Barthélemy de Chinon est un ecclésiastique français, archevêque de Tours de 1052 à sa mort, le 9 ou .

Biographie Origines Barthélemy, dit de Chinon, est le frère de Jean de Chinon., l'homme à qui le comte d'Anjou Geoffroy Martel confie la garde du château de Chinon après sa conquête en 1044.

Selon Jacques Boussard, il est moine à l'abbaye Notre-Dame d'Évron avant son accession à l'épiscopat ce qu'Olivier Guillot conteste. Il relève qu'avant 1029, Barthélemy est déjà prévôt du chapitre de la cathédrale de Poitiers. Pour lui, Barthélemy appartient une famille du Poitou, qui possède la seigneurie de Mirebeau. Jacques Boussard le rattache plutôt à l'aristocratie tourangelle.

Archevêque Selon P. Calendini, il est archevêque de Tours à partir de 1052 au plus tard, puisqu'à cette date il est cité comme témoin dans une charte. C'est l'année où il succède à l'archevêque Arnoul selon Jacques-Xavier Carré de Busserolle et Jean-Hervé Foulon. Pour Olivier Guillot, Barthélemy devient archevêque de Tours entre le et le . Le choix de Barthélemy, fidèle du comte d'Anjou Geoffroy Martel, comme archevêque de Tours affirme la domination du comte d'Anjou sur la Touraine, mais Barthélemy semble avoir été aussi proche du roi de France .

En 1054, Barthélemy consacre l'église abbatiale de Cormery, assisté de l'évêque d'Angers Eusèbe Brunon. En 1059, il assiste au sacre du roi par l'archevêque de Reims Gervais de Bellême. Il préside trois conciles, deux à Tours en 1055 et en 1060 et un à Angers. Le pape tranche un conflit entre les abbayes Saint-Aubin d'Angers et la Trinité de Vendôme. Sa décision, annoncée à Barthélemy par l'évêque de Nevers , est en faveur de cette dernière abbaye. Lors du concile de Tours de 1060, Barthélemy échoue à la faire accepter par l'abbaye Saint-Aubin.

Après la mort de l'évêque du Mans Vulgrin de Vendôme en 1064, le duc de Normandie Guillaume le Conquérant nomme le nouvel évêque, Arnaud. Barthélemy est son métropolitain et doit normalement le sacrer, mais le comte d'Anjou Geoffroy le Barbu tente de l'en empêcher, ce dont Barthélemy se plaint auprès du roi puis du pape . Dans sa lettre au pape, Barthélemy revendique la qualité d'archevêque royal. Il excommunie Geoffroy le Barbu, sentence confirmée par le légat du pape Étienne lors d'un synode organisé à Saumur le .

Dans ce conflit, Barthélemy est soutenu par le frère de Geoffroy le Barbu, Foulques le Réchin, qui devient comte d'Anjou après la déposition de Geoffroy le Barbu en 1067. Le premier acte dans lequel Foulques le Réchin s'intitule comte, passé à Saumur le , porte la croix de Barthélemy, entre autres souscriptions de grands seigneurs. Quand, à l'été 1067, Geoffroy le Barbu est provisoirement rétabli comte comte par le roi, Barthélemy ne participe pas à cette réconciliation.

Selon P. Calendini, Barthélemy est archevêque jusqu'en 1061. Selon Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Barthélemy meurt le ou en 1067 ou en 1068. Selon Olivier Guillot et Jean-Hervé Foulon, il meurt en 1068, le ou le . Après une vacance de cinq ans, le doyen du chapitre cathédral de Tours, Raoul de Langeais, lui succède comme archevêque de Tours.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . . .

Articles connexes Liste des évêques et archevêques de Tours Archidiocèse de Tours Liens externes

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