Les Amis d'Édouard est une ancienne collection littéraire bibliophilique fondée par Édouard Champion à Paris en 1911.
Historique Le nom de cette collection provient d'une citation, , faite par Anatole France à Édouard Champion lorsqu'il reprit la maison fondée par son père, les éditions Honoré Champion. Le jeune Édouard voulait en créant cette collection rendre hommage à son cercle d'amis.
Le premier titre de cette collection de livres, proposée hors commerce, de 13 × 17 centimètres et de 48 pages en moyenne, paraît en septembre 1911 avec La Maîtresse servante, de Maurice Barrès, tiré à 54 exemplaires sur papier hollande. D'autres papiers seront utilisés avec le temps, dont du japon et du madagascar. La couverture se présente sans illustration, uniquement typographiée sur papier de couleur grise. Chaque exemplaire est numéroté et comprend un numéro de série. Le tirage moyen affiché est sans doute plus élevé, Paul Léautaud parle de 200 exemplairesPaul Léautaud, Journal littéraire, 27 novembre 1922 — lire en ligne sur le site de Michel Courty..
Le texte de Barrès est la reprise d'une critique du roman des frères Tharaud, La Maîtresse servante, publiée dans L'Écho de Paris le 3 août 1911Notice œuvre, catalogue général de la BnF..
Le rythme de parution semble assez irrégulier, et s'interrompt entre 1915 et 1918. En juillet 1920, la collection comptait 23 titres. Par la suite, le rythme s'accélère. Il est à noter que la première citation est composée de 45 lettres, et que chacune de ces lettres figurent sur les 45 premiers titres. Ainsi le premier numéro, le texte de Barrès, comporte la lettre « L », et ainsi de suite. Une nouvelle citation prit ensuite place aux dos des livres : .
Certains ouvrages sont parfois illustrés de reproduction de dessins.
En 1928, sort un hors-série destiné aux amis bridgeurs de l'éditeur, De la Marque au Bridge-Plafond, par Pierre Bellanger.
Le dernier titre, le , paraît en novembre 1938, soit neuf mois après la mort d'Édouard Champion, il s'agit d'un hommage collectif à son fondateur, considéré comme l'un des « derniers bibliophiles »Lucienne Simmer, « Éloge de la bibliophilie », in: L'Homme libre, Paris, 2 sept. 1938 — sur Gallica..
Ces petits ouvrages, très soignés, sont, selon les collectionneurs et les bibliographes, relativement rares.
Titres publiés
Notes et références
Liens externes
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