Le NGCCLe sigle NGCC signifie « Navire de la Garde Côtière Canadienne » ; en anglais, le sigle utilisé est CCGS pour « Canadian Coast Guard Ship » Simon Fraser était un baliseur exploité par la Garde côtière canadienne. Entré en service en 1960 au sein de la Flotte maritime du ministère des Transports, il fut transféré à la Garde côtière canadienne nouvellement créée en 1962. Ce baliseur a servi sur les deux côtes du Canada et a été utilisé pour des missions de recherche et sauvetage le long de la côte ouest canadienne. Prêté à la Gendarmerie royale du Canada en 2000, il a traversé le passage du Nord-Ouest, effectuant ainsi le tour de l'Amérique du Nord. Désarmé en 2001, il a été vendu à des particuliers. En 2006, il a été transformé en yacht sous le même nom.

Conception et description Le Simon Fraser et son sister-ship, le NGCC Tupper, mesuraient 62,4 m de longueur hors tout, 12,8 m de large et avaient un tirant d'eau de 4,2 m. Le navire avait un déplacement de 1906 tonnes à pleine charge et un tonnage de 1358 tonnes de jauge brute (TJB). Le navire était propulsé par un système diesel-électrique développant une puissance de 2900 ch (2200 kW) et entraînant deux hélices à pas fixe. Ceci lui conférait une vitesse maximale de 14 nœuds (26 km/h).. Le navire emportait 200 m³ de gazole, il avait une autonomie de 5000 milles marins (9300 km) à 10 nœuds (19 km/h) et pouvait rester en mer jusqu’à 20 jours. Il était équipé d'un pont d'envol et d'un hangar télescopique, et pouvait accueillir un hélicoptère.

Historique du service Le navire a été construit par le chantier naval Burrard Dry Dock à Vancouver, en Colombie-Britannique, sous le numéro de chantier 306. Le Simon Fraser a été lancé le 18 août 1959 et baptisé en l’honneur de Simon Fraser, un explorateur écossais qui a cartographié une grande partie de ce qui allait devenir la Colombie-Britannique. Le navire est entré en service au ministère des Transports en février 1960. En 1962, la flotte du Service maritime du ministère des Transports a été intégrée à la Garde côtière canadienne nouvellement créée, et le Simon Fraser a reçu le nouveau préfixe NGCC. Le navire a été immatriculé à Ottawa, en Ontario.

Le Simon Fraser a d’abord été affecté à des missions dans la région de l’Ouest, opérant dans l’océan Pacifique. En 1986, le navire a été converti pour des missions de recherche et sauvetage et transféré dans la région des Laurentides, dans l’est du Canada. Vers la fin de sa carrière, le Simon Fraser a repris des missions de balisage dans les Provinces maritimes, avec pour base Dartmouth (Nouvelle-Écosse). Il a participé aux recherches de l'épave susceptible de révéler les causes du crash du vol Swissair 111..

En mai 2000, le Simon Fraser a été prêté à un groupe de soutien de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Naviguant d'Halifax (Nouvelle-Écosse) à Vancouver, le navire a franchi le canal de Panama. De là, le navire des garde-côtes a escorté le RCMPV Nadon, un navire de la GRC, lors de sa traversée du passage du Nord-Ouest, répétant ainsi la traversée historique du St. Roch de la GRC entre 1940 et 1942. Le Simon Fraser a ainsi fait le tour de l'Amérique du Nord. Ce fut le dernier voyage du Simon Fraser avant son désarmement..

Le Simon Fraser a été retiré du service en 2001 et renommé 2001–07. En 2006, il a été vendu à Quay Marine Associates Inc., a repris son nom d'origine et a été immatriculé à Livourne, en Italie, où il a été emmené pour être transformé en yacht et navire de location.

Notes et références

Notes

Bibliographie . . .

Liens externes .

Catégorie:Bateau de la Garde côtière canadienne Catégorie:Bateau lancé en 1960 Catégorie:Navire construit en Colombie-Britannique