Le (), ( en anglais), surnommé les « » et également appelé d'infanterie canadien ( en anglais), était un bataillon d'infanterie du Corps expéditionnaire canadien (CEC) au cours de la Première Guerre mondiale. Il combattit sur le front de l'Ouest en tant que composante de la au sein de la d'infanterie canadienne. Son histoire et son héritage sont perpétués par The North Saskatchewan Regiment.

Histoire

La création du du Corps expéditionnaire canadien a été autorisée le . Le bataillon a été organisé au camp Valcartier au Québec au sein du premier contingent canadien de la Première Guerre mondiale. Il a été formé à partir de recrues provenant de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba... Son premier commandant fut le lieutenant-colonel , qui devint plus tard un général et commandant de la d'infanterie canadienne.. Celui-ci avait demandé de former et de commander un contingent monté, mais un autre régiment de cavalerie avait déjà été choisi au moment de sa requête, alors, il demanda de former un bataillon démonté. Néanmoins, il demanda aux troupes de cavalerie de l'Ouest canadien de rejoindre volontairement le comme fantassins. Puisque les recrues provenaient surtout d'unités de cavalerie, il donna le nom de « » au d'infanterie canadien.

Le suivant, le , CEC s'embarqua à Québec au Québec à bord du Lapland pour la Grande-Bretagne où il arriva le ... Par la suite, il effectua son entraînement à la plaine de Salisbury en Angleterre en même temps que les autres bataillons formés en même temps que lui à Valcartier.

vignette|gauche|Obus éclatant dans une tranchée et blessant un membre non identifié du , CEC en France en Le , le bataillon embarqua à bord du S.S. Lake Michigan à Avonmouth en Angleterre. Le suivant, il entra dans le théâtre d'opération à Saint-Nazaire en France en tant que composante de la au sein de la d'infanterie canadienne. Il combattit sur le front de l'Ouest jusqu'à la fin de la guerre. Il participa notamment à la bataille de la crête de Vimy où il eut et tués ou blessés.. Au cours du conflit, il reçut des renforts provenant du de réserve canadien.

Au cours de la guerre, un total de servirent au sein du , CEC. furent tués et blessés.

Après l'armistice du , le , CEC marcha jusqu'en Allemagne. Le , il embarqua au Havre en France et arriva à Weymouth en Angleterre le lendemain. Le suivant, il embarqua à bord du S.S. Carmania à Liverpool en Angleterre et, huit jours plus tard, arriva à Halifax en Nouvelle-Écosse. Le , il fut démobilisé à Regina en Saskatchewan. Il fut officiellement dissout le .

Honneurs de bataille vignette|droite|Soldats canadiens à l'attaque de la cote 70 en

Les honneurs de bataille sont le droit donné par la Couronne à une unité militaire d'apposer sur son drapeau régimentaire les noms des batailles ou des conflits dans lesquels elle s'est illustrée.

+ Honneurs de bataille du (), . Première Guerre mondiale Ypres, 1915, '17 Crête de Gravenstafel Saint-Julien Festubert, 1915 Mont Sorrel Somme 1916 Thiepval Hauteurs de l'Ancre Arras 1917-1918 Vimy 1917 Arleux Cote 70 Passchendaele Amiens Scarpe 1918 Ligne Hindenburg Canal du Nord Poursuite vers Mons France et Flandres 1915-1918

Commandants Commandants du , CEC : Lieutenant-colonel ( - ) Lieutenant-colonel H.M. Dyer ( - ) Lieutenant-colonel L.P.O. Tudor ( - ) Lieutenant-colonel L.L. Crawford ( - ) Lieutenant-colonel L.P.O. Tudor ( jusqu'à la démobilisation)

Fanfare Le , CEC a formé une fanfare nommée « ».

