Le collier en émeraudes de la parure de l'impératrice Marie-Louise est un collier réalisé en 1810 par François-Régnault Nitot, de la maison Étienne Nitot et Fils, ancêtre de la maison Chaumet. Il est conservé au musée du Louvre jusqu'à son vol, le 19 octobre 2025, avec sept autres joyaux exposés dans la galerie d'ApollonNotice du Louvre..
Histoire La parure offerte par Napoléon Ier à Marie-Louise d'Autriche à l'occasion de leur mariage célébré le 2 avril 1810, est livrée à la fin du mois de mars 1810. Elle comprend un diadème, un collier (OA 12155), une paire de boucles d'oreilles (OA 12156) et un peigne. Une boucle de ceinture est ajoutée le 18 août 1811 par la maison Nitot ; cette dernière est ornée de cinq émeraudes et de 107 diamants taillés en brillantDiamants de la couronne..
La parure constitue un bien personnel de l'impératrice et ne fait pas partie des Joyaux de la Couronne. Lors de son départ de France, le 29 mars 1814, Marie-Louise restitue les bijoux de la Couronne, mais conserve cette parure ainsi qu'une seconde parure composée d'opales et de diamants.
À sa mort, en 1847, Marie-Louise lègue la parure à sa tante Élisabeth de Habsbourg-Lorraine. Celle-ci passe ensuite à son fils Léopold de Toscane, puis à leur cousine Marie-Thérèse d'Autriche-Teschen, épouse de Charles-Étienne de Teschen. Elle est ensuite transmise à Karl Albrecht de Habsbourg, puis à son fils Karl Stephan de Habsbourg, qui la conserve jusqu'en 1953, date à laquelle elle est cédée au joaillier Van Cleef & Arpels. Après cette acquisition, le diadème est démonté : ses émeraudes sont vendues séparément. Une collectionneuse américaine acquiert la monture, fait remplacer les émeraudes par des turquoises et en fait don au Smithsonian Institution en 1966. Le peigne est également transformé. En revanche, le collier et la paire de boucles d'oreilles, acquis par la baronne Élie de Rothschild, sont conservés dans leur état d'origine. Ils rejoignent les collections du musée du Louvre en 2004, grâce au Fonds du patrimoine et à la Société des Amis du Louvre.
Restauration En 2015, le collier glisse de son présentoir dans sa vitrine de la galerie d'Apollon, avant le remplacement des vitrines en 2019. Sa monture est endommagée par le système escamotable de sécurité : une pampille ornée d'une émeraude est écrasée. La pierre sort toutefois de sa calotte sans se briser, tandis que plusieurs diamants de taille ancienne sont dessertis sous l'effet du choc. Le bijou est ensuite restauréArticle du Figaro..
Description Le collier est composé de 32 émeraudes — dont dix en poire, dix de forme principale (alternativement ovales et en losange) et douze petites émeraudes rondes — ainsi que de 1 138 diamants, dont 264 taillés en rose et 874 taillés en brillantArticle parismatch.. Les dix grandes émeraudes, alternativement ovales et en losange, sont entourées de diamants et reliées entre elles par des motifs de palmettes sertis chacun d'une petite émeraude ronde. À chacune de ces pierres principales est suspendue une émeraude en poire cerclée de diamants. L'émeraude centrale, de forme ovale et taillée à huit pans, est la plus importante ; elle pèse 13,75 carats. Le collier mesure 43 cm de longueur pour 7 cm de largeur.
Il se distingue par l'emploi d'émeraudes taillées selon des techniques anciennes, notamment en poire ou en coussin. Ces tailles, moins standardisées que les tailles modernes, mettent en valeur le caractère naturel des pierres et témoignent du savoir-faire de la joaillerie du Premier Empire. Les pierres sont serties dans une monture en or et argent, selon les techniques en usage au début du . Le collier et boucle d’oreilles ont préservé leur état d'origine, contrairement à d'autres pièces de la parure qui ont été transformées au cours du Leonie.
Vol en 2025
Notes et références
Catégorie:Collier célèbre Catégorie:Œuvre conservée au musée du Louvre