vignette|Aspect du bourg. Vivar del Cid est un village espagnol appartenant à la commune de Quintanilla Vivar et situé à (à vol d’oiseau) au nord de Burgos. Sa population s’élève à environ.
La tradition affirme que c’est dans cette localité qu’est né Rodrigo Díaz de Vivar, dit le « Cid Campeador », bien que cette revendication ne soit étayée par aucune documentation historique et que le nom de Rodrigo Díaz n’ait jamais été associé à Vivar avant l’apparition du Cantar de Mio Cid, chanson de geste composée vers 1200. Néanmoins, pour conforter cette assertion, la mention « del Cid » a été adjointe au nom du village.
Situation administrative
Vivar del Cid se range parmi les Entidad Locales Menores du partido de Burgos. La mairesse subalterne (« alcaldesa pedánea ») est María Esther López Ortega, du Partido Popular..
Le village a une population d’environ ..
Histoire vignette|Vue de la localité dans un dessin d’Isidro Gil.
Ainsi qu’il ressort du recensement de Floridablanca de 1787, le village faisait partie dans la période allant de 1785 à 1833 de la comarque Alfoz de Burgos, dans la circonscription judiciaire (partido) de Burgos, l’une des quatorze qui composaient l’Intendance de Burgos. Le village était placé sous la juridiction directe du roi (« jurisdicción de realengo ») et avait un maire subalterne (« alcalde pedáneo »).
Anciennement commune à part entière (municipio) de Vieille-Castille, dans le Partido de Burgos, Vivar comptait selon le recensement cadastral (Censo de la matrícula catastral) de 1842, et . Entre le recensement de 1857 et le précédent, Vivar disparut en tant que commune (municipio), attendu qu’il avait entre-temps été intégré à la commune de Quintanilla Vivar, sous le .
Site mémoriel vignette|266px|Monument au Cid. La tradition, appuyée sur le poème épique Cantar de mio Cid et les romances ultérieures, a depuis longtemps consacré Vivar comme lieu de naissance de Rodrigo Díaz el Campeador.
La procédure de classement au titre de bien d’intérêt culturel (dans la catégorie Site historique) dont a fait l’objet le noyau urbain de Vivar en 1993 a été justifiée par les arguments suivants : la présence du héros dans les traditions du bourg et dans plusieurs créations littéraires anciennes qui l’associent à Vivar ; la toponymie dont fait état le Cantar de mio Cid et qui rattache Vivar au Chemin du Cid (Camino del Cid) ; la mention expresse qui est faite du bourg dans le contrat d'arrhes que le Campeador accorda à Chimène Díaz à l’occasion de leur mariage, ce qui indique que le Rodrigo Díaz historique avait des possessions à Vivar ; et le fait que le bourg héberge sur son territoire le couvent, dit Notre-Dame de l'Aubépine, où le manuscrit du Cantar a été gardé pendant plusieurs siècles.Sur la biographie du Rodrigo Díaz historique et sur ses altérations littéraires et légendaires, voir : ; ; ; ; ; et (avec une étude préliminaire de Francisco Rico)..
Lieux d’intérêt Église Saint-Michel-Archange : cet édifice religieux remonte au , mais comporte aussi des vestiges d’une nécropole romane datant du . Dans cette église primitive auraient été, si l’on en croit la tradition, inhumés les parents, grands-parents et arrière-grands-parents du Cid.. Les restes de ce dernier furent translatés à Rome en vue de son procès en béatification, lequel cependant n’allait pas aboutir. Cernée d’un muret, dotée de solides murs, l’église se compose d’une seule nef prolongée d’un chœur en hémicycle. Son portail d’entrée, de style néo-Renaissance espagnole, vaguement ogival, avec un arc mouluré se terminant en un motif floral, date du début du et s’inscrit dans la face avant (occidentale) du clocher. Celui-ci, de plan carré, est percé d’un oculus encadré de trois pierres et entouré de figures romanes. L’intérieur, de style gothique, fut conçu en 1596 par Domingo Heras et Lucas Berruelo. Le mobilier présente un grand intérêt en raison des divers styles employés. S’y trouvent notamment : des fonts baptismaux de style roman, faisant depuis lors office de bénitier ; un maître-retable sculpté de style classique réalisé par Mateo Fabrico en 1643 ; un retable sculpté latéral baroque, placé à droite dans la nef et daté de 1753, où figure une vierge Marie assise du ; et une sculpture de la Vierge à l'Enfant assise du .
Monument au Cid Campeador, se dressant sur une aire réservée nommée Solar del Cid. Monastère Notre-Dame de l'Aubépine (en espagnol Monasterio de Nuestra Señora del Espino) : fondé par Pedro López Padilla et son épouse Isabel Pacheco Padilla en 1477, il renferme une bibliothèque où fut conservé le manuscrit du Cantar de mio Cid, transféré depuis lors à la Bibliothèque nationale. Moulin du Cid (en espagnol Molino del Cid) : point de départ du parcours touristique Chemin du Cid.
Fêtes Carnaval (Mardi gras) ; Fête de saint Antoine de Padoue (13 juin) ; Chaque année, au premier weekend du mois de juillet, sont célébrées les Journées médiévales (Jornadas Medievales), dont les festivités sont axées sur la figure du Cid (avec activités cidiennes, repas médiévaux, marché médiéval). ; Jeudi saint, avec procession du Christ-des-trois-chutes ; Fêtes patronales de l’archange saint Michel (29 septembre).
Itinéraires touristiques Lieu de départ du Chemin du Cid.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
Catégorie:Rodrigo Díaz de Vivar Catégorie:Localité dans la province de Burgos