La famille de Thier (également de Thier Nagelmackers et de Thier de Neercanne) est une famille originaire de la principauté de Liège, qui a appartenu à la noblesse néerlandaise (où elle s'est éteinte en 1909) et subsiste aujourd'hui au sein de la noblesse belgeLe Nederland's Adelsboek (2010) indique que la famille est éteinte et ne mentionne pas que Léon (1867-1935) a laissé une descendance en Belgique. Il ne renvoie d'ailleurs pas non plus au volume de l'État présent de la noblesse belge (1999)..
Histoire
La filiation suivie remonte à Georges de Verver, dit de Thier, mentionné en 1470. Ses descendants exercent plusieurs fonctions administratives au sein de la cité de Liège. En 1701, Louis de Thier et deux de ses frères sont élevés au rang de chevaliers du Saint-Empire romain germanique par l'empereur Léopold Ier.
vignette|300px|Le château de Neercanne.
Parmi les membres les plus notables de la famille figurent :
Reconnaissances de noblesse
Sous le Royaume uni des Pays-Bas, plusieurs membres de la famille obtinrent la reconnaissance de leur noblesse héréditaire.
Par arrêté royal du 16 février 1816, Ignace Frédéric Nicolas Florentin de Thier de Nedercamme (1767-1848) est admis au sein du corps équestre du Limbourg avec le titre personnel de baron et celui de chevalier transmissible à tous ses descendants masculins. Il est membre puis député des États provinciaux et du conseil provincial du Limbourg. Il épouse la baronne Albertine de Rosen (1770-1824). Le couple a cinq enfants, qui optent pour la nationalité belge, tandis qu'Ignace conserve la nationalité néerlandaise après 1839. Marie Sophie Charlotte de Thier de Neercanne (1796-1867), dame de Neercanne, épouse en 1820 Marie Joseph Hubert Guillaume de Clercx de Waroux (1787-1860), bourgmestre d'Alleur. Félix de Thier (1801-1878), d'abord chevalier puis baron à partir de 1857, est le seul des cinq enfants à laisser une descendance. Son titre de baron est transmissible par primogéniture. Son fils Alfred de Thier (1830-1902) n'eut qu'une fille, entraînant l'extinction de cette branche patronymique.
En 1822, Henri-Melchior de Thier (1790-1861) est reconnu dans la noblesse héréditaire avec le titre de chevalier transmissible à tous ses descendants. Licencié en droit, il est procureur du roi à Huy puis juge au tribunal de première instance de Liège. Léon de Thier (1825-1903) fonde le quotidien La Meuse. Il épouse Pauline Borgnet (1833-1874), puis en secondes noces Marie Nagelmackers (1836-1912). Celle-ci adopta en 1890 les trois enfants survivants du premier mariage, qui portèrent désormais le nom de de Thier Nagelmackers. Maurice de Thier Nagelmackers (1867-1938) succède à son père à la direction de La Meuse. Il épouse Marie-Augustine Neujean (1868-1899), fille du ministre d'État Xavier Neujean, puis Marie Boucher (1875-1961). Cette branche possède encore des descendants.
En 1822, Melchior Dominique Arnold de Thier (1791-1868), frère du précédent, est également reconnu dans la noblesse héréditaire avec le titre de chevalier transmissible à tous ses descendants. Il est substitut du procureur du Roi à Liège, conseiller communal, échevin de Liège et major de la Garde civique. Il meurt sans postérité.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Principauté de Liège Château de Neercanne Noblesse belge Noblesse néerlandaise
Liens externes
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