Le gouvernement Prodi () est le entre le et le , sous la du Parlement républicain.
Historique du mandat Ce gouvernement est dirigé par l'ancien président du Conseil des ministres social-libéral Romano Prodi. Il est soutenu par L'Union, une coalition de centre gauche entre L'Olivier , le Parti de la refondation communiste (PRC), la Rose au poing (RNP), l'Italie des valeurs (IdV), la Fédération des Verts (FDV), les Populaires - Union démocratique pour l'Europe (UDEUR) et le Parti des communistes italiens (PDCI). Ensemble, ils disposent de sur 630, soit 54,9 % des sièges de la Chambre des députés, et sur 322, soit 49,4 % des sièges du Sénat de la République.
Il est formé à la suite des élections générales des 9 et 10 avril 2006.
IL succède au troisième gouvernement du conservateur libéral Silvio Berlusconi, constitué et soutenu par l'alliance Maison des libertés et l'Union des démocrates chrétiens (UDC).
Formation Le , le président de la République fraîchement élu Giorgio Napolitano charge Romano Prodi, chef de file de L'Union, ex-président du Conseil et ancien ministre de l'Industrie, de former le nouveau gouvernement italien. Ce dernier accepte , puis revient dès le lendemain au palais du Quirinal présenter sa liste de , aussitôt assermentée.
Lors du vote de confiance au Sénat de la République le , le gouvernement Prodi s'assure l'investiture par pour et contre. Il bénéficie notamment des suffrages favorables des sept sénateurs à vie, dont l'ancien chef de l'État Carlo Azeglio Ciampi et l'ex-président du Conseil Giulio Andreotti, pourtant soutenu quelques jours plus tôt par les partisans de Berlusconi pour présider la chambre haute.
La confiance de la Chambre des députés lui est accordée le suivant avec une avance bien plus large, L'Union disposant d'une majorité plus large : votent en faveur de l'exécutif tandis que 268 s'y opposent.
Évolution Au bout de seulement neuf mois de mandat, le gouvernement est mis en minorité le au Sénat. Sur une motion soutenant notamment la participation des forces armées italiennes à la Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) en Afghanistan, seulement votent pour tandis que 136 votent contre et 24 s'abstiennent ; la majorité requise était en effet de . La défaite de la coalition est la conséquence de l'abstention de deux de ses élus, dont un appartient au Parti de la refondation communiste.
Romano Prodi se rend le soir-même au palais présidentiel pour présenter sa démission à Giorgio Napolitano. Ce dernier la refuse trois jours plus tard, après avoir consulté les forces politiques et les groupes parlementaires. En conséquence, le président du Conseil se soumet à un nouveau vote de confiance. Il l'emporte à la chambre haute par une étroite majorité de pour et , puis obtient le soutien de la chambre basse le par favorables et .
Le , les Démocrates de gauche et La Marguerite fusionnent afin de former un grand parti du centre, alliant social-démocratie et démocratie chrétienne et portant le nom de Parti démocrate (PD), grand parti du centre. Romano Prodi en est désigné président et le maire de Rome Walter Veltroni secrétaire. Six mois plus tôt, opposée à une telle opération, l'aile gauche des DS avait fait scission, tout en restant dans la majorité, pour fonder la Gauche démocrate (SD).
Succession Après l'assignation à résidence de son épouse, le ministre de la Justice Clemente Mastella annonce sa démission le . Effective le lendemain, elle entraîne la sortie de l'Union des démocrates pour l'Europe du gouvernement, qui affirme cependant lui maintenir son soutien. Toutefois, seulement cinq jours plus tard, l'UDEUR quitte L'Union, mettant de facto l'exécutif en minorité au Sénat. Si le gouvernement Prodi conserve la confiance des députés le par pour et , il perd celle des sénateurs le lendemain avec contre et . Romano Prodi remet donc sa démission à Giorgio Napolitano, qui le charge d'expédier les affaires courantes.
Le chef de l'État confie alors un mandat exploratoire au président du Sénat, le démocrate Franco Marini, pour former un gouvernement de transition qui modifierait la loi électorale. Cette expérience se concluant par un échec, Napolitano prononce la dissolution du Parlement le . Le second gouvernement Prodi est ainsi le seul exécutif républicain à avoir existé du début à la fin de la législature, quand bien même celle-ci a été considérablement raccourcie.
Du fait de la victoire des partis de droite aux élections générales anticipées des 13 et 14 avril 2008, il cède le pouvoir au quatrième gouvernement de Silvio Berlusconi, formé du Peuple de la liberté (PDL) et de la Ligue du Nord (LN).
