vignette|alt=Manette de jeu vidéo en métal, munie d'un bouton de contrôle rotatif et d'un bouton.|Paddle, première manette de l'histoire du jeu vidéo, utilisé pour jouer à , munie d'un bouton de contrôle pour régler l'angle et d'un bouton de tir.
Une manette de jeu est un contrôleur de jeu tenu à deux mains où les doigts sont utilisés pour fournir une entrée. Une manette comporte divers interrupteurs et détecteurs dont l'actionnement permet au joueur l'interaction avec le jeu vidéo. Elle permet aussi à l'ordinateur d’interagir avec le joueur, principalement par des vibrations. Il s'agit habituellement du périphérique d'entrée principal d'une console de jeux vidéo.
Caractéristiques vignette|Manette de la NES (1986). vignette|Manette de la Nintendo 64. vignette|Manette DualShock de la PlayStation (1997). vignette|Télécommande Wii (à droite) et Nunchuck (à gauche) pour Wii (2006). D'une manière générale, les manettes possèdent : une ou plusieurs commandes de direction : croix directionnelle, pavé directionnel ou autres joysticks analogiques afin de diriger un objet, un personnage, un curseur, ou encore une caméra ; des boutons en façade : des boutons d'actions, qui permettent d'agir sur le logiciel par une action unique ou contextuelle, des boutons de contrôle, qui permettent de contrôler le déroulement du logiciel, d'accéder aux menus contextuels, de mettre le jeu en pause, de quitter le jeu, etc. (Start, Select) ; des boutons de tranche ou gâchettes : numériques, des boutons d'actions n'ayant que deux positions, analogiques, des commandes pouvant théoriquement prendre une infinité de positions ; des poignées, afin d'ajouter du confort lors de l'utilisation de la manette.
Les manettes des consoles postérieures à 1996 ont généralement la capacité de vibrer en fonction des actions du jeu., pour offrir au joueur des sensations plus immersives. Les manettes sont assez peu adaptées à certains types de jeux comme les MMORPG (jeux multijoueuses), les STR (stratégie), les FPS (jeux de tirs) et les jeux de simulations pour lesquels on préfèrera utiliser la combinaison Clavier/Souris.
Histoire La première manette L'histoire des manettes de jeu commence en 1958 avec la genèse du jeux-vidéo et Tennis for two.. Ce dernier est un jeu impliquant deux joueurs se renvoyant une balle de tennis. La manette (appelé paddle) permettant de contrôler le tir se présente sous la forme d'un boitier métallique équipé d'un potentiomètre et d'un bouton unique. Du fait de la présence d'un potentiomètre, il est possible de considérer cette manette comme ayant un contrôle analogique, en plus d'un contrôle numérique via le bouton poussoir. La connectique de cette manette n'est pas précisée, elle devait juste pouvoir se connecter à l'ordinateur analogique exécutant le jeu.
Début des manettes de console Les manettes appartenant aux consoles de première (1972-1980) et de deuxième (1976-1982) génération ne marquent pas un tournant majeur dans leur évolution.
La première console, la Magnavox Odyssey possède des contrôleurs, de couleur blanche avec un couvercle marron imitation bois et conçu pour être posés sur une surface plane, comportent un bouton de réinitialisation et trois boutons rotatifs, dont un à droite et deux sur la gauche. Le bouton ne réinitialise pas le jeu, mais des éléments dans les jeux, par exemple la suppression du point d'un joueur quittant le jeu.
Les concurrents de l'Odyssey, comme les consoles de Pong, possèdent un potentiomètre et souvent un bouton poussoir.
La génération, avec la ColecoVision, garde le potentiomètre et augmente le nombre de bouton à quatorze.
L'Atari 2600, viendra changer le paysage de la console de salon avec l'utilisation d'un joystick, élément caractéristique des bornes d'arcades. La manette avait cette « tige » souple en plastique permettait un déplacement sur 2 axes (X et Y) ainsi qu'un bouton poussoir.
Atari reviendra en 1982 avec l'Atari 5200. La console apporte un nouveau joystick révolutionnaire avec un manche analogique et des touches de fonction (start, pause, reset). Elle bénéficie d'autres innovations comme un tir automatique et quatre ports de joystick. La conception sans centrage du manche s'avère sans avantage et peu fiable, énervant beaucoup d'acheteurs.
Globalement, ces 2 générations possèdent des contrôleurs n'étant pas utilisés de manière moderne. Le contrôleur de l'Odyssey doit être posé au sol, les autres de ce paragraphe sont tenus à une main, l'autre main permettant de rentrer les commandes Les manettes modernes s'utilisent de manière que chaque main supporte la manette, en plus de pouvoir rentrer les commandes.
Le tournant des manettes Troisième génération L'entrée de Nintendo dans le domaine des consoles de salon, avec la Famicom en 1983, permet de marquer un tournant dans les manettes de jeu. Cette fois-ci la manette est rectangulaire et peut être prise avec les 2 mains et chacune d'elles participe à l'entrée d'une commande. La main gauche permet d'entrer une direction (haut ou bas, et, droite ou gauche) grâce au D-pad. La main droite permet d'entrer le bouton A et/ou B permettant une action selon le jeu en cours. Les boutons start et select peuvent être activés par l'une des 2 mains étant donné qu'ils sont au milieu.
Elle intègre aussi un microphone sur la manette . Cette manette laisse à l'abandon les potentiomètre et joysticks. Ce design de la manette de Famicom fut repris par Nintendo pour le marché américain et européen avec la NES. Les changements sont mineurs, mais se rapprochent une fois de plus des manettes modernes. La NES possède des connecteurs propriétaires pour pouvoir brancher et débrancher un contrôleur (la Famicom avait les manettes soudées à la console). Cette modification fait que le contrôleur principal est identique pour le joueur 1 et 2, avec l'absence du microphone et l'obligatoire présence du bouton start et select.
