Antoine Yoka, né le à Équateurville, dans l'État indépendant du Congo, et mort en 1956, est un militaire, ouvrier et résistant congolais établi en Belgique.
Volontaire dans l'armée belge pendant la Première Guerre mondiale, il participe au siège d'Anvers et à la bataille de l'Yser au sein du 2e régiment de carabiniers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le groupe « Refuge 24 » de l'Armée secrète.
Biographie
Origines et arrivée en Belgique Antoine Yoka naît le à Équateurville, devenue Mbandaka, dans l'actuelle République démocratique du Congo. Il arrive à Bruxelles en 1913..
Première Guerre mondiale Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Antoine Yoka s'engage comme volontaire dans l'armée belge. Il est affecté au 2e régiment de carabiniers..
Le , il se trouve avec son unité au fort de Walem, dans la position fortifiée d'Anvers, lorsque l'artillerie allemande bombarde les fortifications belges. Après la décision du roi Albert Ier d'évacuer Anvers, le , Antoine Yoka traverse l'Escaut avec Simon Lisasi et François Mabila. Les trois soldats prennent ensuite la direction de Saint-Nicolas, lors du repli de l'armée belge vers l'Yser.
Pendant la bataille de l'Yser, le 2e régiment de carabiniers est envoyé en renfort des unités belges engagées à Stuivekenskerke. Antoine Yoka participe à la progression dans une zone traversée par des canaux, des fossés inondés et des cours d'eau, sous les tirs allemands.
Il fait partie des soldats congolais ayant servi dans l'armée belge sur le front européen pendant la Première Guerre mondiale.
Vie civile et Union congolaise Après la guerre, Antoine Yoka demeure en Belgique. Il épouse Hélène et vit à Bruxelles. Il travaille comme bobineur, métier consistant à installer ou entretenir les bobines utilisées dans des appareils électriques.. Il est ensuite employé de la Société nationale des chemins de fer belges..
Il devient membre de l'Union congolaise, une association créée en 1919 par des anciens combattants et des résidents congolais de Belgique. L'organisation apporte une aide matérielle à ses membres et soutient leur formation et leur émancipation. En 1944, Antoine Yoka en est le trésorier, aux côtés du président Honoré Mongay et du secrétaire général Michel Longo.
Résistance durant la Seconde Guerre mondiale Pendant l'occupation allemande de la Belgique, Antoine Yoka rejoint en 1941 le « Refuge 24 », un groupe bruxellois intégré à la Légion belge, devenue par la suite l'Armée secrète.
Le réseau compte plusieurs dizaines de membres d'origine congolaise établis dans les communes bruxelloises de Schaerbeek, Bruxelles, Anderlecht, Saint-Gilles et Ixelles. Antoine Yoka y sert avec d'autres membres de l'Union congolaise, parmi lesquels Honoré Mongay, Michel Longo, Isidore Bataboudila et Isidore Tebabi.
Il échappe à l'arrestation pendant l'Occupation, mais les années de guerre affectent fortement sa santé. Sa qualité de résistant armé est officiellement reconnue en 1948.
Mort Antoine Yoka meurt en 1956, à l'âge de 64 ans. Il est inhumé dans le carré d'honneur du cimetière de Schaerbeek.
Distinctions Pour son engagement militaire pendant la Première Guerre mondiale, Antoine Yoka reçoit plusieurs distinctions belges :
Chevalier de l'ordre de Léopold ; Croix de guerre belge ; Croix de l'Yser.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie .
Articles connexes Corps des volontaires congolais Congo belge dans la Première Guerre mondiale 2e régiment de carabiniers (Belgique) Armée secrète (Belgique) Simon Lisasi François Mabila
Liens externes
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