Composition Initiale (17 mai 2006) FonctionTitulaire PartiPrésident du Conseil des ministresRomano ProdiL'OlivierVice-président du Conseil des ministresMinistre des Affaires étrangèresMassimo D'AlemaDSVice-président du Conseil des ministresMinistre pour les Biens et les Activités culturelsFrancesco RutelliDLSecrétaire d'État à la présidence du Conseil des ministresSecrétaire du Conseil des ministresEnrico LettaDLMinistres sans portefeuilleMinistre pour les Relations avec le Parlement et les Réformes institutionnellesVannino ChitiDSMinistre pour les Réformes et les innovations dans l'administration publiqueLuigi NicolaisL'OlivierMinistre pour les Affaires régionales et l'Autonomie localeLinda LanzillottaDLMinistre pour les Politiques européennesEmma BoninoRNPMinistre pour l'Application du programme du gouvernementGiulio SantagataDLMinistre pour les Droits et l'Égalité des chancesBarbara PollastriniDSMinistre pour les Politiques de la jeunesse et les Activités sportivesGiovanna MelandriDSMinistre pour les Politiques pour la familleRosy BindiDLMinistresMinistre de l'IntérieurGiuliano AmatoL'OlivierMinistre de la JusticeClemente Mastella (jusqu'au 17/01/2008)UDEURRomano Prodi (ad interim)L'OlivierMinistre de la DéfenseArturo ParisiDLMinistre de l'Économie et des FinancesTommaso Padoa-SchioppaIndép.Ministre du Développement économiquePier Luigi BersaniDSMinistre du Commerce internationalEmma BoninoRNPMinistre des CommunicationsPaolo GentiloniDLMinistre des Politiques agricoles, alimentaires et forestièresPaolo De CastroL'OlivierMinistre de l'Environnement et de la Protection du territoireMinistre de l'Environnement, de la Protection du territoire et de la Mer (18/07/2006)Alfonso Pecoraro ScanioFdVMinistre des InfrastructuresAntonio Di PietroIdVMinistre des TransportsAlessandro BianchiPdCIMinistre du Travail et de la Sécurité socialeCesare DamianoDSMinistre de la SantéLivia TurcoDSMinistre de l'ÉducationGiuseppe FioroniDLMinistre de l'Enseignement supérieur et de la RechercheFabio MussiDSMinistre de la Solidarité socialePaolo FerreroPRC
Finale (24 janvier 2008) FonctionTitulaire PartiPrésident du Conseil des ministresRomano ProdiPDVice-président du Conseil des ministresMinistre des Affaires étrangèresMassimo D'AlemaPDVice-président du Conseil des ministresMinistre pour les Biens et les Activités culturelsFrancesco RutelliPDSecrétaire d'État à la présidence du Conseil des ministresSecrétaire du Conseil des ministresEnrico LettaPDMinistres sans portefeuilleMinistre pour les Relations avec le Parlement et les Réformes institutionnellesVannino ChitiPDMinistre pour les Réformes et les innovations dans l'administration publiqueLuigi NicolaisPDMinistre pour les Affaires régionales et l'Autonomie localeLinda LanzillottaPDMinistre pour les Politiques européennesEmma BoninoRNPMinistre pour l'Application du programme du gouvernementGiulio SantagataPDMinistre pour les Droits et l'Égalité des chancesBarbara PollastriniPDMinistre pour les Politiques de la jeunesse et les Activités sportivesGiovanna MelandriPDMinistre pour les Politiques pour la familleRosy BindiPDMinistresMinistre de l'IntérieurGiuliano AmatoPDMinistre de la JusticeRomano Prodi (ad interim)PDLuigi Scotti (à partir du 07/02/2008)PdCIMinistre de la DéfenseArturo ParisiPDMinistre de l'Économie et des FinancesTommaso Padoa-SchioppaIndép.Ministre du Développement économiquePier Luigi BersaniPDMinistre du Commerce internationalEmma BoninoRNPMinistre des CommunicationsPaolo GentiloniPDMinistre des Politiques agricoles, alimentaires et forestièresPaolo De CastroPDMinistre de l'Environnement, de la Protection du territoire et de la MerAlfonso Pecoraro ScanioFdVMinistre des InfrastructuresAntonio Di PietroIdVMinistre des TransportsAlessandro BianchiPdCIMinistre du Travail et de la Sécurité socialeCesare DamianoPDMinistre de la SantéLivia TurcoPDMinistre de l'ÉducationGiuseppe FioroniPDMinistre de l'Enseignement supérieur et de la RechercheFabio MussiSDMinistre de la Solidarité socialePaolo FerreroPRC
Annexes Articles connexes législature de la République italienne L'Union ; Romano Prodi
Lien externe Site officiel du Gouvernement italien
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