Carmen Góngora López, née le à Rioja et morte le à Almería, est une syndicaliste catholique.

Biographie Origine et formation Carmen Góngora López naît le à Rioja, dans une famille modeste. Peu après sa naissance, ses parents, José et Encarnación, s'installent à Almería, où ils espèrent offrir de meilleures perspectives à leur fille. Elle a deux frères, Juan et José Góngora López : le premier est agent commercial, le second typographe.

Elle est scolarisée au Collège des Adoratrices, où elle reçoit une formation religieuse et culturelle. Elle y apprend aussi la broderie et d'autres activités traditionnellement réservées aux femmes.

Carrière Dès son enfance, elle milite dans le catholicisme et devient une collaboratrice proche de l'évêque frère Bernardo Martínez Noval, engagé dans la lutte contre la pauvreté à Almería. À cette époque, le mouvement catholique avait déjà entrepris la création de syndicats catholiques.

C'est dans ce contexte que les femmes de l'Action catholique fondent, en 1929, l'Atelier-Syndicat catholique de la Broderie, destiné à former les travailleuses sur le plan spirituel, culturel et professionnel. Le , l'évêque frère Bernardo bénit les locaux de l'atelier, rue Cervantes.

Carmen Góngora López devient la directrice de ce centre. Elle est ensuite élue pour constituer les Comités paritaires interlocaux de l'habillement et de la Coiffure à Almería. Elle est également, dès 1933, membre de la Comunión Tradicionalista.

À cette époque, la broderie sur tissu est un signe de distinction sociale, accessible à peu de monde. Les ateliers et les formatrices qualifiées se font rares : seules quelques religieuses en connaissent les secrets. Son action au sein du Syndicat catholique de la broderie s'y distingue, l'atelier produisant certaines des plus belles pièces de broderie à l'or de l'artisanat local. Dans les années 1940, le Syndicat catholique de l'Aiguille s'installe rue Mariana, au numéro 9, l'adresse où Carmen résidera jusqu'à la fin de sa vie.

Guerre civile espagnole

Lorsque la guerre civile espagnole éclate, Carmen Góngora est déjà une figure reconnue à Almería, tant dans les cercles religieux que politiques : elle entretient des liens directs avec l'évêché et apporte bénévolement son aide à plusieurs confréries de la Semaine sainte.

En 1936, un de ses frères est tué. Cet événement la pousse à s'engager en faveur des personnes persécutées par les autorités républicaines, en leur procurant sauf-conduits, nourriture et lieux de refuge.

Mort Carmen Góngora López meurt le à Almería. Son travail est reconnu par le séminaire d'Almería, les prêtres et les confréries, qui inaugurent en 2004 une plaque commémorative sur la façade de sa maison.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Catégorie:Naissance le 12 avril 1900 Catégorie:Naissance dans la province d'Almería Catégorie:Syndicaliste espagnole Catégorie:Décès en février 1987 Catégorie:Décès à 86 ans Catégorie:Décès à Almería