Caecilia Tripp est une plasticienne et cinéaste expérimentale franco-allemande citée comme une artiste importante de l'art contemporain des Caraïbes. Elle s'intéresse particulièrement à la diaspora africaine, les études post-coloniales et la relation de l'homme à la nature.
Carrière En 1999, durant ses études à l'École du Magasin de Grenoble, elle met au point le projet « Radio Temporaire » avec ses camarades Zeigam Azizov, Sylvie Desroches, Dean Inkster, Adrien Laubscher et Alejandra Riera. La performance se joue sur une semaine et inclue des interventions d'artistes, de théoriciens, d'architectes et de musiciens sur le sujet de la pédagogie dans l'art.
Son travail fait l'objet d'une exposition au Museum of Modern Art de New York en 2004 et elle participe au Festival de Cannes.
En 2008, avec Karen D. McKinnon, Caecilia Tripp produit un film intitulé , qui entrecoupe une conversation entre Edouard Glissant et Linton Kwesi Johnson avec des scènes de Harlem. La même année, elle participe à la Biennale de Gwangju.
Elle part ensuite pour l'Amérique, où elle est en résidence au Brooklyn College de New York, puis à la galerie d'art de l'Université York à Toronto.
De 2019 à 2025, elle participe au projet Homo Sargassum conçu par Louisa Marajo et Vanessa Selk, qui fonde par la suite la Tout-Monde Art Foundation. L'exposition qui en résulte est montée au de Floride et aux Nations Unies de New York.
Analyse de son œuvre Caecilia Tripp s'intéresse aux migrations des peuples, plus spécifiquement aux mouvement liées aux droits des afro-descendants dans le monde. Dans Une agora réunionnaise, elle montre la pluralité des cultures, des voix et des expériences réunionnaises dans un contexte mondialisé. Elle fait appel aux voix d'écrivaines postcoloniales comme Françoise Vergès , Prosper Ève, Jean-Paul Virapoullé, etc..
est inspiré des émeutes de 2005 à Paris. Dans sa série de photos, elle transpose les émeutes de 2005 dans le contexte du mouvement des droits civiques américains. Apposés à l'exposition sont les livres qui figurent dans les photographies et qui retracent l'histoire de la pensée afro-descendante et postcoloniale, avec les artistes et auteurs Edouard Glissant, Angela Davis, James Baldwin, Sharifa Rhodes Pitts, Roy DeCarava et Carrie Mae Weems.
est une œuvre alliant danse contemporaine, vidéo et science, et se base sur la poétique de la relation d'Edouard Glissant. Tripp, comme Jose Bertogal et Nadia Huggins, investit l'espace aquatique pour exploiter son aspect liminaire dans Homo Sargassum. Dans ce projet, elle explore la relation qu'entretiennent les algues sargassum avec l'homme, et s'inspire de nouveau des écrits d'Edouard Glissant, Derek Walcott, Boaventura de Sousa Santos et Aimé Cesaire. Elle produit l’œuvre audio « », une tentative d'enregistrement du son des coraux sous-marins.
Sélection d'expositions Une agora réunionnaise en collaboration avec Jean-Christophe Royoux, projeté au Musée d’art moderne de la ville de Paris en 2003. , produit et projeté en Inde à l'initative du en 2012. , exposé au Crédac d'Ivry-sur-Seine et au Musée irlandais d'Art moderne en 2016. et en collaboration avec Georges Maikel Pires Monteiro, produit au château de Bourglinster en 2018 et à la Konschthal Esch en 2021. , exposé à la Bibliothèque Nationale du Luxembourg en 2023.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Claire Tancons
Liens externes
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