Le Paris Digital Park ou data center de La Courneuve est un centre de données (en anglais ou ) implanté à La Courneuve en région Île-de-France.
Propriété de Interxion, filiale de l'entreprise américaine Digital Realty, Paris Digital Park est constitué de quatre centres de données, construits et mis en service entre 2022 et 2025 avec un coût d'investissement d'1,15 milliard d'euros. Il est décrit, en 2026, comme le plus grand centre de données en France.
Historique Le projet du centre de données est implanté, en bordure de l’autoroute A86, sur un espace de sept hectares libérés, en 2017, par la société Airbus Helicopters à La Courneuve dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Trois raisons ont présidé au choix de ce site : la région parisienne est considérée comme le cinquième hub Internet dans le monde et cet ancien site industriel détient déjà un raccordement électrique conséquent et une surface de terrain suffisante. L'agence DK Architectes, spécialiste français de la conception de centres de données, assure la maîtrise d'œuvre de l'opération.
À partir de 2018 il est procédé à la la démolition de près de 80 bâtiments, incluant les travaux de désamiantage et de dépollution. Puis la construction proprement dite du data center commence en 2020...
Propriété de Interxion, filiale de l'entreprise américaine Digital Realty, Paris Digital Park est constitué de quatre centres de données, construits et mis en service entre 2022 et 2025. Ce centre de données, qualifié en 2026 de plus grand centre en France, se développe sur d'espaces informatiques organisés sur quatre niveaux avec 80 mégawatts de « capacité électrique informatique » pour les usagers du centre avec une consommation, en 2026, de 20 mégawatts. Pour cette construction, l'entreprise américaine a investi 1,15 milliard d'euros. Sur le site même, 70 employés travaillent.
Digital Park possède plus de et de câble assurant les liaisons informatiques à l'intérieur du bâtiment. Sur le toit de celui-ci, il est implanté 72 groupes électrogènes destinés à pallier une éventuelle panne du réseau électrique.. En cas d'arrêt de l'alimentation électrique du site, des batteries assurent immédiatement le relais durant quelques secondes, afin que les groupes électrogènes démarrent pour alimenter le data center. Pour limiter la pollution, ceux-ci sont alimentés avec un biocarburant d'origine 100 % renouvelable, le HVO10..
Le projet intègre l’aménagement et l’entretien d'un espace vert et d'un parc de jeux, ouverts au public, au pied du centre de données..
Risques environnementaux Le Paris Digital Park est une ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement), c’est à dire une « installation susceptible de créer des risques pour la santé, la sécurité ou l’environnement ».
Le portail gouvernemental d’information Géorisques publie pour chaque ICPE une fiche de synthèse et des documents publics (arrêtés préfectoraux, rapports d’inspection). Pour le Paris Digital Park (composé des 4 datacenters PAR8, PAR9, PAR10 et PAR11 de Digital Realty), les composants de l’installation classés à risques sont : 72 groupes électrogènes installés sur le toit du Digital Park, d’une puissance thermique totale de 355 MW. Pour limiter la pollution atmosphérique, ces groupes ne doivent être démarrés qu’en cas de panne de l’alimentation électrique des datacenters (et quelques heures par an pour leur maintenance). 32 tonnes de fluide frigorigène r513a qui circulent dans les 64 groupes froids qui refroidissent les serveurs. Ces fluides ayant un fort potentiel de réchauffement global (573 fois celui du CO2 dans le cas du r513a), des contrôles réguliers doivent être faits pour s’assurer qu’ils ne fuient pas dans l’atmosphère. Les ateliers de charge de batteries au plomb, pour une puissance de 5 MW. Cette charge produisant de l’hydrogène, des précautions supplémentaires contre l’incendie sont demandées. Les documents publics du Paris Digital Park prévoient aussi une consommation d’eau potable de 248 000 m3 par an. 95% de cette eau potable est vaporisée au niveau de 128 modules adiabatiques installés sur le toit du Digital Park, qui participent au refroidissement des serveurs, surtout en période chaude. La consommation maximale journalière autorisée pour le système de vaporisation adiabatique est de 2740 m3/jour. Ceci équivaut à la consommation quotidienne d’eau potable d’environ 18 000 personnes.
Le bruit admissible en limite de propriété du Digital Park est fixé à 70 dB(A) le jour (7h-22h) et 60 dB(A) la nuit.
La Mission Régionale d’Autorité Environnementale d’Ile de France a publié en 2023 un document de synthèse sur les enjeux environnementaux liés aux datacenters, donnant plusieurs exemples tirés du cas du Digital Park de La Courneuve. Notes et références Notes
Références
Annexes Articles connexes Liste des centres de données neutres de France métropolitaine Liens externes Data centers Digital Realty à Paris
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