L’affaire Olivier Behnam est une affaire judiciaire d'agressions sexuelles et de viols commis contre quatre jeunes femmes autistes et handicapées intellectuelles par le kinésithérapeute Olivier Behnam, entre 2015 et 2017. Les faits ont été dénoncés par un résident autiste.
Behnam est condamné une première fois à 15 ans de prison en 2023, puis sa peine est alourdie à 17 ans de prison en appel en 2024.
Chronologie des faits Olivier Behnam est marié et père de famille, et vient de la région parisienne. Il travaille depuis 2013 comme kinésithérapeute en libéral au foyer d'accueil médicalisé Les Baous à Vence..
Son casier judiciaire est vierge en 2017. Il est décrit comme .
Entre 2015 et 2017, il viole au moins trois femmes handicapées et en agresse sexuellement une quatrième dans la salle de consultation de son cabinet de kinésithérapie. Un pensionnaire autiste des Baous le dénonce auprès d'une infirmière, et témoigne l'avoir vu en pleine relation sexuelle avec une patiente.. Il a imposé au moins une fellation à une patiente vulnérable. 20 résidents des Baous sont ensuite interrogés, et plusieurs décrivent alors avoir été victimes ou témoins d'agressions sexuelles et de viols, notamment lors de séances de kinésithérapie qui dégénéraient jusqu'au viol. Les agressions et viols ont lieu contre le mur ou sur la table de massage de la salle de consultation.
Deux victimes sont identifiées en 2015, puis se rétractent. Un nouveau témoignage en 2017 relance l'enquête, et une quatrième victime se manifeste. Un lieutenant de gendarmerie mobilisé sur cette affaire déclare n'avoir jamais reçu de formation à recueillir la parole de victimes de viol non-verbales, et qu'il s'agit de sa première affaire de ce type en vingt ans d'exercice..
Certains membres du personnel du foyer des Baous accusent les victimes présumées d'être influençables, menteuses et aguicheuses. Le personnel se montre sur les accusations, certains décrivant ces victimes présumées comme des consommatrices de contenus pornographiques.
Profil psychologique L'expertise psychiatrique de l'accusé ne révèle aucun trouble psychiatrique ni trouble de la personnalité. Il est décrit comme ayant une une certaine maîtrise de soi, éloigné du profil-type d'un délinquant.
Plaintes et suites judiciaires En février 2017, Olivier Behnam est mis en examen pour , avec deux victimes identifiées.. L'ordre des kinésithérapeutes l'interdit d'exercer depuis cette mise en examen.
Il est placé en détention provisoire à partir de mars 2017 à la prison de Grasse., et y reste 11 mois jusqu'à son procès en 2023.
Premier procès en 2023 L'ordre des kinésithérapeutes se porte partie civile lors du premier procès en avril 2023. L'accusé nie les faits reprochés et soutient son innocence, son avocat plaidant l'acquittement.. Venu au premier procès très proprement habillé avec un , il soutient que les victimes présumées seraient des menteuses et qu'il est déclaré coupable à tort .. L'avocate générale plaide qu'il a volontairement choisi des patientes très vulnérables, qui ont toutes séparément fourni le même récit et le même déroulé des faitshttps://www.leparisien.fr/faits-divers/viols-de-quatre-handicapees-a-vence-un-kine-condamne-a-17-ans-de-reclusion-criminelle-23-10-2024-2LJAXGEOIBGIVKGJPIEALHAVL4.php.
Un élément a certainement pesé lourd dans le procès : des analyses ont révélé la présence de traces du sperme d'Olivier Behman dans la salle de consultation où les viols ont été commis. Ce dernier soutient s'être masturbé devant des vidéos pornographiques sur son lieu de travail.
Condamnation à 15 puis 17 ans de prison Le tribunal de Nice le condamne à 15 ans de prison en première instance en 2023, et à une interdiction à vie d'exercer comme masseur-kinésithérapeute, reconnaissant trois viols et une agression sexuelle commis sur des femmes autistes et handicapées intellectuelles. Il fait appel de cette condamnation, et continue de plaider l'innocence...
Olivier Behnam est condamné à une peine alourdie par la cour d'appel d'Aix-en-Provence, 17 ans de réclusion criminelle comme requis par l'avocate générale Catherine Dubost, le mardi https://www.ouest-france.fr/provence-alpes-cote-dazur/vence-06140/alpes-maritimes-17-ans-de-prison-en-appel-pour-viols-et-agression-sexuelle-dhandicapees-41004678-91f5-11ef-bb26-b7fa0de77afa... Celle-ci conclut que l'accusé a choisi ses victimes spécifiquement pour leur handicap, en espérant qu'elles ne parleraient jamais et que personne ne les croirait.
Le journaliste Franck Seuret et la présidente d'association Marie Rabatel décrivent ce procès et son jugement comme , dans un contexte où les femmes handicapées sont massivement victimes de violences sexuelles..
Notes et références
Annexes
Article connexe Agression sexuelle contre les personnes autistes
Bibliographie
Catégorie:Affaire criminelle en Provence-Alpes-Côte d'Azur Catégorie:Affaire de viol en France Catégorie:Violence contre les personnes handicapées