, ou , né vers 940 et mort après 1011, est le premier comte connu de Bar-sur-Aube. Il est le fils d'Achard, d'origine normande et fondateur du bourg de Laferté-sur-Aube, et de son épouse Achardia.

Il a pour frère Foulques, qui devient évêque de Soissons et Béraud le Vieux qui devient abbé de Saint-Étienne de Dijon.

Grâce à son mariage avec le comtesse Adelise, il devient également comte de Soissons du droit de son épouse.

Après sa mort, son fils aîné lui succède à la tête du comté de Bar-sur-Aube.

Biographie Origines et famille Le chanoine et historien Maurice Chaume estime la naissance de vers 940.

Il est cité dans une charte de l'évêque d'Autun en faveur de l'abbaye de Flavigny et dans laquelle interviennent également l'évêque de Langres Brunon de Roucy et l'évêque de Soissons Foulques. Ce document, daté de la quinzième année du règne du roi Robert le Pieux, soit l'an 1011, précise que a pour fils un autre Nocher et pour épouse la comtesse Adelise. Il indique également qu'il est le frère de l'évêque Foulques, et que ce celui-ci a pour neveu un des signataires prénommé Béraud, ce qui fait probablement de ce dernier un des fils de .

Une autre charte non datée de l'abbaye de Saint-Claude apprend également que est le fils d'un normand appelé Achard, fondateur du la ville de Laferté-sur-Aube, et de son épouse Achardia. Cette charte indique également que ce comte avait épousé en l'an 992 Adelise, comtesse de Soissons, fille du comte Giselbert, veuve de et mère du comte , même si ces éléments sont partiellement démentis par l', qui semble toutefois moins précis sur ces faits.

Une autre charte datée de 1023 de l'abbaye de Cluny et mentionnant l'évêque de Paris Humbert de Vergy indique que celui-ci était le neveu de l'archidiacre Béraud, ce qui semble démontrer que sa mère était une sœur de Béraud, et donc une fille de .

Les archives contemporaines mentionnent également un autre Béraud, dit le Vieux, qui aurait été archidiacre de Langres avant de devenir abbé de Saint-Étienne de Dijon et qui serait très probablement un frère de et de Foulques, et donc un oncle de Béraud, qui se retrouve de facto comme étant le Jeune..

Comte de Bar-sur-Aube vignette|droite|Vestiges du Châtelet, bâti sur le plateau de la colline Saint Germaine. Son père, le normand Achard, n'étant pas attesté comme comte de Bar-sur-Aube, mais uniquement comme seigneur de Laferté-sur-Aube, les conditions de l'accession à la charge comtale de demeurent inconnues.

Le chanoine et historien Maurice Chaume émet l'hypothèse qu'Achard ait pu être un proche de l'évêque de Langres Brunon de Roucy, premier signataire de la charte de 1011 à l'abbaye de Flavigny. Cet évêque aurait alors pu favoriser l'essor des fils de celui-ci. aurait alors obtenu le comté de Bar-sur Aube, son frère Foulques aurait eu une carrière dans le clergé séculier tandis que le dernier frère Béraud l'Ancien aurait quant à lui fait une carrière au sein du clergé régulier. Un des fils de , Béraud le Jeune, a lui aussi commencé une carrière ecclésiastique dans le diocèse de Langres avant de devenir évêque de Soissons.

L'évêque de Langres Brunon de Roucy a également des attachements familiaux dans le Soissonnais, il aurait également pu favoriser le mariage de avec la comtesse de Soissons Adelise et l'accès au siège épiscopal de Soissons de Foulques puis de Béraud le Jeune.

Comte de Soissons Grâce à son mariage avec la comtesse Adelise, devient également comte de Soissons jure uxoris, comme le montre avec ce qualificatif un document de l'abbaye de Saint-Oyand-de-Joux, dont il a été un des bienfaiteurs..

C'est possiblement grâce à ce mariage et à ce titre comtal qu'aurait pu être favorisée l'accession à l'épiscopat de cette ville de son frère Foulques en 995 puis de son fils Béraud en 1021.

Fin de vie et succession vignette|droite|L'église Saint-Pierre de Bar-sur-Aube. La date de sa mort est inconnue mais elle a lieu après l'année 1011, où il est présent à l'abbaye de Flavigny. Son fils lui succède alors comme comte de Bar-sur-Aube. Son autre fils, Béraud, se consacre à une carrière ecclésiastique et est prévôt et archidiacre de Langres, chef-lieu du diocèse du même nom et qui comprend Bar-sur-Aube.

Quant au comté de Soissons, celui-ci étant la propriété de son épouse Adelise, il revient à la mort de celle-ci à son fils aîné , issu de son premier mariage avec .

Mariage et enfants En 992, il épouse Adelise, comtesse de Soissons. L', qui se consacre aux saints de l'Église catholique et publié au , indique dans ses commentaires sur la vie et Saint Simon et en se basant sur un manuscrit non daté de l'abbaye de Saint-Claude qu'elle serait la fille d'un comte Giselbert non identifié et veuve du comte . Mais selon l', recueil sur la généalogie princière et nobiliaire de l'Europe, elle serait la fille du comte de Soissons . Il n'est pas possible de définir quelle version est correcte, mais l' fournit davantage de détails, ce qui la rend plus crédible.

De cette union naissent plusieurs enfants : , qui succède à son père comme comte de Bar-sur-Aube ; Béraud le Jeune, qui devient archidiacre de Langres avant 1015, prévôt de Langres avant 1018 et évêque de Soissons en 1019 jusqu'à sa mort en 1052. ; une fille, qui épouse Henri de Vergy, tige de la maison de Vergy, avec qui elle Humbert qui devient évêque de Paris et Élisabeth, qui épouse , d'où postérité.

Selon l', serait également le fils de et d'Adelise, mais d'après l', il serait plutôt le fils d'Adelise et de son premier époux , ce qui semble plus probable.

Annexes Bibliographie . . . . .

Liens externes .

Articles connexes Ville de Bar-sur-Aube Comté de Bar-sur-Aube

Notes et références

Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Noblesse du Moyen-Âge en Champagne Catégorie:Histoire de l'Aube