Gérard Wolber, né le à Paris et mort le à Douala, est un avocat français établi au Cameroun.

Engagé dans le mouvement étudiant français au début des années 1970, il exerce ensuite au barreau du Cameroun, siège au conseil de l'ordre et occupe pendant plusieurs années la fonction de conseiller du commerce extérieur de la France.

Biographie

Engagement étudiant en France Gérard Thierry Jacques Wolber naît le dans le 16 arrondissement de Paris.

Au début des années 1970, il participe aux activités de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF). Lors du congrès de Thonon-les-Bains de mai 1972, il est élu vice-président chargé de la section parisienne. Il appartient alors au Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste (CERES), courant du Parti socialiste.

Le , des affrontements ont lieu à Lille pendant des élections internes à la MNEF. Gérard Wolber est blessé au visage et hospitalisé. Cinq militants de l'Alliance des jeunes pour le socialisme, dont le secrétaire général de l'UNEF-Unité syndicale Pierre Nesterenko, sont poursuivis après sa plainte. Deux d'entre eux sont condamnés à dix jours d'emprisonnement et les autres à des amendes.

Carrière au Cameroun Gérard Wolber s'installe au Cameroun en 1976 et exerce par la suite comme avocat à Douala. Son cabinet intervient dans plusieurs branches du droit des affaires et du droit commercial.

En 1985, il est président de l'Union des Français au Cameroun, organisation affiliée à l'Association démocratique des Français à l'étranger, et conseiller du commerce extérieur de la France. Il publie en avril de la même année dans Le Monde diplomatique un texte consacré à la politique camerounaise intitulé « À chacun son “renouveau” ».

Il est élu en 1992 parmi les membres du conseil de l'ordre des avocats au barreau du Cameroun.

Gérard Wolber est nommé ou renouvelé à plusieurs reprises comme conseiller du commerce extérieur de la France au Cameroun. Sa présence dans cette fonction est attestée par des décrets publiés en 1995, 1998, 2001, 2004, 2007 et 2010.

Nommé chevalier de l'ordre national du Mérite le , il est promu officier par un décret du , au titre de ses activités d'avocat au Cameroun.

Comité de vigilance de Douala Après l'assassinat d'un commerçant français à Douala en janvier 2000, Gérard Wolber prend la direction d'un comité de vigilance créé par des ressortissants étrangers résidant dans la ville. Le comité rassemble des ressortissants des pays de l'Union européenne et s'ouvre également à d'autres communautés étrangères.

Son rôle est abordé de manière critique dans Les Pillards de la forêt, qui associe la mobilisation de la communauté française au durcissement de la politique sécuritaire camerounaise et à la création du Commandement opérationnel à Douala.

Agression et mort Dans la nuit du , Gérard Wolber est agressé et poignardé par des individus circulant à moto dans le quartier de Bonapriso, à Douala. Hospitalisé et opéré à deux reprises, il reste en soins intensifs à l'hôpital général de Douala.

Il meurt des suites de ses blessures le , à l'âge de , alors qu'une évacuation sanitaire vers la France était en préparation. Une enquête est ouverte par la gendarmerie camerounaise pour retrouver les auteurs de l'agression.

Distinction En 2005 ; chevalier en 1989.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Conseiller du commerce extérieur de la France Mutuelle nationale des étudiants de France Français du monde – ADFE

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