La Partita pour orchestre à cordes et piano, , est une œuvre orchestrale de la compositrice tchèque Vítězslava Kaprálová, écrite en 1939.
Contexte et création Vítězslava Kaprálová commence à travailler sur la Partita en mars 1938, alors qu'elle est en train de renouveller sa bourse pour vivre à Paris. Elle met cependant son travail en suspension jusqu'en janvier 1939, date où elle reprend ses esquisses. Elle achève les esquisses en février, et débute l'orchestration le . Elle termine l'instrumentation de la Partita en juin 1939, tandis que Bohuslav Martinů recommande l'œuvre à Václav Talich. L'œuvre est achevée lors d'un nouveau doute dans la vie sentimentale de la compositrice, quelle exprime à ses parents. Le manuscrit de l'œuvre est transporté par Jiří Mucha entre le et le 18 pour être apporté à l'Orchestre philharmonique de Prague.
Structure L'œuvre comprend trois mouvements :
Allegro energico Andantino Presto scherzando
Analyse
Allegro energico Comme l'indique son titre, l'œuvre se trouve être dans une esthétique néo-baroque. L'influence de Bohuslav Martinů se fait fortement ressentir dans cette œuvre, tant par l'instrumentation que par le style et la forme. Le thème principal de l'Allegro energico est proche de celui de l'Allegro moderato des Cinq Pièces brèves du compositeur, datant elles-mêmes de 1930. Les cordes développent ce thème et le piano joue le rôle de basse continue autant que celui d'instrument percussif. Un second thème, contrastant, arrive ensuite, rappelant Au clair de la lune, mais plus lyrique et dans le mode mineur. Ce motif est repris par les altos et les violoncelles en pupitres divisés, accompagné de triolets. Le premier thème revient ensuite, d'abord aux premiers violons, soutenus de croches régulières. Le reste de l'orchestre réaffirme le premier thème pour l'amener à son climax avant d'en répéter le début.
Andantino L'Andantino central est donné par le piano seul. Le thème est ensuite échangé entre le piano et les cordes, alors que les dissonances se font de moins en moins baroques. À nouveau, les premiers et seconds violons sont en pupitres divisés, pour donner un second thème fait de triolets de doubles croches en arpège. Le piano se fait plus brillant avant que le premier thème ne revienne, mais avec des teintes plus sombres. Le piano joue une péroraison en accords parallèles avant de réintroduire les triolets de doubles croches et clôt le deuxième mouvement.
Presto scherzando Le final est un rondo qui se rapproche du Concerto pour quatuor à cordes datant de 1931 et du Concerto grosso datant de 1937 de Bohuslav Martinů. Le refrain est un thème guilleret, qui ouvre le mouvement. Après une reprise des premières mesures, un premier couplet se joue, donnant place aux altos et aux violoncelles accompagnés de triolets. L'ambiance se fait vaporeuse quand le piano rejoint les cordes, jouant ensemble des accords arpégés descendants dans un crescendo progressif. Après que les violons aient finit de jouer le premier couplet, le refrain se rejoue et mène à un deuxième couplet. Le piano joue alors une cellule composée d'un quartolets dans une cadence rappelant le style de Leoš Janáček. Le retour de l'orchestre amène un mélange de l'idée mélodique de ce couplet et du premier thème du premier mouvement. Le piano joue alors un second solo, dont le motif retrouvera sa place dans la coda en se mélangeant au thème du premier mouvement, qui est alors totalement métamorphosé.
Références
Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Œuvre musicale composée en 1939 Catégorie:Œuvre de Vítězslava Kaprálová