Mascotte vignette|droite|La mascotte du , CEC, la chèvre « sergent Billy », avec d'autres soldats du bataillon le Le , CEC avait une mascotte, une chèvre appelée « Bill » et surnommée « Billy ». Celle-ci a été « recrutée » par des recrues du bataillon lors d'un arrêt en train à Broadview en Saskatchewan afin de porter chance au bataillon. Elle devint la mascotte du bataillon et le suivit jusqu'au camp Valcartier au Québec, puis, jusqu'en Angleterre. Lorsque le bataillon a reçu ses ordres pour se rendre au front, il y avait une interdiction d'apporter des animaux de compagnie en campagne. Cependant, les membres du bataillon ont acheté une grosse caisse d'oranges qu'ils vendirent et utilisèrent la caisse afin d'y transporter la chèvre Billy qui se rendit ainsi dans les tranchées avec le bataillon. Il est rapporté que la chèvre Billy a passé plusieurs fois en cour martiale pour avoir mangé la liste nominale du bataillon. En effet, elle était connue pour son goût pour la bière ainsi que pour manger des documents importants qui éteiant laissés à sa portée. Néanmoins, au cours des batailles subséquentes, la chèvre Billy a été promue au grade de sergent.

Entre autres, la chèvre Billy a participé à la bataille d'Ypres où elle a été retrouvée se tenant debout au-dessus d'un garde prussien bien qu'elle ait été blessée par un shrapnel. Au cours de cette bataille, elle fut également victime d'une attaque au gaz. Elle participa à la bataille de la crête de Vimy et elle fut victime du choc d'un obus à la bataille de la cote 70. Elle fut blessée à deux reprises lors de bataille de Festubert où elle devint un héros en poussant trois soldats dans une tranchée quelques secondes avant qu'un obus explose exactement là où ils se tenaient.

À la fin de la guerre, la chèvre Billy était l'un des quelques soldats originaux du , CEC à être encore en service actif et la seule mascotte à entrer à Mons en Belgique le jour de l'armistice. Pour sa bravoure et ses quatre ans et demi de service, la chèvre Billy a été décorée de l'Étoile de 1914-1915, de la et de la . Elle accompagna le bataillon à Berlin en Allemagne et marcha aux côtés des soldats lors de la grande parade de victoire en Europe en portant un manteau bleu sur lequel était apposé le grade de sergent.

Après la guerre, malgré des problèmes d'immigration, la chèvre Billy retourna jusqu'en Saskatchewan avec le bataillon jusqu'à sa démobilisation le . Par la suite, elle fut rendue à sa propriétaire originale qui habitait dorénavant à Winnipeg au Manitoba et elle vécut plusieurs autres années. À son décès, elle fut empaillée et exposée dans l'édifice de l'Assemblée législative de la Saskatchewan. Par la suite, elle fut retournée à Broadview où elle est exposée au musée local.

Héritage Perpétuations L'histoire et l'héritage du , CEC sont perpétués par The North Saskatchewan Regiment. Ils étaient initialement perpétués par , mais ce régiment a été amalgamé avec le , The North Saskatchewan Regiment (The Prince Albert and Battleford Volunteers) afin de former The North Saskatchewan Regiment le .

En outre, c'est au , CEC que furent assigné la majorité des soldats provenant du 105th Regiment "Fusiliers" (Saskatoon), qui devint plus tard The North Saskatchewan Regiment.

Drapeau régimentaire Le drapeau royal du , CEC a été transféré au en . Le drapeau régimentaire du , CEC a été déposé à l'église Christ à Saskatoon en Saskatchewan.

Publications Le , CEC a publié deux publications de Noël : en et en .

Membres notoires vignette|droite|Le sergent , récipiendaire de la croix de Victoria Le sergent a été décoré de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth, pour ses actions du à Warvillers en France.

Le caporal Omer Bélanger a été décoré à deux reprises de la médaille militaire en moins de six semaines d'intervalle au cours de l'offensive des Cent-Jours pour ses actions de bravoure sous feu ennemi.

Notes et références

Annexes Articles connexes d'infanterie canadienne Corps expéditionnaire canadien Liste des bataillons d'infanterie du Corps expéditionnaire canadien Histoire militaire du Canada pendant la Première Guerre mondiale The North Saskatchewan Regiment

Catégorie:Unité militaire canadienne de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1920 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité d'infanterie canadienne Catégorie:Unité militaire canadienne dissoute Catégorie:Unité des Forces canadiennes de la Saskatchewan