Les Plongeurs du désert est un film réalisé par Tahar Hannache, pionnier du cinéma algérien, sorti en 1952. D’une durée d’environ 21 minutes, le film tourné à Tolga, dans la région de Biskra (Algérie), est considéré comme l’un des tout premiers films de fiction entièrement réalisés, produits et interprétés par des Algériens, à une époque où l’Algérie était encore sous domination coloniale française.

Synopsis Le film se déroule dans une oasis dont le puits s'est asséché à cause du sable et du limon. Le sage du village fait appel aux Ghetassine, des artisans traditionnels et plongeurs de puits. Cheikh Ali (Himoud Brahimi) et son fils Mansour (Djamel Chanderli), spécialisés dans le nettoyage des puits, interviennent pour désembourber et permettre à l’eau de revenir. Leur métier traditionnel est confronté à l’arrivée d’une machine moderne, qui viendra remplacer leur savoir-faire.

Fiche technique

Titre original en français : Les Plongeurs du désert Titre original en arabe : غواصين الصحراء Réalisation : Tahar Hannache Scénario : Tahar Hannache Musique : Mohamed Iguerbouchène Assistant réalisateur : Djamel Chanderli Directeur de la photographie : Tahar Hannache Producteur : Tahar Hannache Pays de production : Format : Noir et blanc- 16 mm - Son mono Genre : Drame Durée : 21 minutes Dates de sortie : 1952 (France / Algérie)

Distribution

Djamel Chanderli : Mansour Himoud Brahimi : Cheikh Ali

Sortie et accueil Sorti en 1952, le film raconte l'Algérie authentique, loin des clichés des productions coloniales, tout en s'inscrivant dans une démarche d'affirmation identitaire. Occulté par les autorités coloniales, qui voyaient dans cette production autonome une menace, Les Plongeurs du Désert annonce le cinéma de résistance algérien. Mis à l'écart puis oublié, on pensait le film Les Plongeurs du désert disparu à jamais, la redécouverte du film est notamment liée au travail de Thouraya Benel-Hannache , fille de Tahar Hannache, et aux recherches menées par Nabil Djedouani, fondateur des Archives numériques du cinéma algérien. Une restauration fut réalisée à partir d’une copie positive 16 mm conservée par la famille. Le travail de restauration numérique a notamment bénéficié d’un scan 2K effectué avec la collaboration de la Cinémathèque de Saint-Étienne et d’une restauration réalisée à Beyrouth par la Jocelyne Saab Association en 2023. Le film restauré fut projeté en 2025, lors de l'ouverture de la 12e édition du Festival du film d’Alger.

Notes et références

Références

Articles connexes

Cinéma algérien Tahar Hannache

Liens externes

Ressources relatives à l'audiovisuel : IMDb • TheMovieDataBase • MUBI Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Archives Nationales d'Outre-Mer

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