L', également appelé nun-yaki, est un type de céramique japonaise produit à Kyōto au . Il est traditionnellement attribué à la veuve du potier coréen Ameya (ou Aumeya), fondateur de la lignée qui donnera naissance au Raku-yaki. Après la mort de son époux, devenu religieuse bouddhiste (ama), elle poursuivit la fabrication de ses céramiques, auxquelles fut donné le nom d'ama-yaki, littéralement « poterie de nonne ».

Histoire Au début du , le potier coréen Ameya s'établit à Kyōto, où il adopta le nom japonais de Masakichi puis de Sōkei. Après sa mort, survenue vers 1574, son épouse reprit l'atelier. Devenue religieuse bouddhiste (ama), elle produisit une céramique qui fut rapidement désignée sous le nom d'ama-yaki, ou « poterie de nonne ».

Leur fils Chōjirō poursuivit ensuite cette production. Séduit par ces bols destinés à la cérémonie du thé, Sen no Rikyū accorda sa protection à l'atelier et fit adopter à Chōjirō le nom de Tanaka. À partir de 1578, Oda Nobunaga puis Toyotomi Hideyoshi contribuèrent à la renommée de ces céramiques. Quelques années plus tard, Hideyoshi remit à Chōjirō un sceau d'or portant le caractère 楽 (raku), à l'origine du nom de la future école Raku.

Plusieurs auteurs du et du début du présentent ainsi l'ama-yaki comme le prédécesseur immédiat du raku-yaki.

Caractéristiques Les sources anciennes décrivent l'ama-yaki comme une céramique destinée à la cérémonie du thé et fabriquée selon une technique encore proche des premières productions de Kyōto. D'après le Wakan Shohin Shō (1694), cité par Tsuruta, les bols d'ama-yaki, également appelés nun-yaki, étaient recouverts d'une glaçure ambrée (ame-yu) plutôt que d'une glaçure noire, caractéristique qui les distingue des premiers bols raku de Chōjirō.

Galerie

Voir aussi Céramique japonaise

Références

Catégorie:Style de céramique japonaise