L'église Saint-Roch de Francheville est une église paroissiale de culte catholique, dédiée à Saint-Roch, située dans la commune française de Francheville et la collectivité territoriale de la Métropole de Lyon.

Historique Église paroissiale primitive L'église Saint-Roch de Francheville a été agrandie au cours des siècles. Le chœur de l'église actuelle est l'ancienne nef de l'église primitive, et la sacristie actuelle en était le chœur. L'église primitive était ainsi orientée au levant, elle avait une nef rectangulaire avec une voûte en pierre à quatre nervures se rejoignant au sommet, sans clef centrale, un chœur rectangulaire à chevet plat voûté en berceau et le clocher se trouvait au dessus du milieu du chœur, ainsi que l'atteste un document de 1653. Il n'y a pas de traces de porte, l'entrée devait se faire soit au sud , soit au nord .

La date de sa construction est inconnue. L'architecture de sa nef en pierre avec voûtes d'arêtes prenant naissance sur des arcs de décharge permettrait de dater celle-ci du .

De fait les premiers documents citant la paroisse de Francheville remontent au quart du . Si la première mention de Francheville, nommée Libera Villa, figure dans une bulle du pape Alexandre datée du , ses premières mentions comme paroisse distincte datent elles de 1221 et du . L'église de Francheville est citée pour la première fois en : le curé de Francheville réclame le denier dû par deux de ses paroissiens depuis depuis trois ans, soit depuis 1225. Elle figure ensuite dans la première liste des églises du diocèse de Lyon, aux alentours de 1300. Le premier curé dont le nom soit connu est Pierre de Grangia, cité dans un document de 1314. Enfin le plus ancien terrier où l'église paroissiale est nommée, un terrier du chapitre Saint-Just, remonte à 1456.

La plus ancienne visite pastorale de l'église de Francheville dont les archives aient conservé le procès-verbal est celle que firent les préposés du cardinal de Bourbon le . Dans ce procès-verbal on ordonne de faire un reliquaire honnête, qui ferme à clef, pour y mettre les reliques de Saint-Priest, de réparer la vitrine derrière l'autel et de faire une nouvelle porte à la grande entrée.

Le eut lieu la visite pastorale de l'archevêque Camille de Neufville. L'ordonnance consécutive à cette visite stipule, entre autres choses, que les registres paroissiaux des mariages, mortuaires et baptêmes soient retirés des mains des héritiers du défunt curé qui s'en sont saisis, qu'une grille ou des barreaux de bois soient mis à la porte du cimetière, en sorte que les animaux n'y puissent entrer, et que l'autel de Saint-Roch, trop étroit pour la célébration, soit démoli dans trois mois, au cas que personne ne le veuille agrandir.

Chapelle Saint-Joseph En 1651 Antoine Richard, sieur du Colombier, et Jeanne de Rodillas, sa femme, firent bâtir à leurs dépens une chapelle privée sous le vocable de Saint-Joseph. Elle était située au sud du chœur. Cette chapelle existe encore à droite de l'autel de Saint-Roch, où se trouve l'entrée latérale de l'église. C'est actuellement la chaufferie de l'église.

Premier agrandissement en 1689 L'église primitive ne pouvant presque contenir que la moitié des paroissiens, elle fut agrandie et la bénédiction de la nouvelle église eut lieu le par Bédien Morange, vicaire général, assisté de Sauveur Manis. Cette nouvelle église utilise comme chœur la nef de l’ancienne et une nouvelle nef deux fois plus grande, ayant comme largeur la longueur de l'ancienne, est construite au sud. Elle change ainsi d'orientation et devient orientée nord-sud. Une sacristie est faite de l'ancien chœur en construisant un mur de clôture au milieu et dessous l'arc de la chapelle Saint-Joseph et un autre sous l'arc qui sépare l'ancien chœur du nouveau. Un grand portail est bâti, portant les armes de l'archevêque.

La construction de l'église fut complétée en 1693, par des réparations au clocher.

Deuxième agrandissement en 1847 En 1847 la nef est allongée vers le sud, ce qui double sa surface, et toute la toiture est surélevée.

En 1862 le clocher est démoli et reconstruit, élevé à au lieu de 28. Cinq cloches neuves sont bénites en 1861 en présence du cardinal de Bonald. L'église acquiert ainsi son aspect définitif.

Ancienne chapelle Saint-Priest Une chapelle dédiée à saint Priest, aujourd'hui disparue, est mentionnée dans des documents des s. Elle était située dans le cimetière de l'église paroissiale : .

En 1520, le vicaire Petrus Coiffiet (ou Coyffier) fit son testament, par lequel il élit sa sépulture dans la chapelle de Saint-Priest fondée et édifiée au cimetière de Francheville : .

La prise de possession de la prébende de Monseigneur saint Priest de Francheville, suivant l'expression de l'époque, par Barthélémy Sorlin en 1621 mentionne que cette chapelle est située dans le cimetière de l'église paroissiale : .

la dernière nomination dont on a trouvé la trace est celle de Cyprien Molard, chanoine de Saint-Just, en 1647. Il n'est par la suite plus fait mention de cette chapelle, sachant qu'il a été décidé de déplacer le cimetière consécutivement à l'agrandissement de l'église en 1689.

