Barbiton, né à une date inconnue, est l’un des trois chefs des mauvais-garçons, des bandes de brigands de toutes espèces qui sévissent dans la région parisienne au début du XVIe siècle. À cette époque, les entreprises des vagabonds, des voleurs et des mauvais garçons sont de plus en plus audacieuses et elles sont sous la conduite de trois chefs, connus par leurs crimes : Esclaireau, Barbiton et Jean de Metz (brigand). Ces hordes de malfaiteurs pillent les faubourgs de Paris et les villages de la banlieue, et plusieurs d’entre elles établissent leur quartier général dans la forêt de Bondy, près du Bourget d’où elles s’étendent jusqu'aux portes de Paris. Elles inspirent une telle terreur que les archers envoyés contre elles, de peur d'être tués, les avertissent des jours où elles peuvent pénétrer dans la ville sans péril, de sorte qu’il est impossible de les surprendre Dans la nuit du 7 juin 1525, les mauvais garçons, sous la conduite de trois chefs (Esclaireau, Barbiton et de Metz), pénètrent jusqu'au sein de Paris et s’emparent des bateaux chargés de sel. Après ce pillage, le prévôt des marchands de Paris, Jean Morin, mène le guet contre eux ; les brigands se défendent à coups d’arquebuse, repoussent les assaillants jusqu’au port Saint-Landry, et passent près de tuer le prévôt lui-même.

Le 14 juin, une troupe de ces brigands traverse la ville en criant : « Vive Bourgogne ! À sac ! À sac ! ». Alors, le capitaine Louis de Harlay, seigneur de Beaumont Louis de Harlay (1463 - 17 mai 1544), seigneur de Beaumont jusqu'au 17 mai 1544 reçoit l’ordre de rassembler les deux guets de Paris et de tomber vigoureusement sur eux. De Harlay leur livre un combat acharné. Les pertes du guet s’élèvent à « 25 ou 30 blessés et 4 morts. ». Parmi les brigands qui sont tués figure un nommé Guillaume Ogier. Cinq autres sont arrêtés par le guet : Barbiton, l'un des chefs, Jean Charrot, clerc de Pierre Févriez, procureur au Parlement, Jean Lubbe, tailleur de pierre, Arthur Maccari et un autreOn rencontre aussi les graphies Jehan Charrot et Jean Charroi pour Jean Charrot, ainsi que Jean Labbe pour Jean Lubbe. qui sont ensuite pendus au gibet de Montfaucon. Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie BOREAU, Victor. La Renaudie ou la conjuration d'Amboise : chroniques de 1560. Paris : Hivert, 1834. 402 p., pp. 151-153. Exemplaire numérisé dans la collection European libraries, Bayerische Staatsbibliothek. GABOURD, Amédée. Histoire de Paris depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours. Tome III. Paris : Gaume Frères et J. Duprey, 1864. 489 p. Passage cité : p. 27-28. LE BAS, Philippe. Dictionnaire encyclopédique. Vol. 10. Paris : Firmin Didot frères, 1843, 892 p., p. 687-688. WALTON, William. Paris from the Earliest Period to the Present Day, volume 1, Philadelphie, George Barrie & Son éd.,1899, 106 p.

Catégorie:Date de naissance non renseignée (XVIe siècle) Catégorie:Condamné à mort exécuté en France au XVIe siècle Catégorie:Condamné à mort exécuté par pendaison Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Décès en 1525 Catégorie:Histoire de Paris