche technique

Titre original : La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer Titre québécois : Résistance. Réalisation : Antonin Baudry Scénario : Antonin Baudry et Bérénice Vila, d'après De Gaulle : une certaine idée de la France () de Julian T. Jackson Musique : Volker Bertelmann Décors : Benoît Barouh Costumes : Laurence Chalou Photographie : Giora Bejach et Pierre Cottereau Son : Lucien Balibar et Nicolas Cantin Montage : Katie Mcquerrey et Rehman Nizar Ali Production : Ardavan Safaee, Jérôme Seydoux et Axelle Boucaï Sociétés de production : Pathé Films, en coproduction avec Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma et TF1 Films Production Sociétés de distribution : Pathé (France) ; Immina Films (Québec), Pathé Films AG (Suisse romande), Pathé Touch Afrique (Algérie, Côte d'Ivoire et Tunisie), (Belgique) Budget : . Pays de production : Langue originale : français Format : couleur Genre : drame biographique et historique, guerre Durée : . Dates de sortie : France : (festival de Cannes) ; (sortie nationale). Algérie, Maroc, Tunisie, Wallonie, Suisse romande : Côte d'Ivoire, Sénégal : Québec :

Distribution

Production Genèse et développement thumb|upright=0.9|Le livre De Gaulle, une certaine idée de la France a servi de source d'inspiration au double film. En , quelques mois après la sortie du film De Gaulle de Gabriel Le Bomin, premier film de cinéma centré sur Charles de Gaulle, avec Lambert Wilson dans le rôle-titre, la presse annonce que le réalisateur Antonin Baudry va à son tour développer pour la société Pathé un film biographique en deux parties sur le général..

Le président de Pathé, Jérôme Seydoux, mûrissait depuis une vingtaine d'années le projet de consacrer une grande fresque historique au général de Gaulle et à la France libre. Âgé de six ans au début de la Seconde Guerre mondiale, il a en effet été marqué par cette période, notamment à cause de son père qui fut prisonnier. Il souhaitait mettre à l'image cette page de l'histoire sans compromis sur l'ambition, contrairement aux autres films français sur la période, ce qui s'inscrit dans la lignée de la stratégie post-Covid de Pathé, qui consiste à refaire de grandes superproductions françaises (ce qui a mené en parallèle à, entre autres, Le Comte de Monte Cristo en 2024 ou le diptyque Les Trois Mousquetaires en 2023).

Le président de Pathé production, Ardavan Safaee, déclare à propos de ce projet :

L'écriture du scénario est confiée à Antonin Baudry et à sa compagne Bérénice Vila. Pour cela, ils s'inspirent de l'ouvrage De Gaulle, une certaine idée de la France (2019) de l'historien britannique Julian T. Jackson..

Le réalisateur déclare que ce livre a changé sa vision du général de Gaulle et l'a incité à le mettre en avant à l'écran :

C'est donc tout naturellement qu'Antonin Baudry fait appel à Jackson pour être consultant historique du film, tout comme l'historien français Géraud Létang.

En plus du livre de Jackson, les deux scénaristes consultent chacun près de 150 autres ouvrages historiques, pendant une phase de recherche qui dure un an, avant de se mettre à l'écriture du scénario.

Le film est ensuite produit par Pathé, avec l'appui en coproduction de TF1 Films Production et Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma.

La bande originale du premier volet, L'Âge de fer, est confiée au compositeur Volker Bertelmann, oscarisé en 2023 pour À l’Ouest rien de nouveau, tandis que celle du second volet, J'écris ton nom, est confiée au compositeur Théo Cascio, dont c'est la toute première musique pour un long-métrage de fiction.

Les effets spéciaux du film sont réalisés par la société française BUF (avec des équipes à Paris et à Montréal). Ils sont produits par Pierre Buffin, fondateur et directeur du studio BUF, sous la supervision de Marion Eloy pour la France et David Verbeke pour le Canada.

Les studios The Yard (France) et Benuts (Belgique) sont aussi intervenus dans la fabrication des effets spéciaux.

Attribution des rôles Selon Antonin Baudry, le film comporte .

En , Simon Abkarian est évoqué pour incarner Charles de Gaulle.. Sa participation est officiellement confirmée en ..

Interrogé à ce sujet, Antonin Baudry explique avoir choisi Simon Abkarian pour la qualité de son jeu d'acteur, à la fois gestuel et verbal :

Niels Schneider est ensuite annoncé dans le rôle du général Leclerc, tandis que Karim Leklou est également confirmé sans plus de précisions sur son rôle. Benoît Magimel et Anamaria Vartolomei sont annoncés peu après afin d'incarner respectivement le général Koenig et la résistante Livia..

Pour incarner Churchill, Antonin Baudry fait appel à l'acteur britannique Simon Russell Beale qu'il connaît depuis plusieurs années : .

Bien que la plupart des personnages soient basés sur des personnes réelles, Livia, incarnée par Anamaria Vartolomei, est un personnage fictif, , inspiré par plusieurs héroïnes de la Résistance comme Germaine Tillion, Lucie Aubrac, Berty Albrecht ou Danielle Casanova..

