Marie Ader est une physicienne française, spécialiste de physique nucléaire expérimentale. Chercheuse au laboratoire de physique atomique et moléculaire du Collège de France, elle étudie les rayonnements ionisants émis par les radioéléments à l'aide d'émulsions nucléaires. Elle reçoit la médaille d'argent du CNRS en 1963.

Biographie

Marie Ader travaille au laboratoire de physique atomique et moléculaire du Collège de France, créé en 1947 et dirigé par le physicien Francis Perrin. Elle y est chargée de recherches sur l'action des rayonnements ionisants dans les émulsions nucléaires.

Elle soutient en 1955 une thèse de doctorat ès sciences physiques intitulée Contribution à l'étude de radioéléments α par la méthode des émulsions photographiques.

En 1963, elle reçoit la médaille d'argent du CNRS, dans le domaine de la physique.

Recherches Les recherches de Marie Ader s'inscrivent dans le développement de la physique nucléaire française de l'après-guerre. Alors que les travaux menés au début du conduisent à la découverte de nombreux radioéléments, Marie Ader étudie les particules et les rayonnements émis lors de leur désintégration.

Pour ses travaux, elle utilise plusieurs radioéléments, notamment le polonium, le plutonium, le radium, le thorium et l'actinium. À l'aide d'émulsions nucléaires, des plaques photographiques capables d'enregistrer le passage des particules chargées sous forme de traces visibles au microscope, elle analyse les rayonnements qu'ils émettent.

Au début des années 1950, elle observe dans ces émulsions des traces plus longues que celles normalement laissées par les particules α émises par le polonium. Elle met en évidence des « particules de grand parcours », dont elle cherche ensuite à déterminer l'origine. Avec Marie-Paule Cabannes, elle répète ces expériences avec différents radioéléments et dans différentes conditions afin de vérifier que ces longues traces ne sont pas dues au matériel utilisé ou à une contamination, mais qu'elles proviennent bien des noyaux radioactifs étudiés.

L'analyse de la densité des grains laissés dans les émulsions conduit Marie Ader à privilégier l'hypothèse selon laquelle ces particules sont émises directement par les noyaux radioactifs étudiés.

Distinction

1963 : médaille d'argent du CNRS.

Publications sélectionnées

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Physicienne française Catégorie:Physicien français du XXe siècle Catégorie:Physicien nucléaire Catégorie:Lauréat de la médaille d'argent du CNRS