La Compagnie du TransGuinéen (CTG) est une coentreprise guinéenne créée en 2022 pour assurer le codéveloppement, puis l'exploitation des infrastructures ferroviaires et portuaires associées au projet minier de Simandou, dans le sud-est de la Guinée. Elle associe l'État guinéen, Rio Tinto Simfer et Winning Consortium Simandou.
La CTG est chargée de l'exploitation des infrastructures communes du projet Simandou, notamment d'un réseau ferroviaire de plus de reliant les zones minières de Beyla et de Kérouané aux installations portuaires de Forécariah. Les infrastructures sont conçues pour un usage multiple, comprenant le transport du minerai de fer, le fret commercial et, à terme, le transport de voyageurs.
Histoire Création La création de la CTG s'inscrit dans l'accord-cadre signé le entre le gouvernement guinéen, Rio Tinto Simfer et Winning Consortium Simandou pour le codéveloppement et le cofinancement des infrastructures du projet Simandou.
Le , les trois partenaires signent les statuts et constituent officiellement la Compagnie du TransGuinéen, destinée à porter les infrastructures ferroviaires et portuaires communes du projet.
L'État guinéen bénéficie d'une participation gratuite et non diluable de 15 % dans la coentreprise. Simfer Infraco et WCS Infraco détiennent chacun 42,5 % du capital.
Mise en place des infrastructures La CTG est destinée à devenir l'entité chargée de l'exploitation des infrastructures ferroviaires et portuaires codéveloppées par les différents partenaires du projet Simandou. Le dispositif comprend une ligne ferroviaire à voie unique d'environ 600 à , ainsi que des installations portuaires sur la côte de la préfecture de Forécariah.
En 2024 et 2025, la CTG commande des locomotives destinées au transport du minerai de fer. En juillet 2024, Simfer attribue à Wabtec un premier contrat de de dollars pour un premier lot de locomotives. Le , WCS conclut à son tour avec Wabtec un contrat de de dollars portant sur un second lot de 65 locomotives.
Exploitation Transport du minerai de fer La mise en exploitation des infrastructures du TransGuinéen intervient dans le cadre du lancement opérationnel du projet de minerai de fer de Simandou. Le , le premier train chargé de minerai de fer effectue son premier trajet sur le réseau du TransGuinéen vers le port de Morébaya, à Forécariah. Le départ intervient à , marquant le début de l'exploitation ferroviaire du corridor minier.
Le réseau relie les installations minières de Simandou aux infrastructures portuaires de la côte guinéenne et est destiné à transporter le minerai issu des blocs exploités par SimFer et WCS. La CTG assure l'exploitation et la gestion des infrastructures communes du corridor.
Transport de voyageurs et de marchandises Le TransGuinéen est conçu comme une infrastructure multi-usage destinée non seulement au transport du minerai de fer, mais également au fret agricole et commercial et au transport de voyageurs.
En avril 2026, la CTG indique prévoir l'ouverture de la ligne au transport de passagers et au fret commercial entre la fin de 2026 et 2027. En juillet 2026, le président du conseil d'administration, Mamoudou Nagnalen Barry, annonce que les premiers trains de voyageurs sont attendus au cours de l'année 2027. Une dizaine de gares sont prévues le long du corridor, avec des services destinés aux voyageurs et au fret.
Infrastructures Ligne ferroviaire Le TransGuinéen est une voie ferrée d'environ reliant les zones minières de l'intérieur du pays à la côte atlantique. Elle constitue une infrastructure multi-usagers destinée au transport du minerai, de marchandises et de voyageurs. Le tracé relie notamment les zones de Beyla et Kérouané au complexe portuaire de Forécariah.
Infrastructures portuaires La CTG est également chargée des infrastructures portuaires associées au corridor du TransGuinéen sur la côte de Forécariah, dont le complexe de Morébaya constitue le principal débouché pour l'exportation du minerai de fer.
Gouvernance Le , Mamoudou Nagnalen Barry, ancien ministre de l'Agriculture et de l'Élevage, est nommé président du conseil d'administration de la CTG. Moussa Bérété, ancien directeur général de l'AGEROUTE, devient directeur général adjoint. En 2025, Robin Lu occupe la fonction de directeur général de la CTG. Il est notamment chargé de superviser la mise en œuvre opérationnelle de la compagnie et ses activités ferroviaires et logistiques.
Actionnariat Le capital de la CTG est réparti entre trois partenaires dont 15 % pour l'état guinéen, Simfer Infraco a 42,5 % et WCS Infraco a 42,5 %.
Simfer Infraco regroupe les intérêts liés à Rio Tinto et Chinalco dans les infrastructures du projet Simandou, tandis que WCS Infraco est lié au Winning Consortium Simandou et à ses partenaires industriels. La CTG indique que la participation de l'État guinéen est appelée à augmenter à terme jusqu'à 100 % du capital.
Rôle économique La CTG constitue l'un des principaux volets infrastructurels du projet Simandou. La société est chargée du transport du minerai de fer des différents blocs miniers vers la côte, ainsi que de l'exploitation des infrastructures ferroviaires et portuaires communes.
La compagnie présente également le TransGuinéen comme un corridor destiné à favoriser le développement du fret agricole et commercial, l'amélioration de la connectivité intérieure et la création d'emplois en Guinée.
En avril 2026, la CTG annonce notamment un objectif de emplois directs et indirects à la fin de l'année 2026, dont au moins 70 % devraient être occupés par des Guinéens.
Notes et réferences
Voir aussi Articles connexes Gisement de fer de Simandou Rio Tinto (entreprise) Économie de la Guinée Simandou 2040
Liens externes Site officiel de la Compagnie du TransGuinéen Simandou 2040
Catégorie:Entreprise ayant son siège en Guinée Catégorie:Transport ferroviaire en Guinée Catégorie:Entreprise fondée en 2022