Philippe Malivoire Filhol de Camas, né le à Paris et décédé le à l'hôpital d'instruction des armées Bégin de Saint-Mandé, est un général d'armée français. Ancien collaborateur du maréchal Jean de Lattre de Tassigny, il participe aux négociations des accords d'Évian avant de devenir gouverneur militaire de Paris de 1965 à 1968.
Biographie Fils du général de division Paul René Malivoire Filhol de Camas, d'une famille d'ancienne bourgeoisie de tradition administrative et militaireLa famille Malivoire, de vieille robe de la région d'Amiens, descend d'Henri-François Malivoire (1727-1797), écuyer et premier huissier du cabinet de la Reine avant la Révolution. Elle a relevé le nom Filhol de Camas, illustré sous l'Empire, et dont elle descendait, par décision du 25 juillet 1889, in ., Philippe Malivoire Filhol de Camas est élève en classes préparatoires au lycée Sainte-Geneviève avant d'entrer à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion « Maroc et Syrie » (1925-1927), à l'issue de laquelle il choisit l'infanterie et es chasseurs à piedWho's who in France, Paris. France, J. Lafitte, 1983, p.247.« Le général de Camas commandant supérieur des forces armées en Algérie », Le Monde, article du 17 octobre 1963..
Après avoir servi dans les forces françaises en Tunisie, il rejoint à la fin de la Seconde Guerre mondiale l'état-major du général Jean de Lattre de Tassigny, dont il demeure un proche collaborateur jusqu'au départ de celui-ci pour l'Indochine.
En 1951, colonel, il prend le commandement de la demi-brigade de chasseurs alpins. Il sert ensuite à l'état-major allié Centre-Europe, à Fontainebleau.
Promu général de brigade en 1959, il devient l'adjoint chargé des opérations du général Jacques Faure en Kabylie, avant de commander la 27e division d'infanterie alpine dans le secteur est de l'Algérois.
En 1961, Louis Joxe, alors ministre des Affaires algériennes, le choisit comme conseiller militaire au sein de la délégation française chargée de négocier les accords d'Évian, aux côtés de Robert Buron et de Bernard Tricot. Les accords, signés le 18 mars 1962, mettent fin à la guerre d'Algérie. Au cours de cette période, le domicile parisien de son père est la cible d'un attentat à l'explosif perpétré par des opposants de l'Organisation armée secrète (OAS)« Ancien co-négociateur des accords d'Evian, le général Philippe de Camas est mort », Le Monde, article du 22 janvier 1992..
Promu général de division en 1962, il dirige la division « Plans d'action » de l'état-major de la Défense nationale.
En 1963, élevé au rang de général de corps d'armée, il est nommé commandant supérieur des forces armées françaises en Algérie, où il supervise la dernière phase de la présence militaire française.
En 1964, il prend le commandement de la région militaire à Marseille. L'année suivante, élevé au rang de général d'armée, il est nommé commandant de la région militaire et gouverneur militaire de Paris. Il exerce ces fonctions jusqu'en 1968, année où il est admis en deuxième section à la limite d'âge de son grade.
Il meurt le 20 janvier 1992 à l'hôpital militaire Bégin, à Saint-Mandé.
Distinctions
Notes et références
Catégorie:Naissance en mars 1907 Catégorie:Naissance à Paris au XXe siècle Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Gouverneur militaire de Paris Catégorie:Décès en janvier 1992 Catégorie:Décès à Saint-Mandé Catégorie:Décès à 84 ans