Le théâtre de la Porte-Saint-Denis est une ancienne salle de spectacle parisienne située 8, boulevard Saint-Denis ( arr.), inaugurée en 1877 et disparue l'année suivante.

Histoire vignette|Denise Matz-Ferrare. Conçue pour mettre en valeur la cantatrice Denise Matz-Ferrare – qui venait de quitter la troupe de la Gaîté – par son mari, le chef d'orchestre et compositeur Ferdinand Matz, cette minuscule salle, située au fond d'une cour et qui présentait jusque-là des spectacles de marionnettes et de prestidigitation., est inaugurée le avec deux opérettes, Paille d'avoine de Robert Planquette et Gandolfo de Charles Lecocq, précédées d'un prologue de Paul Arène et Derville..

Malgré le succès d'estime initial, le public ne suit pas et le théâtre doit fermer l'année suivante., avant d'être transformé en logement.. Les époux Matz-Ferrare partent dans la foulée pour Bordeaux où ils ouvrent en 1879 un théâtre du Gymnase, place des Quinconces..

Le projet d'un « théâtre de la Porte-Saint-Denis », dont la direction aurait été confiée à Anténor Joly, avait été envisagé en 1836 par Victor Hugo et Alexandre Dumas, insatisfaits de la façon dont le directeur de la Porte-Saint-Martin, Harel, montait leurs pièces mais la transaction immobilière échoua et ils se replièrent sur la salle Ventadour..

La confusion est parfois faite avec le théâtre de la Porte-Saint-Martin de par la proximité des deux établissements de la porte Saint-Denis. Certaines sources antérieures à 1877 utilisent ainsi la mention « théâtre de la Porte-Saint-Denis » (au sens « proche de la porte Saint-Denis ») pour parler de celui de la Porte-Saint-Martin., ce que les contemporains comprenaient puisque c'était la seule salle de spectacle qui existait alors à cette endroit.

De même, il ne doit être confondu ni avec le « Cinématographe-théâtre (ou Théâtre cinématographique) de la Porte-Saint-Denis » qui était installé 8, boulevard de Bonne-Nouvelle, ni avec le « Grand Cinéma Saint-Denis » du 6, boulevard Saint-Denis, première salle de cinéma permanente de la capitale ouverte en 1896 sous le nom de « Cinématographe-Lumière », tous deux également disparus.

Répertoire 1877 : Paille d'avoine, opérette en un acte d'Alphonse Lemonnier et Arthur Jaime-Rozale, musique de Robert Planquette, et Gandolfo, opérette en un acte d'Henri Chivot et Alfred Duru, musique de Charles Lecocq () 1877 : Le Mannequin de Bergame, opéra-comique en un acte de Paul Duport et Eugène de Planard, musique de François-Joseph Fétis() 1877 : Tu l'as voulu, opérette en un acte de Jules Prével et Émile Abraham, musique de Samuel David () 1877 : On fait ce qu'on peut, revue d'Alphonse Lemonnier et Arthur Jaime-Rozale, musique de Robert Planquette () 1878 : La Fille du Caïd, opéra en un acte de Félix Savard et Frédéric Duvert, musique de Gustave Michiels, Porte-Saint-Denis () 1878 : Le Carnaval des étudiants, opérette de M. Lebreton, musique d'A. Clément ()

Notes et références

Annexes Bibliographie

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