Le design de la manette NES/Famicom fut repris par Sega pour sa Master System. Celle-ci a la même forme rectangulaire, la même disposition, avec l'entrée d'une direction par la main gauche et la possibilité d'appuyer sur 2 boutons à droite. La subtilité vient d'une croix directionnelle légèrement différente du fait que le D-pad de Nintendo était protégé par un brevet. Pour finir sur la troisième génération, la SG-1000, la console de Sega sortie la même année que la Famicom, reprenait le design des paddles de la seconde génération de console. L'Atari 7800 et la GX-4000 sorties respectivement en 1986 et en 1990 reprirent un design proche de la NES et de la Master System.
Quatrième génération La quatrième génération de console commence en 1987 avec l'arrivée de la PC-Engine au Japon. La manette de cette dernière reprend le design de la manette de NES.
Il faudra attendre l'année suivant (1988) avec la sortie de la Sega Mega Drive pour que les manettes continuent d'évoluer. Par rapport à la précédente génération, le contrôleur gagne 1 bouton d'action supplémentaire (pour passe de 2 à 3), avec l'ajout du bouton « C » et garde le bouton "start" mais élimine le bouton "Select". Sa forme change radicalement passant du parallélépipède rectangle à une forme plus complexe rappelant un croissant. Cette nouvelle forme permet une prise en main plus ergonomique limitant l'angle du poignet lors de la tenue du contrôleur. Par la suite Sega sortira en 1993 une manette avec 3 boutons supplémentaire à côté des boutons A, B, C. Un troisième modèle de manette sortie (MK-1470) avec la possibilité d'un mode turbo, et une dernière manette sortie avec la particularité d'être sans-fil le Remote Arcade Pad.
En 1990, la Super-NES sort au Japon. Sa manette gagne 4 boutons de plus, « X »/« Y » et les 2 deux boutons de tranche (« gâchettes ») « L » et « R ». Chaque bouton de façade dispose d'une couleur différente pour les versions japonaise et européenne. La manette américaine ne reprendra pas entièrement cette particularité, et utilisera une nuance de bleu pour distinguer la paire de boutons « A/B » et « X/Y ». La disposition de 4 boutons en face avant sous forme de losange, sur une manette à la forme « d'os de chien » (dog bone en anglais). Cette nouvelle forme permet aux doigts de ne plus être à angle droit comme sur la manette de NES. Les nouveaux boutons sur la tranche de la manette sont novateurs pour l'époque et permettront l'arrivée, plus tard, des gâchettes analogiques.
Les différences entre la manette proposée par Nintendo et celles de Sega sont plus flagrantes que celles de la génération précédente. La disposition de la Super-NES permet d'exercer moins d'effort d'extension de la part de la main gauche par rapport à la manette de la Mega Drive. La manette de Sega (version 1993) propose 6 boutons accessible par le pouce droit, alors que la stratégie de Nintendo est de les répartir, avec 4 pour le pouce droit, 1 pour l'index droit et un pour l'index gauche.
Pour terminer sur cette génération, la Neo-Geo sortie en 1990, proposait un stick arcade. Cette décision est logique étant donné que la console était un dérivé d'une borne d'arcade et qu'elle proposait les mêmes jeux. La Phillips CD-i sortie en 1991, avait 2 manettes. La première est plus une télécommande, avec des boutons play/pause/stop, 2 boutons pour sélectionner une piste, une croix directionnelle, et 3 autres boutons. La deuxième manette ressemble à une manette de Super-NES.
Le retour de l'analogique Cinquième génération La cinquième génération commencé avec la 3DO en , est proposé avec une manette ressemblant à celle de la Megadrive. En septembre sort l'Amiga CD32, avec une manette originale, avec une coque en forme de volant d'aviation possédant 7 boutons et une croix directionnelle.
L'Atari Jaguar sort en novembre, et revient en arrière en matière d'ergonomie. La manette de cette console nouvelle génération possède une forme moins ergonomique que la Super-NES et la Megadrive. Cette manette possède 3 boutons A/B/C, 2 boutons pause/option, une croix directionnelle, et un pavé de 12 touches (0 à 9 avec # et *). Cela fait un total de 17 boutons poussoir, ce qui est beaucoup comparé aux autres manettes de cette génération, qui se situe généralement entre 8 et 10 boutons.
En sort la Sega Saturn, la manette de celle-ci est légèrement améliorée par rapport à celle de la Megadrive. Elle gagne deux boutons de tranche ainsi que plus de matière au niveau des paumes de la main.
Sortie en 1994, la Sony PlayStation sort avec une première manette (standard). L'originalité vient de sa forme, encore plus ergonomique que les prédécesseurs mais aussi les noms des boutons principaux. Depuis le début les boutons étaient soit désigné par des lettres, soit par des chiffres. La PlayStation met en place un système de symbole, avec Croix, Rond, Carré, et Triangle. Elle possède aussi quatre boutons de tranche R1/R2/L1/L2.
Les évolutions de cette génération viennent surtout de Nintendo. La Nintendo 64 sort en 1996, avec une manette tri-branches, six boutons de façade, trois gâchettes numérique, une croix directionnelle et intègre le retour du stick arcade avec une particularité qui n'est pas négligeable, il est désormais maniable à l'aide du pouce. La manette possède également un port d'extension sur lequel il est possible de brancher différents accessoires, dont un kit vibration.
À cette nouvelle manette, Sony répondra par deux révisions, une première en avec la sortie de la DualAnalog Controller rajoutant deux sticks analogiques à la manette., puis en avec la DualShock rajoutant les vibrations. Cette dernière sera la référence des futures manettes de la gamme PlayStation.