L’actrice Anamaria Vartolomei indique qu'elle connaissait peu ces résistantes au départ mais que sa curiosité l'a poussé à nourrir son personnage de leurs différents parcours :

Le personnage de Blazej incarné par Karim Leklou est également un personnage imaginaire. Selon Géraud Létang, conseiller historique sur le film, c'est un clin d’œil d'Antonin Baudry au cliché diabolisé du plombier polonais, qui est ici réinterprété pour lui conférer une certaine grandeur . Blazej est également inspiré du personnage de Sancho Panza, l'écuyer et compagnon de Don Quichotte. Imaginé par Bérénice Vila, son rôle est d'apporter une forme de candeur et d'enthousiasme pour contrebalancer avec le caractère idéaliste et donquichottesque du personnage de de Gaulle imaginé par Antonin Baudry.

Tournage thumb|upright=0.9|Les avenues menant à l'Arc de Triomphe ont été bloquées durant le tournage de la scène de la manifestation du 11 novembre 1940. Le tournage s'étend de la mi- à fin . Il débute par les prises de vues se déroulant à Paris (place du Panthéon, gare de l'Est, près de la station Hôtel de Ville ou encore dans le quartier du Marais…).

Comme l'explique la productrice Axelle Boucaï, le tournage à Paris devait se dérouler impérativement en 2023 sous peine de devoir être reporté de deux ans, car les Jeux olympiques d'été de 2024 auraient ensuite rendu tout tournage impossible dans les lieux emblématiques de la capitale :

Le tournage de la scène de la manifestation du 11 novembre 1940 a notamment demandé le blocage complet de la Place Charles-de-Gaulle (anciennement Place de l'Étoile). C'est pourquoi il a été décidé de la tourner le 15 août, lorsque la fréquentation est minimale.

Le tournage se poursuit ensuite en Normandie et au Maroc.., où il se déroule d'octobre à .

Le Londres de l'époque est ensuite reconstitué dans les studios de Bry-Sur-Marne pour un tournage de février à . Puis le tournage reprend de juin à , après une pause de trois mois. La dernière scène se déroule sur une terrasse marocaine reconstituée sur fond bleu à Bry-sur-Marne.

Avant chaque journée de tournage, Simon Abkarian se soumet à de maquillage, comprenant notamment un rasage du front, une épilation des sourcils, des prothèses d'oreilles et un maquillage spécial pour coller ses paupières..

Le , Le Point publie un article dépeignant un tournage marqué par des dépassements de budget et des défections au sein de l'équipe. En , le producteur exécutif Stéphane Riga, le premier assistant Thierry Verrier, tous deux réputés proches d'Antonin Baudry, ainsi que sont remplacés. Le chef opérateur Pierre Cottereau démissionne ensuite et est remplacé par Giora Bejach. Le tournage principal est bouclé avec deux mois de retard sur le plan de travail initial. Toujours selon cet article, certains membres de l'équipe pointent d'Antonin Baudry. Cependant Mathieu Kassovitz soutient le réalisateur : . Le journal surligne aussi que les retours des premières projections à des professionnels du cinéma sont très positifs. Le Point affirme que le budget du diptyque serait entre 85 et 100 millions d'euros, au lieu des 74 millions déclarés officiellement. Le président de Pathé, Jérôme Seydoux, déclare au Figaro que le budget est en effet dépassé, mais légèrement, et donc pas dans les proportions avancées par Le Point.

L'appel du 18 juin ne faisait pas partie du scénario du film. En effet Antonin Baudry préférait figurer l'appel du 22 juin tout en y mêlant des phrases d'autres appels radio de de Gaulle à Londres. Cependant, devant l'incompréhension des spectateurs lors d'une projection test, le réalisateur décide finalement d'intégrer l'appel du 18 juin dans le film. En post-production, il enregistre Simon Abkarian lisant l'appel en question. Néanmoins le discours tel qu'il est figuré dans le film n'est pas exactement le discours historique. En effet Antonin Baudry a gardé le début de l'Appel du 18 juin, mais a remplacé la suite par un montage de citations d'autres appels : .

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Les premières critiques de L'Âge de fer sont publiées le après la projection cannoise du film. Elles sont globalement positives.

Si Première pointe quelques défauts de construction (), c'est pour mieux relever que

Le Figaro précise que le long métrage , saluant , émaillé de scènes de batailles qui

Libération est au diapason, reconnaissant que

De son côté, Le Parisien s'enthousiasme pour . Il cite parmi ses points forts le choix de Simon Abkarian, qui et l'envie du film de mélanger les genres : Un parti-pris également souligné par Télérama, qui se réjouit de découvrir un film qui et passe ..

Pour la sortie nationale du film, Le Monde loue un Simon Abkarian et évoque un film ainsi que la volonté patente du réalisateur de

Les critiques les plus négatives se trouvent chez Les Inrockuptibles, qui y voient un film , les Cahiers du cinéma, qui parlent d'un , et L'Humanité qui évoque

Au Royaume-Uni thumb|The Guardian loue la reconstitution de la bataille de Bir Hakeim qui met en lumière rôle joué par les Forces Françaises Libres. The Guardian dresse une critique élogieuse du film, le décrivant comme une .

Il note que le film , incarné par Simon Abkarian avec une .

Le quotidien britannique loue également la performance de Simon Russell Beale qui incarne Winston Churchill . Il note enfin que le film rend hommage à qui .

Screen International se montre plus mitigé, décrivant le film comme qui .

Le magazine note que . À l'inverse, . Il note que , tandis que .

Le magazine loue cependant la performance de Simon Abkarian qui s'avère ainsi que le scénario global du film qui réussit à .

Box-office Un démarrage timide