Les sont l'ensemble des instruments employés dans la céramique japonaise pour transformer les matières premières en une pâte céramique homogène prête à être façonnée. Ils permettent successivement de concasser, broyer, malaxer, tamiser, décanter, sécher et doser l'argile avant son utilisation.

Ces outils comprennent aussi bien des dispositifs traditionnels, comme le , moulin hydraulique destiné au broyage de l'argile, que des équipements modernes tels que les broyeurs mécaniques ou les malaxeurs électriques. Ils se distinguent des outils de tournage, de façonnage ou de décoration, qui interviennent lors des étapes ultérieures de fabrication.

Préparation mécanique de l'argile Les outils de préparation mécanique de l'argile regroupent l'ensemble des instruments destinés à transformer les matières premières en une pâte homogène propre au façonnage. Ils interviennent dès les premières étapes de la fabrication, afin de concasser les blocs d'argile, éliminer les agglomérats, homogénéiser la pâte et assurer une répartition uniforme de l'humidité. Selon les ateliers et les époques, ces opérations sont réalisées manuellement ou à l'aide de dispositifs hydrauliques, mécaniques ou électriques.

Ces outils permettent également d'incorporer différents constituants, tels que le sable, la chamotte ou d'autres dégraissants, afin d'obtenir les propriétés recherchées pour chaque type de céramique.

Kara-usu Le est un dispositif traditionnel de broyage utilisé pour préparer l'argile brute. Il se compose d'un lourd pilon en bois actionné par la force hydraulique : le courant d'une rivière soulève périodiquement le levier, qui retombe ensuite sous son propre poids dans un mortier, selon un principe comparable à celui d'un shishi-odoshi. Ce mécanisme permet de fragmenter progressivement les blocs d'argile avant leur lavage, leur décantation ou leur malaxage.

À l'origine, le kara-usu est un équipement agricole employé pour le décorticage du riz, afin de séparer les grains de leur balle. Son principe de fonctionnement a ensuite été adapté dans plusieurs régions du Japon pour le broyage de l'argile, où il a longtemps constitué l'un des principaux équipements des ateliers de poterie produisant d'importants volumes de pâte. centré|vignette|250x250px|Un dhenki (Inde), similaire dans sa forme et fonction au kara-usu.

Mortier (nyūbachi)

vignette|Un mortier (nyūbachi) et son pilon (nyūbō). Le est un mortier servant au concassage et au broyage de l'argile ou de certains constituants minéraux entrant dans la composition des pâtes céramiques. Réalisé en pierre ou en bois selon les usages, il est employé avec un pilon (kine 杵) pour réduire les matériaux en fragments plus fins avant leur tamisage ou leur mélange. Dans les petits ateliers, il constitue une alternative simple aux broyeurs mécaniques.

Pilon (nyūbō) Le est le pilon utilisé avec un usu pour broyer ou écraser les matières premières destinées à la fabrication de la pâte céramique. Généralement en bois, plus rarement en pierre, il permet de fragmenter les blocs d'argile ou certains additifs minéraux avant les étapes de lavage et de décantation. Il demeure employé dans certaines productions artisanales attachées aux méthodes traditionnelles.

Malaxeur d'argile (dorenki) Le est une machine destinée à homogénéiser la pâte céramique après son broyage et son lavage. Munie d'une vis sans fin ou de pales internes, elle malaxe l'argile afin d'uniformiser sa teneur en eau, de répartir les différents constituants et d'éliminer une partie des bulles d'air. Les ateliers contemporains utilisent couramment ce type d'équipement pour produire une pâte régulière prête au façonnage. centré|vignette|Un dorenki.

Malaxeur électrique (kakuhanki) Le malaxeur électrique appelé en japonais est un appareil motorisé servant à mélanger l'argile avec l'eau ou différents additifs afin d'obtenir une pâte homogène. Son utilisation réduit considérablement le travail manuel nécessaire au pétrissage et permet de préparer rapidement de grandes quantités d'argile présentant une humidité uniforme.

Lavage et affinage de l'argile Le lavage et l'affinage de l'argile regroupent les opérations destinées à éliminer les impuretés, contrôler la granulométrie et ajuster la teneur en eau de la pâte. Après le broyage, l'argile est généralement mise en suspension dans l'eau, tamisée puis laissée à décanter avant d'être progressivement séchée jusqu'à atteindre la plasticité recherchée.

Ces opérations améliorent la qualité de la pâte en supprimant les éléments grossiers et en homogénéisant sa composition avant le façonnage.

Tamis (furui) Le est utilisé pour filtrer l'argile en suspension et retenir les éléments grossiers tels que les cailloux, racines ou fragments insuffisamment broyés. Selon la finesse recherchée, plusieurs tamis de mailles différentes peuvent être employés successivement afin d'obtenir une pâte présentant une granulométrie régulière. centré|vignette|Un tamis (furui).

Bac de séchage de l'argile (tsuchi muro) Le est un bac destiné au ressuyage de l'argile après son lavage. La pâte, encore fortement hydratée, y est déposée afin de perdre progressivement son excès d'eau jusqu'à atteindre la plasticité requise pour les étapes ultérieures de préparation. Dans les ateliers modernes, cette opération précède généralement le malaxage mécanique réalisé à l'aide d'un dorenki (土練機).

Planche de séchage (san'ita) La est une surface plane, généralement en plâtre ou en matériau absorbant, sur laquelle le céramiste poste ces objets façonnés pour les faire sécher, préalable à leur première cuisson.

Bol en biscuit de séchage (moribachi) Le est un récipient non émaillé utilisé pour absorber progressivement l'humidité d'une petite quantité d'argile liquide ou de barbotine. Grâce à la porosité de la terre cuite, il favorise une concentration lente de la pâte sans provoquer de dessiccation trop rapide.

Transfert et dosage Les outils de transfert et de dosage regroupent les récipients et instruments servant à déplacer, mesurer ou répartir les matières premières utilisées lors de la préparation de la pâte. Bien qu'ils ne modifient pas directement les propriétés de l'argile, ils contribuent à assurer la régularité des mélanges et l'organisation du travail au sein de l'atelier.

Seau (baketsu) Le est utilisé pour transporter l'eau, les barbotines ou l'argile liquide entre les différentes étapes de préparation. Il sert également au stockage temporaire des mélanges avant leur décantation ou leur tamisage. centré|vignette|200x200px|Seau (baketsu)

Bassine d'eau (teoke) La bassine d'eau (teoke, 手桶) est un récipient servant à contenir l'eau utilisée lors du délayage de l'argile, du nettoyage des outils ou de la préparation des barbotines. Elle est généralement conservée à proximité de la zone de préparation. centré|vignette|Bassine d'eau (teoke).

Entonnoir (jōgo) L' facilite le transvasement de l'argile liquide ou des barbotines entre différents récipients tout en limitant les pertes de matière. Il est particulièrement utile lors de la préparation de petites quantités de pâte ou d'engobe.

Balance (hakari) La permet de peser avec précision les différents constituants entrant dans la composition des pâtes céramiques. Elle est indispensable lorsque la fabrication repose sur des recettes nécessitant des proportions constantes de chaque matériau.

Poids (omori) Les sont utilisés avec les balances mécaniques afin de mesurer les quantités de matières premières nécessaires à la préparation des pâtes ou des glaçures. Ils garantissent la reproductibilité des mélanges d'un lot à l'autre.

Voir aussi Céramique Céramique japonaise

Références

Catégorie:Outil et objet du céramiste japonais