Edmond Michel-Tyl, de son nom complet Edmond Émile Michel, né le à Nîmes et mort le à Vétheuil, est un romancier et traducteur français.
Biographie
Orphelin très jeune ., il a pu suivre, grâce aux bourses, une scolarité complète. Élevé par ses grands-parents, il se retrouve professeur de français à Leith (Écosse) ce qui explique sa grande familiarité avec la langue anglaise.
Il prend part à la Première Guerre mondiale d'abord comme caporal, puis lieutenant et enfin capitaine.. Il a été blessé de nombreuses fois et cité à l'ordre de l'armée. Il a également collaboré à l'organisation de l'instruction des troupes américaines en France vers 1917 et est dirigé vers la division américaine.
À la fin de la guerre, il est affecté à la garnison de Roustchouc (Bulgarie). De là, il est accusé de désertion le 7 mars 1919, puis rayé des rôles de désertion et même promu capitaine. Il ne sera définitivement amnistié que par la loi du 29 avril 1921..
Il se marie le à Vétheuil, avec Madeleine Valentine Lucienne Tyl., connue sous le nom de Madeleine Michel-Tyl, avec laquelle il va collaborer dans ses traductions.
Sa première traduction, Les Frères MacRae, issue du roman The Brothers., paraît en feuilleton dans le journal Le Temps du au .. Elle ne sera jamais publiée.
C'est avec le roman La Vipère jaune en 1933 que commence vraiment sa carrière de traducteur. Ses traductions portent sur des auteurs classiques, comme John Steinbeck, Erskine Caldwell ou Taylor Caldwell ; mais la grande majorité couvre des auteurs de romans policiers ou d'aventures, comme Leslie Charteris, Francis Iles, Dashiell Hammett, Raoul Whitfield, Rafael Sabatini ou Rex Stout. Il est à noter que, pour la série « Le Saint », il s'agit plutôt d'adaptation, avec la collaboration active de sa femme, puisque 41 des 78 ouvrages ont été publiés directement en français..
La guerre impose un arrêt dans le travail de traduction. Edmond Michel-Tyl se consacre alors à la rubrique « Bridge » dans l'hebdomadaire Candide du au .. Sa nécrologie, parue dans le journal Ici Paris du . rappelle bien cette activité :
Michel Tyl n'est plus. Tous ceux qui ont connu ce garçon lettré et délicat qui avait su trouver une frontière commune au journalisme et à la littérature seront atterrés par l'incroyable nouvelle. Michel Tyl était devenu le spécialiste du bridge, et longtemps il avait assuré cette rubrique à « Candide ». Mais il était aussi, entre autres, le traducteur des « Aventures du Saint », cette série de romans policiers qu'il avait su populariser chez nous.
Récemment, il avait puissamment retracé pour « Ici Paris » la vie aventureuse de NostradamusVersion abrégée du roman de Michel Zévaco, paru en feuilletons du 11 mai 1948 au 31 août 1948 ()..
Nous présentons à la famille si cruellement éprouvée de notre collaborateur nos condoléances attristées.
Sa carrière littéraire s'arrête en 1949, l'année de sa mort ; néanmoins, c'est sa femme, sous le pseudonyme M. Edmond-Tyl, qui reprend le flambeau et poursuit le travail d'adaptation et de traduction.
Publications Romans
Principales traductions On peut citer, parmi ses traductions les plus connues, les ouvrages suivants :
Notes et références
Voir aussi
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