vignette|Composition paysagère en moribana de l’école Ohara-ryū, dans une alcôve tokonoma, devant une peinture sur rouleau (kakemono). est un style d'Ikebana. vignette|Moribana paysager du Saga Goryū vignette|Moribana en forme verticale avec des iris, évoquant un paysage aquatique.
Histoire Ce style fut introduit par Ohara Unshin vers 1890, après la restauration de Meiji de 1868. Le moribana ne constitue pas seulement une rupture créative d’Ohara avec Ikenobo ; il témoigne également fortement de l’influence occidentale au Japon. Les compositions florales peuvent être disposées dans des pièces et des vestibules de style occidental, et non plus uniquement dans l’alcôve du tokonoma des pièces traditionnelles japonaises. Bien qu’il soit caractéristique de l’école Ohara, le moribana est devenu l’une des formes classiques enseignées et pratiquées par les adeptes de l’ikebana, indépendamment de leur école ou de leur appartenance stylistiqueSaito, M. & Furuya, S. (2015). Title: Form structure of Ikebana. Retrieved from http://www.idemployee.id.tue.nl/g.w.m.rauterberg/conferences/CD_doNotOpen/ADC/final_paper/587.pdf .
Le moribana est souvent associé au nageire. Bien que les deux styles présentent des similitudes, leur développement historique est différent, le nageire étant plus ancien.
Description Le moribana utilise un ou plusieurs groupes de végétaux disposés sur un kenzan, un support constitué de nombreuses pointes acérées dans lesquelles les fleurs sont piquées, ou sur un shippo, un support percé de trous, afin de reproduire la manière dont les plantes aquatiques poussent et dont les êtres vivants se déplacent dans les étangs naturels. La principale caractéristique du moribana réside dans l’ampleur des formes d’apparence naturelle et dans l’effet de profusion créé par les fleurs. Le choix des végétaux et la quantité d’eau visible à l’avant, sur les côtés ou à l’arrière reflètent le passage des saisons. Ainsi, au printemps et en été, une plus grande quantité d’eau est généralement laissée visible à l’avant.
Une composition de moribana correctement réalisée utilise un récipient plat et peu profond, parfois appelé suiban, qui permet de disposer les végétaux et les éléments linéaires latéralement et de s’éloigner ainsi des lignes verticales caractéristiques des formes classiques du rikka, du seika et même du nageirebana.
Styles Il existe trois arrangements de base, qui se distinguent par la longueur et l’angle des tiges principales, secondaires et ornementales.
La forme verticale est la plus courante ; elle dégage une impression de stabilité et de gravité. Dans cette forme, la tige principale mesure environ autant que la somme du diamètre et de la profondeur du récipient ; la tige secondaire mesure environ les deux tiers de cette longueur et la tige ornementale environ la moitié de celle de la branche principale. Dans l’école Ikenobō, la forme verticale est appelée . La tige principale est placée verticalement, tandis que la tige secondaire est inclinée à 45° et déployée dans un secteur de 30° vers l’avant et la gauche. La tige ornementale est inclinée à 60° et disposée dans un secteur de 45° vers l’avant et la droite. Vue de dessus, les trois tiges forment un triangle rectangle. Les fleurs sont placées à l’intérieur de ce triangle afin d’en compléter la forme. La forme inclinée est une forme de composition inversée, qui peut être utilisée en fonction de l’emplacement de la composition ou de la forme des branches. Pour cette composition, on choisit principalement des branches dont l’inclinaison met en valeur la beauté. Cette forme produit une impression plus douce que la forme verticale. Dans l’école Ikenobō, la forme inclinée est appelée . La forme retombante ou en cascade. Dans l’école Ikenobō, la forme retombante ou en cascade est appelée .
Images
Voir aussi Ikebana
Références
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