Vocable D’après Paul Richard le vocable de l'église primitive était Saint-Priest. Le procès-verbal de la visite pastorale de 1469 nous apprend qu'il existait des reliques de Saint-Priest, mais ce n'était pas le seul patron puisque la fête de l'Annonciation et celle de la Nativité de Notre-Dame étaient choisies pour dates de payement. Saint-Priest était encore le patron de l'église de Francheville au . En 1559, Pierre Bochu était dénommé curé de Sainte-Marie et Saint-Priest de Francheville. C'est à cette même époque, entre le début du et le milieu du , qu'il est fait mention d'une chapelle Saint-Priest dans le cimetière de l'église paroissiale.

Au milieu du le patronage de Saint-Priest fait place à celui de Saint-Roch, jugé plus efficace à invoquer contre les ravages de la peste. La première mention de Saint-Roch est en 1645. Néanmoins à Francheville la Sainte Vierge, Notre-Dame, reste principale patronne.

En 1658 le procès-verbal de la visite pastorale cite l'autel de Saint-Roch, mais celui-ci est trop petit pour la célébration : .

En 1689 la nouvelle église est bénie . La chapelle ou autel de St Roch est à main droite en entrant, du côté du chœur, la chapelle ou autel dédié à la Ste Vierge est à main gauche.

Mobilier Tabernacle En 1532, Hugo Vidilli, notaire royal, fit don à l'église de Francheville d'un Tabernacle en pierre sculptée lors de son mariage avec Catherine Croppet de Varissan et de son accession à la seigneurie de Francheville., sans doute en reconnaissance de la charge qu'il avait obtenue. Ce tabernacle est classé au titre des monuments historiques..

Tableau de l'adoration des bergers Un tableau représentant l'adoration des bergers est accroché au mur gauche de la nef. C'est une copie du d'une œuvre originale de Carle Van Loo (1705-1765) qui est conservée au musée des Beaux-Arts de Chartres... Cette copie est classée au titre des monuments historiques..

Statue de Saint Roch L'église Saint-Roch abrite une statue de Saint Roch en bois de tilleul, datée du ., classée au titre des monuments historiques..

Meuble de sacristie Le meuble de sacristie, une crédence en bois fruitier taillé du quart du , est également classé au titre des monuments historiques...

Objets mobiliers inscrits au titre des monuments historiques L'église de Francheville compte sept objets mobiliers d'intérêt départemental inscrits au titre des monuments historiques. : une statue de Saint-Joseph., un Christ en croix., une statue de Vierge à l'enfant., un ciboire., une boîte à hosties., un calice et une patène., un bénitier à godrons..

Pierre de Pascasius La « pierre de Pascasius » est une épitaphe chrétienne découverte en 1915 lors de terrassements pour les fondations du nouveau presbytère. Cette tablette de marbre, qui est datée de l'an 540 environ, est actuellement présentée à droite du chœur, encastrée dans un mur intérieur de l'église..

Philippe Fabia fit une communication sur cette découverte à la séance du de l'Académie des inscriptions et belles-lettres..

Borne milliaire En mars 1965, lors de travaux de restauration, un cylindre de pierre granitique à base carrée a été trouvé dans l'épaisseur du mur est du chœur. Par ses dimensions et ses caractères il rappelle l'aspect d'une borne milliaire romaine, sans qu'on puisse en apporter la preuve. Il est utilisé comme support à un pupitre en bois à usage de lutrin.

Grand orgue Historique L’orgue a été construit en 1942 par les Établissements Ruche & Guironnet à Lyon. Un relevage a été effectué par le facteur Athanase Dunand de Villeurbanne en 1971, puis il est réparé en 1990 par le facteur Jean David de Mogneneins (Ain) et un nouveau relevage est effectué en 1996 par la manufacture d'orgues Georges Valentin de Villeurbanne., mais son état se dégrade et il devient injouable. Après 20 ans de silence une association est créée pour le remettre en état, Les Amis de l'Orgue de Saint-Roch, et il résonne à nouveau pour la messe de Noël 2023. Il a été inauguré le ..

Composition La composition du grand orgue est la suivante : I. Grand orgueBourdon 16′Bourdon 8′Montre 8′Flûte harmonique 8′Flûte 4′Trompette 8′ II. Récit expressifCor de nuit 8′Gambe 8′Voix céleste 8′Flûte 4′Nazard 2/3′Quarte de Nazard 2′Plein-Jeu IIBasson 8′ PédaleSoubasse 16′Bourdon 8′ Flûte 4′Basson 16′Basson 8′

Autres caractéristiques 19 jeux – 800 tuyaux ; 2 claviers manuels de 56 notes et pédalier de 32 notes ; Transmission électro-pneumatique des claviers et électrique des jeux ; Accouplements : II/I, II/I 16', II/I 4' ; Annulateur 8' Réc. ; Appel d'anches : G.O., Péd., Réc. ; Expression Réc. par bascule ; Tirasses : I, II ; Diapason : La = 440 Hz ; Tempérament égal.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . .

Francheville Francheville Catégorie:Francheville (métropole de Lyon)